LES APPARITIONS MARIALES D’AKITA

LES APPARITIONS MARIALES D’AKITA désigne les apparitions de la Vierge Marie à une religieuse japonaise, sœur Agnès Sasagawa Katsuko les 6 juillet, 3 août et 13 octobre 1973 à Akita au Japon. Au cours de ces apparitions, la voyante aurait reçu plusieurs messages (certains prophétiques) de la Vierge comme de son ange gardien.
À la suite de ces apparitions, la statue de la Vierge Marie présente dans la chapelle (La statue de la Dame de tous les Peuples, sculptée par M. Saburo Wakasa), fut l’objet de 101 lacrymations inexpliquées entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981, ainsi que de pertes de sang. Ces lacrymations ont été observées par plus de 500 témoins.
Après plusieurs enquêtes canoniques réalisées par l’Église catholique, et des analyses des sécrétions de la statue de bois, ces évènements ont été reconnus comme authentiques et dignes de foi par l’évêque de Niigata en 1984. Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, confirme à son tour, en juin 1988, la décision de l’évêque de reconnaître ces événements comme authentiques.
La voyante
Agnès Sasagawa Katsuko est née en 1931 dans une famille traditionnelle japonaise. À dix-neuf ans, elle se retrouve paralysée à cause d’une erreur médicale lors d’une opération de l’appendicite. Cette erreur entraîne une dizaine d’autres interventions et une hospitalisation de seize ans. Son père décide de ne pas attaquer en justice le médecin qui a commis l’erreur médicale.
C’est au contact d’une infirmière qu’elle découvre le catholicisme et demande à recevoir le baptême. En 1956, son état s’aggrave et elle tombe dans le coma. Des religieuses envoient alors de l’eau de Lourdes, et lorsqu’on lui en fait avaler quelques gouttes, elle reprend connaissance et sa paralysie disparaît progressivement. Âgée de 25 ans, elle devient catéchiste dans sa paroisse. Mais en 1973, elle perd totalement l’ouïe, ce qui met fin à sa fonction de catéchiste. Elle se forme à lire sur les lèvres de ses visiteurs, et obtient une allocation d’invalidité. Elle se réinstalle dans sa famille, et malgré son infirmité, souhaite intégrer l’institut séculier des Servantes de l’Eucharistie au couvent d’Akita, ce qu’elle parvient à faire le 12 mai 1973.
- Première apparition
Le 12 juin 1973, sœur Agnès voit « une grande lumière » émaner du Tabernacle de la chapelle du couvent. La religieuse se prosterne puis s’interroge sur l’origine de cette lumière. Si elle reçoit cette lumière « comme un don intime de Dieu qui la touche profondément », elle ne peut s’empêcher de se demander s’il ne s’agit pas d’une illusion. Elle fait part à sa mère supérieure de cet événement, événement qui se reproduit également le lendemain.
Le 5 juillet 1973, alors que sœur Agnès est en prière, une petite plaie en forme de croix (de 2 cm par 3) apparait sur sa main gauche, lui procurant une grande douleur. La plaie ne disparaîtra qu’au mois de septembre. La douleur étant insupportable, sœur Agnès prie Dieu de lui venir en aide. Vers trois heures du matin, elle aurait alors entendu son ange gardien lui dire : « Ne crains pas. Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde que la tienne. Maintenant, allons ensemble à la chapelle. »
Sœur Agnès prie ensuite devant la statue représentant la Dame de Tous les Peuples, telle qu’elle serait apparue à Amsterdam dans les années 1950. C’est alors que la statue aurait dégagé une grande lumière, serait devenue comme vivante. Malgré sa surdité, la religieuse entend : « Ma fille, ma novice, tu m’as bien obéi en abandonnant tout pour me suivre. L’infirmité de tes oreilles est-elle pénible ? Elles guériront, sois-en sûre. Sois patiente. C’est la dernière épreuve. La blessure de ta main te fait-elle mal ? Prie en réparation des péchés de l’humanité. Toutes les filles qui sont ici, et chacune en particulier, sont pour moi aussi précieuses que la prunelle de mes yeux. Dis-tu bien la prière des Servantes de l’Eucharistie ? Allons, prions ensemble. – (Après avoir prié, la voix reprit) – Prie beaucoup pour le pape, les évêques et les prêtres. Continue de prier beaucoup, beaucoup. Transmets à ton supérieur ce qui s’est passé aujourd’hui et obéis-lui dans tout ce qu’il te dira. »
Sœur Agnès reste dans la chapelle et prie sans s’apercevoir que les heures tournent. À cinq heures du matin, le reste des sœurs arrivent dans la chapelle pour l’office des matines. Une religieuse, en s’approchant de la statue constate que les mains de la Vierge sont marquées d’une plaie en forme de croix, d’où suinte du sang. Informé des événements, John Shojiro Itô, évêque de Niigata, fondateur des Servantes de l’Eucharistie et directeur spirituel de sœur Agnès, appelle les religieuses à la prudence. Il convoque sœur Agnès qui lui explique en détail les événements passés. L’évêque suivra la voyante tout au long des évènements.
Message de l’Ange
Depuis le 28 juin 1973, la plaie de sœur Agnès à sa main gauche la fait grandement souffrir, l’empêchant parfois même de dormir. Le 6 juillet 1973, les sœurs constatent que la main gauche de la statue suintait du sang par des stigmates qui étaient apparus, et le phénomène, observé par la mère supérieure et John Itô, se répète jusqu’au 29 septembre. Le 27 juillet, après avoir assisté à la messe, sœur Agnès entend la voix de l’ange lui dire : « Tes souffrances prennent fin aujourd’hui. Grave soigneusement au fond de ton cœur la pensée du sang de Marie. Le sang versé par Marie a une profonde signification. Ce sang précieux a été versé pour demander votre conversion, pour demander la paix, en réparation des ingratitudes et des outrages envers le Seigneur. Comme la dévotion au Sacré-Cœur, appliquez-vous à la dévotion au Précieux Sang. Priez en réparation pour tous les hommes. Dis à ton supérieur que le sang est versé aujourd’hui pour la dernière fois. Ta douleur prend fin aujourd’hui. Rapporte-lui ce qui s’est passé aujourd’hui. Il comprendra tout, tout de suite. Et toi, observe ses directives. » L’écoulement continu de sang de sa main disparaît en effet ce jour-là, bien que la plaie reste visible encore deux mois.
- Seconde apparition
Le 3 août 1973, à quinze heures, alors que sœur Agnès médite dans la chapelle du couvent, la statue de la Vierge redevient brillante et comme vivante, se fait de nouveau entendre: « Ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur ? Si tu l’aimes, écoute ce que j’ai à te dire, car c’est très important. Tu en informeras ton supérieur. En ce monde, beaucoup d’hommes affligent le Seigneur. Je désire des âmes pour le consoler. Pour apaiser le courroux du Père céleste, j’attends, avec Jésus-Christ mon Fils, des âmes qui expient par leurs souffrances et leur esprit de renoncement à la place des pécheurs et des ingrats. Le Père s’apprête à laisser tomber un châtiment sur toute l’humanité pour faire connaître sa colère contre ce monde. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père. J’ai empêché la venue de calamités en lui offrant, avec toutes les âmes-victimes qui le consolent, les souffrances endurées par le Fils sur la croix, son sang et son âme très aimante. Prière, pénitence, renoncements et sacrifices courageux peuvent apaiser la colère du Père. Je le demande aussi à ta Communauté. Qu’elle demeure dans la pauvreté, qu’elle se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d’hommes. »
- Troisième apparition
Le 13 octobre 1973, après l’oraison dans la chapelle, la Vierge Marie apparaît à sœur Agnès et lui dit : « Comme Je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant. Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront, seront le rosaire et le signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du rosaire. Avec le rosaire, priez pour le pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Église de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs confrères. L’Église et les autels seront saccagés. L’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. Parle avec courage à ton supérieur, il saura encourager chacune d’entre vous à prier et à accomplir des œuvres de réparation. »
Dès lors, plusieurs phénomènes surnaturels se seraient manifestés chez sœur Agnès, comme des songes prémonitoires ou encore des attaques du démon. Mais surtout, la surdité de sœur Agnès va disparaître progressivement, d’abord partiellement le 13 octobre 1974 puis totalement en mai 1982.
Lacrymations et saignement de la statue

Le 4 janvier 1975, vers 9 heures du matin, une religieuse remarque que des larmes coulent des yeux de la statue de la Vierge dans la chapelle du couvent. Ayant lancé l’alerte, en quelques minutes, l’ensemble de la communauté est présente et constate le phénomène qui se reproduit à 13 h et 18 h. L’évêque, présent au couvent constate le phénomène. Sœur Agnès entend son ange lui dire : « C’est pour réveiller votre foi ». D’après les témoins, le visage de la statue a également changé, prenant une attitude de vive tristesse. L’auteur de la sculpture, Saburo Wakasa, est même convoqué. Il laisse ce commentaire de son examen : « Deux choses me frappèrent : les joues que j’avais taillées s’étaient creusées, le visage s’était affaissé ; sa couleur avait tourné au marron foncé […] ; l’expression était plus pénétrante ».
Le 1er mai 1976, l’évènement se reproduit, en continu tout au long de la journée, ainsi que les deux jours suivants. Le 13 mai, la statue pleure de nouveau, devant deux journalistes venus par curiosité. Le nombre croissant de témoins assistant à ce phénomène, pousse l’évêque, John Itô à lancer une enquête canonique.
Après deux ans d’interruption, les lacrymations de la statue reprennent le 26 juillet 1978 et se poursuivirent irrégulièrement jusqu’au 15 septembre 1981. On a dénombré douze lacrymations en 1976, en 1978, en 1979 et quatre en 1981. Au total, plus de 500 personnes purent constater le phénomène, qui se répéta 101 fois, et parmi eux des évêques, des scientifiques, de nombreux curieux, et même la télévision japonaise (qui en a diffusé les images). Les témoins de ces lacrymations sont aussi bien des chrétiens que des non-chrétiens. Parmi eux se trouve le maire d’Akita, M. Keiji Takada, qui est bouddhiste.
Du 6 juillet au 29 septembre 1973, du sang suinte et s’écoule des mains de la statue. Lorsque le sang cesse de couler, et jusqu’au 15 octobre 1973, la statue exsude un parfum « indicible ».
L’évêque demande au professeur Kaoru Sagisaka de venir examiner le sang qui s’écoule de la statue, ainsi que les larmes et la sueur. Celui-ci fait ses prélèvements sur du coton et les analyse. Son résultat est que ces sécrétions sont d’origine humaine.
Plusieurs instituts de recherche analysent les lacrymations de la statue ainsi que la guérison de la surdité de sœur Agnès. Dans leurs conclusions, les scientifiques indiquent que la guérison de sœur Agnès ne peut être expliquée scientifiquement. De même, l’origine des lacrymations ainsi que leur quantité ne peuvent être expliquées par la science. Les « messages attribués à la Vierge Marie », sont étudiés au niveau théologique. Pour les théologiens il n’y a rien de contraire à la doctrine et à la morale de l’Église catholique dans les paroles rapportées par la voyante.
Plusieurs cas de guérisons miraculeuses ont été rapportés comme ayant été obtenus par l’intercession de Notre-Dame d’Akita. Parmi les dossiers transmis aux autorités ecclésiastiques, deux ont été reconnus et déclarés comme étant des miracles par l’Église catholique :
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le cas de Teresa Chun en 1981, une Sud-coréenne qui souffrait d’une tumeur au cerveau avancée et qui était plongée dans le coma. Cette femme, une fois guérie, a déclaré avoir vu à trois reprises la Vierge sous le titre et l’aspect de Notre-Dame d’Akita.
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la guérison pleine et entière de sœur Agnès le 30 mai 1982 de sa surdité.
Du 25 au 27 novembre 1992 se déroule à Akita une convention internationale rassemblant une dizaine d’évêques d’Asie et d’Afrique, ainsi que des experts. Ce colloque a pour thème les événements d’Akita. Une publication a été réalisée avec les interventions des participants au colloque.
L’évêque Ito, après avoir reconnu officiellement les apparitions, a déclaré dans une interview que les faits d’Akita se situent dans le prolongement des apparitions mariales de Fatima, en particulier les secrets de Fatima. Il a déclaré : « Je crois que le troisième message d’Akita est étroitement lié au message de Fatima. Même après avoir reçu le message de Fatima, les gens ne se sont pas repentis. Notre-Dame se devait de rappeler et raviver le message de Fatima. »
Troisième message
« Ma fille bien-aimée, si les gens ne se repentent pas, Dieu enverra une terrible punition. Quand cela arrivera, ce sera plus grave que jamais. Pire qu’au moment du déluge. Un feu tombera du ciel… »(il s’agit de la punition perçue par Loli à Garabandal, des souffrances qui nous appellent à leur façon le regret).
Le message continue de décrire la « fausse église » qui marche vers la première partie du secret de Fatima, c’est-à-dire vers la perdition et la vision de l’enfer : « Satan entrera dans l’église. Les cardinaux s’opposeront aux cardinaux. Les évêques seront contre les évêques… Les églises et les autels seront profanés. L’église sera remplie de ceux qui acceptent l’engagement (avec le monde) … Satan éloignera beaucoup de prêtres et de religieux de Dieu. Il se concentrera particulièrement sur les âmes consacrées. La perte de tant d’âmes me cause une grande angoisse » (cette partie du message est compatible avec celle de Conchita de 1965 : « Cardinaux, évêques et prêtres sont sur la voie de la perdition et entraînent avec eux beaucoup d’âmes »).
Finalement, la voix de Marie est devenue très sérieuse quand Elle a dit : « Il n’y aura pas de pardon si les péchés continuent à augmenter. (« La grande punition » — qui ne doit pas être confondue avec la punition au moment du grand avertissement — est comparable à la vision de l’enfer à Fatima, un état d’âme où elle ne trouve plus de pardon). »
L’Ange du grand avis, 6 octobre 2019
L’Ange a dit à Agnès : « Offrez des sacrifices tous les jours … c’est bien que tu répètes ça à tout le monde : couvrez-vous de cendres et priez le rosaire pénitent tous les jours … tout a déjà commencé » (heure d’ouverture au grand avertissement).
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