COMMENT PRIER
« L’homme n’est grand que lorsqu’il est à genoux en prière devant Dieu.» Cardinal Robert Sarah
Qu’est-ce que la prière ?
C’est une conversation avec Dieu, notre Créateur, par qui nous avons été créés. Or, pour aimer Dieu, pour venir à Lui dans la prière, il est d’abord nécessaire de croire en son existence. Car aller à l’église, au temple, ne signifie pas que l’on est conscient de Son existence. Nous devons tout faire en présence de Dieu. Et comment pouvons-nous prier par le travail ? Simplement en accomplissant mon travail avec amour, en y mettant tout notre cœur et en faisant quelque chose de plus. Je ne me relâche pas, je ne pèche pas si je réalise que Dieu m’envoie là où je suis pour témoigner de Lui. Non pas en parlant, mais par l’exemple, car mon attitude envers un travail donné, peuvent toucher l’autre.
« Je prie comme les enfants qui ne savent pas lire. Je dis très simplement à Dieu ce que je veux dire, sans faire de belles phrases, et il me comprend toujours.» Sainte Thérèse de Lisieux.
Saint Padre Pio nous invite à la prière afin que nous puissions prendre conscience de sa puissance, de sa nécessité et de son besoin dans la croissance spirituelle du chrétien. La prière est donc nécessaire à la formation de notre âme, afin que nous puissions grandir spirituellement et ainsi aimer Dieu toujours plus…«Prier, c’est laisser Dieu respirer en nous. C’est lui confier nos peines et nos espoirs afin qu’il les transforme en force et en consolation. Lorsque la prière naît dans l’âme, le Seigneur s’en revêt et nous accompagne à chaque pas, nous faisant sentir que nous ne sommes jamais seuls sur le chemin. L’homme ne parvient pas au salut sans la prière, ni ne remporte une bataille sans elle. À vous de décider. » Saint Padre Pio
Prier ne signifie pas réciter des formules. Prier, c’est l’amour, la rencontre de deux cœurs aimants. La qualité de la prière se mesure à la manifestation du fruit de l’Esprit Saint après avoir prié. Bien souvent, en priant, nous n’avons même pas besoin de rencontrer Dieu directement, car nous rencontrons nos pensées, nos idées, les personnes, les situations et les événements. Le fruit de l’Esprit Saint est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5:22). Si nous ne ressentons pas cela après la prière, c’est que nous n’avons pas rencontré Celui qui nous attendait. Pendant la prière, nous pouvons examiner notre cœur en nous demandant : sommes-nous pleins d’amour ? Mettons-nous notre foi, notre espérance et notre amour dans la prière ?
Si notre prière ne touche pas notre cœur, comment pouvons-nous espérer toucher celui de Dieu ? Si elle nous ennuie, combien plus ennuiera-t-elle Dieu ! Prions avec un cœur si vibrant qu’il soit touché par nos paroles et par Celui à qui nous nous adressons. Il est parfois nécessaire de ralentir et de réciter une dizaine du chapelet en quinze minutes, plutôt que de réciter le chapelet entier en vingt minutes, rapidement et machinalement.
Dieu ne peut pas attendre le moment où nous lui disons : « C’est le moment rien que pour toi. Il n’y a que toi et moi. » La prière est la répétition constante des mots « Je t’aime » adressés à Dieu. C’est seulement dans une atmosphère de tendresse, de proximité et d’intimité que notre prière sera authentique, vraie et extraordinaire. Il n’y a rien de plus important que de savoir bien prier et de s’unir à Dieu dans la prière. Alors seulement, nous serons témoins des plus grands miracles dans nos vies.
L’homme ne prie pas Dieu pour qu’il Lui dise quoi faire, mais pour que Dieu dise à l’homme quoi faire.
« Seules les âmes qui m’aiment avec la sincérité de l’enfant sont capables d’attirer mon amour. Beaucoup ne savent qu’écouter ce que je dis, sans oser converser tout bonnement avec moi comme des enfants, sous prétexte que cela n’est pas convenable. Dis-leur bien que j’écoute très volontiers les conversations ordinaires même les plus simples, et que je prends plaisir à les entendre. C’est là tout ce que j’attends des âmes qui m’aiment. Seules les paroles enfantines sortant d’un cœur aimant ont le don de charmer mon oreille.» (des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van, « L’amour ne peut mourir »)
Dès que vous commencez à prier, le diable vous attaque et après les premiers mots, après les premières courtes prières que vous prononcez, il commence à vous rappeler diverses pensées mondaines sans importance. Comme se demander quelle heure il est, ou s’il fait beau ou nuageux dehors… Toutes ces pensées commencent à travailler dans notre esprit.
Toutes ces pensées semblent innocentes, mais elles corrompent la voix de la prière dans nos cœurs..
Le moine Porphyrios de Saint-Mont-Athos disait que les pensées qui viennent à l’esprit pendant la prière sont comme des avions. Au début, on les entend de loin, très lentement, comme un bruit sans forte insistance, puis le bruit grandit, grandit et grandit et quand ils arrivent au-dessus de votre tête, ils vous submergent de leur rugissement et puis ils passent leur chemin. Si vous engagez une conversation avec ces pensées, elles transformeront votre cœur en un aéroport bruyant où il n’y a pas de place pour le silence.
Comment combattre les pensées indésirables ?
- La première chose à faire est de ne pas leur prêter attention. C’est-à-dire, laissez-les passer au-dessus de votre tête.
- La deuxième chose est d’appeler Dieu et notre ange gardien à l’aide.
- Et la troisième chose est que nous devrions essayer d’entraîner notre cœur pour qu’il ne s’ouvre pas à une conversation avec de mauvaises pensées.
Parce que le démon est plus fort que nous. Le diable est en colère quand quelqu’un prie. Cela explique pourquoi nous sommes si attaqués lorsque nous prions.
Le signe de croix est plus qu’un geste, c’est une prière unique
Sainte Bernadette, la voyante de Lourdes, disait que la première leçon qu’elle avait reçue de la Vierge Marie était de faire correctement le signe de la croix, premier pas vers le salut.
Par le signe de la Sainte Croix, délivre-nous, Dieu notre Seigneur, de nos ennemis.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Faitez-vous le signe de croix au réveil ? Et avant de manger ? Et avant de vous coucher ? Au moins plusieurs fois par jour ? Si vous connaissiez l’importance de cette prière, vous la pratiqueriez davantage !
« Ne quittez jamais votre maison sans faire le signe de croix. Il sera pour vous un bâton, une arme, une forteresse imprenable.» Saint Jean Chrysostome
« Chaque matin, dès votre réveil, faites correctement le signe de la croix, offrez votre cœur à Dieu le Père et ouvrez toutes les portes à l’Esprit Saint. Offrez votre journée, toutes vos activités et chacun de vos actes au Seigneur, afin qu’ils soient en harmonie avec sa sainte volonté et pour sa plus grande gloire.
N’oubliez jamais que c’est le matin que Dieu, dans sa bonté, prépare pour vous toutes les grâces nécessaires pour remporter le difficile combat de la foi. Il connaît toutes les tentations et les occasions de péché que le diable vous présentera durant la journée. Tant que vous priez et que votre cœur est tourné vers Dieu, vous recevrez la force de ne pas succomber, de résister et de triompher.
Il est donc important de consacrer les premiers instants de la journée à la prière. La prière vous élève vers Dieu le Père. La prière déjoue tous les plans du diable, triomphe des forces adverses et vous fortifie. Grâce à la prière, chaque instant de votre journée devient une préparation constante à cette grâce sanctifiante et abondante qui sauve et élève. Et la Providence divine fera en sorte que les choses justes arrivent au moment opportun.» Don Nikola Vucic
Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas le sens de cette prière. Ils font le signe de croix comme s’ils étaient forcés, sans s’arrêter pour y réfléchir, sans approfondir, omettant quelque chose d’important : se tourner vers la Très Sainte Trinité.
Le signe de croix n’est pas un geste rituel, mais une prière authentique, puissante et consciente qui confirme notre relation avec Dieu et doit être accompli avec le plus grand respect, la plus grande foi et le plus grand amour, car il exprime notre croyance au mystère de la Sainte Trinité. C’est le signe des chrétiens. De nombreux saints ont demandé le soutien et les bénédictions du Très-Haut en invoquant la Croix. Par la Croix, nous implorons les mérites de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Par la Croix, nous demandons à Dieu de nous délivrer de nos ennemis et de tous les pièges du mal qui guettent notre santé physique et spirituelle.
Faites-le avant de quitter la maison, avant de commencer tout travail, dans les moments difficiles comme dans les moments de joie. Faites le signe de croix sur vous-même et, si possible, sur le front de votre enfant, mari, femme, frère…
Demandez toujours à Dieu de vous libérer, vous et vos proches, de tout mal, d’être présent lorsque nous nous réveillons, mangeons, enseignons, travaillons, dormons ou voyageons.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !
« Faire le signe de croix au réveil, avant de manger, en cas de danger, pour se défendre du mal, le soir avant de s’endormir, c’est se dire et dire aux autres à qui l’on appartient, qui l’on veut être. » Pape François
Prière
Voici une prière qui vous permettra d’approfondir votre compréhension du signe de la croix. Sans hâte, avec piété et révérence :
+ Dans le signe de la Sainte Croix (faites une croix sur votre front). S’il vous plaît, Seigneur, accordez-moi de bonnes pensées, nobles et pures. Protégez-moi d’un esprit mauvais qui ne cherche qu’à me faire du mal.
+ Délivre-moi, Seigneur, notre Seigneur (faites une croix sur vos lèvres). S’il vous plaît, Seigneur, que seules des louanges sortent de ma bouche. Que mes paroles contribuent toujours à l’édification du Royaume de Dieu et apportent du bien à mon prochain.
+ Sauve-moi de mes ennemis (faites une croix sur votre cœur). Je te demande, Seigneur, que seuls l’amour et la loi de Dieu règnent dans mon cœur, me séparant de tous les sentiments mauvais tels que la haine, la cupidité, la débauche… et faisant de moi un croyant vraiment fidèle.
+ Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen (faites le signe de croix traditionnel avec une bénédiction).
Choisir une prière et une dévotion
« Dieu ne regarde pas les prières longues ou courtes, mais celles qui viennent du plus profond du cœur.» Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars
Choisissez une prière qui résonne profondément en vous et que vous pourrez maintenir toute votre vie. Un seul signe de foi suffit, mais si vous désirez renforcer votre vie spirituelle, vous pouvez ajouter une dévotion qui correspond à votre cheminement personnel. Cette dévotion doit être constante et ne doit jamais être ressentie comme un fardeau. La prière est une tâche ardue, comme l’ascension d’une montagne ; il faut l’aimer et avoir la discipline nécessaire pour la soutenir. Avec ce dévouement, les grâces suivront naturellement pour ceux qui sont fidèles à la grâce. La faiblesse est l’effet du péché originel, c’est pourquoi une vie sans prière est pour les faibles. On peut surmonter cet effet en entretenant une vie de prière et de sacrement. La prière et les sacrements sont notre forte protection contre la tentation et la peste de la corruption. Ils nous rendent plus sages et renforcent notre amitié avec Dieu. Lorsque nous demandons et cherchons, Sa réponse est facile et rapide. Entretenez cette dévotion par une confession régulière, le Saint Rosaire et la Communion (Sainte Messe) en état de grâce. Demandez au Saint-Esprit de vous guider dans le choix d’une dévotion à Marie, à un saint et à un ange qui contribueront à la conversion des pécheurs, à la libération des pauvres âmes du purgatoire et au bien-être de votre famille et de vos propres besoins. Cela s’applique également au choix d’un saint patron personnel comme saint assistant, ainsi que de votre ange gardien.
Prières-flèche

Prières-flèche aussi appelées les oraisons jaculatoires, sont des prières brèves, ferventes et profondes, dirigées vers Dieu comme des flèches enflammées au cours de nos journées, de nos occupations. La pensée, l’élan du cœur suffisent à cette prière.
Tels d’habiles archers de la foi, les Pères de l’Église recommandaient vivement ces oraisons brèves et ardentes, par lesquelles nous tendons (du latin jaculare – tirer) vers Dieu en toutes circonstances et en tous lieux, afin d’être constamment unis à Lui.
« Admirables flèches », s’exclamait saint Jean Cassien, « votre pointe est d’or pur et bien aiguisée, et vous blessez le cœur de Dieu aussi doucement que vous le frappez avec certitude.» Elles expriment mieux que toute autre prière le profond désir d’être uni au Très-Haut dès maintenant, en attendant sa Parousie.
Saint Padre Pio disait de ces prières qu’elles ont un pouvoir extraordinaire pour nous obtenir la grâce de Dieu. En 1914, il écrivait qu’il n’exagérait pas du tout lorsqu’il affirmait que Dieu est littéralement « contraint » d’exaucer ces prières, de les entendre. Il nous accordera ses grâces et nous aidera en toutes choses… Il écrivait : « Je vous exhorte à renouveler constamment la juste intention que vous aviez au début et à réciter de temps en temps les prières du canon. Ces prières sont comme des flèches qui frappent directement le cœur de Dieu et le « forcent » – et je n’exagère pas dans ce cas – à vous accorder sa grâce et à vous aider en toutes choses. »
Dieu est toujours proche de nous, il parle à notre cœur et nous devons lui répondre avec des mots simples et faciles, comme lorsque nous saluons, par exemple, nos parents, nos enfants et nos proches : « Jésus, j’ai confiance en toi ! » ; ou simplement « Abba ! » ; « Jésus, reste avec moi ! » ; « Jésus, Marie, je vous aime, sauvez les âmes ! »
Voici quelques règles de base des prières-flèche:
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Des prières courtes
Elles doivent être courtes. Quelques mots à peine. « Seigneur, secourez-moi ! », « Mon Dieu et mon tout » saint François d’Assise. « Peu et bon », résumait en huit lettres saint François de Sales. Tout l’inverse des païens qui « s’imaginent, dit Jésus, qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Mt 6:7).
Cette brièveté est un remède « aisé, efficace et puissant », estime saint Bourdaloue, pour les esprits dissipés ou accaparés par une multitude d’affaires. Vous pouvez les jeter aussi bien en pleine réunion de travail, au beau milieu d’une conversation ennuyeuse, ou en poireautant à l’arrêt d’autobus. « Cet exercice se peut entrelacer en toutes nos affaires et occupations, sans aucunement les incommoder », suggérait saint François de Sales. -
Des prières ferventes
Elles doivent être ferventes pour devenir des « oraisons de feu ». « Ô très sainte Trinité ! » saint François Xavier, « Mon Dieu, je me donne tout à vous ! » saint Alphonse de Liguori. Plus que des flèches, elles sont « des traits enflammés que les soldats du Christ, excités par la véhémente ardeur de leurs désirs, dirigent sans cesse vers le Ciel » saint Laurent Justinien.
Cette ardeur doit être alimentée. Comment ? En ayant toujours faim et soif de Dieu. Vous manquez de carburant ? Écoutez Bossuet : « Ô Jésus-Christ ! Ô Jésus-Christ ! Ô Jésus-Christ ! Qu’y a-t-il de plus grand que ce cri d’amour ? » -
Des prières riches de sens
Elles doivent être substantielles. Peu de mots, mais pas n’importe lesquels. « Cœur sacré de Jésus, je crois à votre amour pour moi » saint Pie X. Ou encore : « Jésus, Marie, Joseph. » Les oraisons jaculatoires ne sont ni un slogan publicitaire ni un effet de manche. Elles sont une expression vivante du cœur et de l’intelligence. Pour leur donner de la substance, puisez-les dans les Évangiles – à commencer par le Notre Père et ses sept formules « jaculatoires » – ou dans les Psaumes ; deux sources vives et sûres ! -
Des prières pour convertir son coeur
Elles doivent enfin être émises dans le but de convertir notre cœur en vue de notre union avec Dieu. « Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre », « Cœur eucharistique de Jésus, enflammez nos cœurs d’amour pour vous ».
Sans Dieu rien n’est possible. Quand nous Lui décochons une flèche, « Il en tire cent en retour à sa créature », affirmait Richelieu. « Ses flèches sont toutes d’amour, disait saint Ambroise, elles donnent la vie au cœur en le frappant à mort. » N’ayons pas peur de crier vers Dieu : « Voici mon cœur, déchirez-le, brûlez-le avec vos flèches d’amour ».
En apprendre par cœur, pourquoi pas. « Prononcez, ou de cœur ou de bouche, celles que l’amour vous suggérera sur-le-champ, car il vous en fournira tant que vous voudrez », préconise plutôt saint François de Sales. En réalité, le plus difficile avec les prières jaculatoires, c’est d’y penser ! Quand on ouvre une porte, quand on fait démarrer sa voiture, que l’on prend son smartphone en main… chaque geste est une occasion d’oraison. Et chaque oraison est comme un fil tendu vers Dieu : pour qu’Il nous attire à Lui et que nous Le tirions à nous. « Maranatha, viens, Seigneur Jésus. »
Prière du cœur
Si nous nous posions la question : « Où demeure le Seigneur Dieu ? » Chacun répondrait sans hésiter : dans le tabernacle, dans l’église, ou là où se trouve le Saint-Sacrement. Cependant, si nous posions cette question aux premiers chrétiens, ils ne désigneraient pas le tabernacle, car à cette époque, la tradition de conserver le Saint-Sacrement sur l’autel n’existait pas encore. Ils évoqueraient deux autres lieux. Premièrement, ils diraient que Dieu habite dans la communauté, car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, là je suis présent (Mt 18:20). Ensuite, ils évoqueraient leur propre cœur, car l’Évangile dit : « Le royaume de Dieu est au-dedans de vous. »
Il existe une solution pour ne pas perdre le contact avec Jésus et avec soi-même. C’est ce que la tradition spirituelle appelle la prière du cœur. La tradition de l’Église l’appelle prière contemplative. Grâce à une telle prière, on peut garder son cœur proche de Dieu, afin que rien d’autre que Lui ne puisse nous troubler. Il est très précieux de prendre chaque jour un moment pour s’asseoir et se recueillir en silence, et pour prendre conscience de la présence de Jésus en nous. Jan Twardowski, prêtre et poète polonais, a écrit : « Dieu n’aime pas la grenouille parce qu’elle coasse, mais la grenouille coasse parce que Dieu l’aime. » Il est merveilleux que toute la création loue Dieu et, ce faisant, trouve la joie en elle. Nombreux sont ceux qui renoncent à prier sincèrement car ils ne parviennent pas à s’accepter. Face au silence, certains disent qu’il les effraie. Ce n’est pas le silence en lui-même qui est terrifiant, mais ce qu’il nous révèle en nous.
Jean Climaque disait : « Dans la prière, l’envie, la malice, la colère et la convoitise nous entravent.» Si nous ne remettons pas tout cela entre les mains de Dieu, nous ne pourrons le supporter et la prière sera bloquée, ce qui anéantira notre liberté. Le saint poursuit en disant de ces personnes : « Une telle personne est comme un homme qui a les pieds liés et qui essaie de courir.»
Nous avons peur du silence
Nombreux sont ceux qui craignent le silence et tentent donc de l’éliminer par tous les moyens, afin que le vide de la solitude ne résonne pas en eux, un vide impossible à combler. L’expérience de la solitude est très difficile au début. Nous essayons immédiatement de la masquer par une émotion. Pourtant, le silence nous révèle l’immensité de l’abîme qui est en nous. Nous essayons de combler cet abîme par tous les moyens, pour ne pas ressentir le vide. C’est la prière du cœur qui forge la force intérieure et nous montre qu’en réalité, seul Dieu peut combler ce vide. Lorsque nous trouvons Jésus en nous, sa seule présence a un pouvoir guérisseur. Cette présence de Jésus transcende les mots et les pensées. Soudain, tout s’harmonise : Dieu se révèle pleinement à nous, nos relations avec autrui gagnent en liberté, le passé nous apaise et l’avenir nous affranchit. Nos besoins désorganisés s’évanouissent et tout repose sur le Seigneur. Peu à peu, nous devenons des théologiens, car un théologien est celui qui a appris à sonder la réalité qui l’entoure. Voilà ce que nous offre la prière du cœur.
« Il faut parler à Jésus non seulement avec la bouche, mais aussi avec le cœur, et parfois même, uniquement, avec le cœur. » Saint Padre Pio
MESSAGES DE LA VIERGE MARIE SUR LA PRIÈRE (MEDJUGORJE)
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« Il y en a beaucoup qui finissent leur prière sans même y entrer.» (message cité par Jelena, Medjugorje, 1985)
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« Chers enfants, je vous invite de nouveau à la prière avec le cœur. Si vous priez avec le cœur, chers enfants, la glace qui est en vos frères fondra. Toute barrière disparaîtra. La conversion sera facile pour tous ceux qui voudront l’accueillir. C’est un don que vous devez implorer pour votre prochain. Merci d’avoir répondu à mon appel. » (message cité par Marija, Medjugorje, 1986)
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« Mes chers enfants, si vous voulez venir à l’école de la prière, alors vous devez savoir qu’il n’y a pas de week-ends à l’école. Vous devez vous rendre à l’école de la prière chaque jour en tant qu’individu, en tant que famille et en tant que communauté. Mes chers enfants, si vous voulez prier mieux, alors vous devez prier plus car prier plus est une décision personnelle, mais prier mieux est une grâce, une grâce donnée à ceux qui prient plus. » (message cité par Ivan le 11 février 2010)
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« Chers enfants, aujourd’hui, je suis dans la joie et je vous remercie pour vos prières. Priez encore plus en ces jours pour la conversion des pécheurs. Merci d’avoir répondu à mon appel. »
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« Chers enfants, ceci est un temps de grandes grâces, mais aussi un temps de grandes épreuves pour tous ceux qui veulent suivre le chemin de la paix. C’est pourquoi, petits-enfants, je vous invite à nouveau : priez, priez, priez, non avec des mots mais avec le cœur. Vivez mes messages et convertissez-vous. » (le 25 décembre 2002)
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« Chers enfants, aujourd’hui encore je vous invite à la prière. Renouvelez votre prière personnelle et, de façon particulière, priez l’Esprit Saint afin qu’il vous aide à prier avec le cœur. » (le 25 mai 2003)
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« Je vous en supplie, priez Jésus. Je suis sa mère et j’intercède pour vous, avec Lui. Mais toutes les prières vont à Jésus. J’aiderai, je prierai, mais tout ne dépend pas uniquement de moi, mais aussi de votre force, de la force de ceux qui prient. » (l’Avent 1983, en réponse à un prêtre qui demandait s’il était préférable de prier Marie ou de prier Jésus)
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« Chers enfants, vous vous réunissez autour de moi, vous cherchez votre chemin, vous cherchez, vous recherchez la vérité et vous oubliez le plus important, vous oubliez de bien prier. Vos lèvres prononcent un nombre infini de paroles mais votre esprit ne perçoit rien. En errant dans les ténèbres, vous imaginez même Dieu Lui-même selon vous et non pas tel qu’Il est vraiment dans son amour. Chers enfants, la vraie prière vient du fond de votre cœur, de vos souffrances, de vos joies, de votre recherche du pardon des péchés. C’est le chemin de la connaissance du vrai Dieu et par cela, aussi de vous-même car vous êtes créés à son image. La prière vous amènera à l’accomplissement de mes désirs, de ma mission ici avec vous : l’unité dans la famille de Dieu. Merci. » (10 février 2011)
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« Si vous saviez la valeur des grâces que Dieu vous donne, vous prieriez sans arrêt. » (08 novembre 1984)
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« Chers enfants, on n’apprend pas à prier dans les livres. On apprend à prier en priant. » (18 juillet 2014)
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« Priez ! Ne pensez à rien, priez. Ne pensez pas à autre chose qu’à ceux pour qui vous priez. Alors la prière sera meilleure et vous y serez fidèles. » (05 octobre 2013)
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« Décidez chaque jour de consacrer du temps à Dieu et à la prière, jusqu’à ce que la prière devienne pour vous une joyeuse rencontre avec Dieu. C’est seulement ainsi que votre vie aura un sens et que vous contemplerez avec joie la vie éternelle. » (25 avril 2000)
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A Medjugorje, la Sainte Vierge nous a reproché à plusieurs reprises de toujours regarder notre montre pendant nos temps de prière. Dans la charte des groupes de prière que Marie a donnée à Jelena Vasilj le 16 juin 1983, il y a le point suivant : « Priez avec un grand recueillement. Ne regardez pas sans cesse la montre, mais laissez-vous conduire par la grâce de Dieu ».
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« Priez jusqu’à ce que la prière devienne joie.»
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« Chers enfants, aujourd’hui encore, je vous demande de prier. Vous ne pouvez pas, chers enfants, comprendre toute la valeur de la prière, tant que vous ne dites pas vous-mêmes : c’est le moment de la prière, rien n’a maintenant d’importance, ni personne, seul Dieu. Chers enfants, consacrez-vous à la prière, avec un amour particulier, ainsi Dieu pourra vous récompenser par des grâces. Merci d’avoir répondu à mon appel.» (2 octobre 1986)
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« Je vous appelle à la prière. Vous ne pouvez vous rapprocher de Dieu que par la prière. Je vous appelle à prier chaque jour et à consacrer un temps particulier de votre journée à la seule prière.» (21 janvier 1989)
« Dans les livres, nous cherchons Dieu, dans la prière, nous Le trouvons. » Saint Padre Pio
Oren, oren, oren !!!
Au lieu de ne rien faire en attendant et en faisant tes courses, prie le chapelet n’importe où. La vie est fragile, il suffit de prier.
Dans un monde où règnent la précipitation, le bruit et l’attente interminable, il y a une chose puissante que l’on peut toujours faire. En faisant la queue à l’épicerie, dans les embouteillages, en faisant la lessive ou même en prenant une douche, on peut être en communion avec le Ciel.
On définit souvent les gens par ce qu’ils font.
Une personne qui conduit est appelée chauffeur.
Une personne qui peint est un peintre.
Une personne qui chante est un chanteur.
Mais comment appelle-t-on une personne qui prie ?
Elle est plus que « quelqu’un qui prie », c’est une prière.
Oui, elle devient elle-même une prière. Sa vie entière, chaque souffle, devient une offrande à Dieu. L’homme (ou la femme) qui est prière.
Ceux qui sont fidèles à la grâce utilisent leur temps avec sagesse, non dans l’oisiveté, mais dans la prière silencieuse ou vocale. Un véritable « prière » est quelqu’un qui, même caché dans le plus grand silence, se tourne naturellement vers Dieu. Son instinct le pousse à prier. Son âme vit en dialogue constant avec le Ciel.
Il n’y a pas de moment ni de lieu indigne de prière, car lorsque votre intention est pure, même le banal devient saint.
La vie est fragile, à gérer par la prière.
On ne sait jamais quand les accidents, la mort ou les épreuves peuvent survenir. Le monde est incertain, mais ceux qui sont ancrés dans la prière et les sacrements n’ont rien à craindre. Ceux qui marchent étroitement avec Notre Seigneur et Notre-Dame ne sont jamais seuls. Le Ciel envoie des anges, des saints et des grâces à ceux qui prient constamment.
« Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.» (Éphésiens 6:11)
Lorsque vous êtes toujours prêt à prier, vous n’êtes jamais pris au dépourvu. Faites entrer le Ciel dans chaque instant de votre vie.
Le Saint Rosaire, après le Saint Sacrifice de la Sainte Messe et l’Adoration eucharistique, est la prière la plus puissante et la plus efficace pour les laïcs. C’est une arme contre le péché, un réconfort dans la souffrance, une chaîne qui lie l’ennemi et une guirlande de roses offerte à Notre-Dame. Le Rosaire devient votre armure. Votre ange gardien devient votre allié. Et Notre-Dame vous accompagne à chaque pas.
Remerciez Seigneur avant chaque repas et demandez-lui de bénir votre nourriture.
L’École de la prière des saints
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« Priez sans cesse.» (1 Thessaloniciens 5:17) – Les saints ont compris cet appel.
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Saint Martin de Porrès faisait même du balayage et des soins aux animaux une prière. Sa respiration, son rythme cardiaque, étaient unis au Ciel. Il ne se contentait pas de prier, il ne faisait plus qu’un.
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Saint Alphonse de Liguori:
« Celui qui prie sera sauvé. Celui qui ne prie pas sera damné. »
« La prière est une arme capable de vaincre tous les assauts du diable ; c’est une défense qui nous préserve de tout danger ; c’est un port où nous pouvons être en sécurité dans toutes les tempêtes ; et c’est en même temps un trésor qui nous procure tous les biens. »
« Par la lecture et la méditation, nous apprenons notre devoir ; mais par la prière, nous obtenons la grâce de l’accomplir.» -
Saint Padre Pio:
« La prière est l’oxygène de l’âme.»
« Le Rosaire est une arme pour ces temps.»
« La prière est le déversement de notre cœur dans le cœur de Dieu. Lorsqu’elle est bien vécue, elle touche le Cœur Divin et le rend toujours plus disposé à nous écouter. Lorsque nous prions Dieu, essayons de déverser toute notre âme. Après il sera vaincu par nos prières et viendra à notre secours.»
« Soit diligent dans la méditation et la prière. Tu m’as dit que tu avais déjà commencé. Oh mon Dieu ! Quelle grande consolation pour le Père qui vous aime comme sa propre âme ! Continuez à grandir dans cette pratique sacrée d’aimer Dieu ! Faites-en un peu dans ce domaine chaque jour. Faites-le la nuit avec la faible lumière de la lampe, dans les moments de sécheresse et de stérilité de l’esprit, ainsi que pendant la journée, en expérimentant la joie et l’illumination délicieuse de l’âme.»
« Lorsque vous vous trouvez proche de Dieu pendant la prière, pensez à la vérité sur vous-même. Parlez-lui si vous le pouvez, et si vous ne pouvez pas, restez avec lui, montrez que vous êtes présent et ne vous inquiétez de rien.»
« La prière est la meilleure arme dont nous disposons. C’est la clé qui ouvre le Cœur de Dieu. Vous devriez parler à Jésus avec votre cœur, pas seulement avec vos lèvres. De plus, dans certains cas, il ne faut lui parler qu’avec le cœur.» -
Saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars: « Je dis que le matin, un chrétien qui veut sauver son âme doit, dès son réveil, faire le signe de croix, abandonner son cœur à Dieu, lui sacrifier toutes ses actions et se préparer à la prière.
Vous ne devriez jamais travailler avant de l’avoir fait ; mais faites-le à genoux, après avoir bu de l’eau bénite, et faites-le devant votre croix.
Ne perdons jamais de vue, mes frères, que c’est le matin que le bon Dieu nous prépare toutes les grâces nécessaires pour vivre saintement la journée ; parce que le bon Dieu connaît toutes les occasions que nous aurons de pécher, toutes les tentations que le diable nous offrira dans la journée, et si nous prions à genoux et comme il faut, il nous donne toutes les grâces dont nous avons besoin pour ne pas succomber.
C’est pourquoi le diable fait tout pour nous faire négliger cette prière, ou pour la rendre mauvaise, parce qu’il est pleinement convaincu, comme il l’a avoué un jour par la bouche d’un possédé, que s’il peut avoir le premier moment de la journée, il est sûr d’avoir tous les autres. »
« Une âme qui persévère dans la prière sera sauvée.»
« Une âme sans prière est comme un homme sans souffle. » -
Don Dolindo: « Si vous priez, vous ne serez pas perdu dans la vie. La prière est la seule force de l’homme et la seule faiblesse de Dieu… Le Tout-Puissant se laisse vaincre par la prière, Il s’y soumet, il donne à celui qui prie, il le console. Quand Dieu créa l’homme, il lui fit de grands dons : la liberté et la prière… Dans la liberté, il peut contenir Dieu en l’aimant ; par la prière, il peut obtenir sa toute-puissance, sa miséricorde, sa providence et son amour. Le Seigneur voulait que l’homme demande des grâces dans la prière. Et bien qu’il connaisse les besoins de l’homme, dans son infinie bonté, il en fit un collaborateur dans les grâces qu’il recevrait. »
L’âme qui prie ne sera jamais déçue. Même si elle ne voit pas immédiatement les effets de sa prière, elle doit attendre avec confiance, car Dieu répond toujours. Et Il dépasse toutes nos espérances. -
Vicka, la voyante de Medjugorje: « Quand Notre Dame nous demande de prier, elle ne veut pas que nous priions seulement avec des mots. Elle veut que nous ouvrions nos cœurs de plus en plus chaque jour afin que la prière devienne vraiment joie. Notre Dame dit aussi qu’avant que nous commencions à prier, nous devrions nous débarrasser de toutes les pensées qui nous gênent en priant un Notre Père. »
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Jakov, le voyant de Medjugorje: « Ma vie a commencé quand j’ai ressenti Jésus et Marie dans mon cœur. Ma vraie vie a commencé quand j’avais dix ans, à ce moment précis, quand j’ai vraiment fait l’expérience de Jésus et de la Gospa, quand je les ai sentis dans mon cœur.
La Gospa nous a invités à prier. Elle a dit : « Chers enfants, priez avec le cœur, ressentez la joie, la paix et la paix qu’apporte la prière. Que la prière devienne votre joie, parce que vous ne pouvez pas prier si vous pensez que vous devez prier ».
Le cœur doit sentir le besoin de prier, alors la prière deviendra joie.
Quand La Vierge Marie nous a dit cela, je me suis demandé, étant enfant, comment il était possible de prier avec le cœur, comment cela devait arriver.
J’ai réalisé que la prière avec le cœur était un don de Dieu, un don que Dieu souhaite faire à tout le monde.
J’ai dit à Dieu et à La Vierge Marie : « Cher Dieu, chère Vierge Marie, à partir d’aujourd’hui je désire prier avec le cœur, je désire ressentir la prière dans mon cœur, je désire ressentir la joie de la prière, je désire ressentir la paix dans la prière ».
Puis, j’ai commencé à prier et, lentement, j’ai ressenti la joie de la prière. J’ai recherché un endroit où je pouvais prier et je n’ai plus trouvé le fait de prier difficile du tout.
Nous avons tous besoin de demander à la Gospa de nous aider à prier avec le cœur afin que nous puissions ressentir la beauté de la prière. » -
Mirjana, la voyante de Medjugorje: « Notre Dame dit : « Priez avec le cœur ». Beaucoup de pèlerins me demandent ce que cela signifie : « Comment faut-il faire pour prier avec le cœur ? », « Je ne comprends pas », « Est-ce que je m’y prends bien ? »…
Comme une sœur, je vous dirais ceci : ne perdez pas votre temps à juger votre propre prière. Vous pouvez essayer de prier mieux, vous pouvez essayer d’ouvrir votre cœur de plus en plus… mais aucun d’entre nous, ni vous ni moi, ne peut dire qu’il prie de la façon que Dieu voudrait qu’il prie, et qu’il fait tout ce que Dieu voudrait qu’il fasse. J’ai peur des gens qui disent cela. Il y a quelque chose qui ne va pas, dans ce cas.
Nous pouvons seulement essayer de faire ce que notre Père Céleste veut que nous fassions. Il n’y a que lui qui puisse juger et dire si nous réussissons. Nous pouvons simplement espérer qu’il jugera selon l’amour, et non pas selon ce que nous méritons. » -
Marija Pavlovic-Lunetti, la voyante de Medjugorje: « La Vierge Marie dit que notre cœur, s’il sait prier, priera sans cesse: dans la journée quand nous travaillons, quand nous rions, quand nous lisons. Cet esprit de la prière sera vivant en nous sans même que nous disions une parole. Même en dormant nous allons ainsi prier sans cesse. »
« La prière avec le cœur ouvre nos cœurs. Lorsque nos cœurs sont ouverts nous pouvons voir Dieu avec nos cœurs, nous pouvons entendre Dieu avec nos cœurs. Ceux qui voient et entendent Dieu avec leur cœur goûtent l’amour de Dieu. Et ceux qui goûtent l’amour de Dieu, plus rien ne peut les combler à part l’amour de Dieu. » -
Ivan, le voyant de Medjugorje: « Prier mieux est une grâce que Dieu accorde à ceux qui prient plus. »
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Mario Mijatovic (mari de Vicka, la voyante de Medjugorje) Mary-TV, le 18 mai 2020: Au sujet de l’épidémie de Coronavirus: « En ces jours, ma vie est la même qu’auparavant. Maintenant, il est vrai que c’est un peu différent. Mais mon chemin reste le même. Ce qu’il y a de plus important, pour moi, c’est le matin, le début de la journée. La première chose qui me vient à l’esprit quand j’ouvre les yeux est très importante. Souvent, la première chose qui nous vient à l’esprit est la même que celle à laquelle nous pensions juste avant de nous endormir. Aussi est-ce très bien quand une personne commence et finit sa journée par la prière ».
Au sujet de la vie spirituelle: « C’est pareil dans le sport, pour les grands champions. Lorsque vous demandez à l’un d’entre eux : Quand avez-vous commencé ? , il vous répond : Quand j’étais jeune. Et quand vous lui dites : Ah, vraiment ? Et vous vous entraînez combien d’heures par semaine ? Il vous répond : Oh, je m’entraîne tous les jours ! Oui, les grands champion s’entraînent tous les jours. Combien d’heures ? Cinq heures ! Il faut cinq heures d’entraînement par jour pour devenir un champion. Et bien c’est la même chose dans la vie spirituelle. » -
Père Slavko Barbaric (Medjugorje): « Si, dans la prière, on ne fait que demander des choses à Dieu, alors on ne prie pas. Prier signifie vraiment prendre du temps. C’est comme quand un ami vient nous rendre visite : nous lui consacrons du temps, il ne nous dérange pas et nous restons avec lui jusqu’à ce que nous ayons fini de parler. »
« Il n’est certainement pas inutile de parler du comportement pendant l’adoration, particulièrement des attitudes corporelles. L’attitude la plus naturelle est d’être à genoux mais elle ne doit pas être un but en soi. Il ne faut pas que quelqu’un soit trop gêné de rester à genoux. Il est conseillé que chacun trouve la position qui l’aide au mieux à se recueillir et à être présent par l’esprit et l’âme : à genoux, assis ou appuyé.
Quand on entre dans une église où le Saint Sacrement est déjà exposé, on s’agenouille à deux genoux, on trouve silencieusement une place, on s’installe et on reste ainsi.
L’attitude extérieure est importante pour l’attitude intérieure de prière. Il faut veiller à ce que la position assise ou à genoux ne gêne pas la respiration normale et ne pèse pas trop sur la colonne vertébrale.» -
Père Petar Ljubicic (Medjugorje), Radio Marie Italie, 2021: « Prie avec le cœur, signifie ne pas prier par habitude. Prier avec le cœur, c’est avant tout prier avec amour et avec l’âme. Cela signifie prier avec tout votre être, corps et âme, et avec un cœur pur. Cela signifie s’ouvrir à Dieu en même temps. Mettez Dieu à la première place dans votre vie, abandonnez-vous complètement à lui, faites-lui confiance et mettez votre espoir en lui. Cela signifie être discipliné, humble, dévoué et digne de confiance. Donnez-vous à Dieu dans la prière. Comme la Sainte Vierge nous le dit dans ses messages : priez avec le cœur. Cela signifie vivre la prière comme une rencontre joyeuse avec Dieu et cela conduit à une union profonde avec Jésus. Cela signifie expérimenter la beauté et la grandeur de la grâce que Dieu nous donne. Cela signifie aussi recevoir de grandes grâces. Prier avec le cœur signifie permettre à Dieu de lever tous les obstacles et permettre à la prière de régner dans notre cœur à tout moment.»
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Père John Marshall (Directeur spirituel du Centre Mir Medjugorje en Floride, aux Etats-Unis): « À Medjugorje, la Sainte Vierge nous demande de persévérer dans la prière. Dieu écoute toutes nos prières, et il répond à toutes nos prières. Nous connaissons tous des personnes qui abandonnent la prière parce que, disent-elles, « Dieu n’entend pas ». Mais en fait, ce sont elles qui n’entendent pas. Nous parlons beaucoup trop, dans la prière, et nous n’écoutons pas suffisamment.»
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Un prêtre au monastère des Clarisses pendant son homélie nous a invités à nous poser la petite question suivante : A quand remonte la dernière fois où, dans la prière, j’ai dit à Dieu : « Je t’aime» ? Une âme qui prie est une âme qui respire au rythme de Dieu.
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Jésus à sœur Faustine Kowalska: « Lorsque tu sens la consolation dans la prière, c’est Moi qui te console. Lorsque tu ressens la sécheresse, c’est toi qui me console ! »
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Cyrille Auboyneau, livre « Paroles du Ciel »: « Il faut désirer la joie de la prière, la demander. C’est un don qui viendra de Dieu, comme la grâce d’une guérison, soudain après avoir fait la demande, la joie est présente ! Je demande à Dieu l’amour et la joie dans la prière. Je demande à Dieu ma guérison. Et soudain Dieu accorde! »
« Un chose fondamentale dans la prière est d’avoir un grand désir de Dieu et un grand désir de sauver les âmes. » -
Sainte Thérèse d’Avila fut moquée par un démon pour avoir prié aux toilettes. Elle répondit avec audace : « Ce qui entre par ma bouche est pour Dieu, et ce qui sort par l’autre bout est pour le diable.» Elle comprenait que la prière ne se limite pas aux grandes chapelles, c’est une conversation sacrée que l’on porte partout. « L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu est toujours celle qui laisse après elle les meilleurs effets. Je n’entends point parler des grands désirs, car, quoique ce soit une bonne chose que les désirs, ils ne sont pas toujours tels que notre amour-propre nous les présente. J’appelle bons effets ceux qui s’annoncent par les œuvres, de sorte que l’âme fasse connaître le désir qu’elle a de la gloire de Dieu par son attention à ne travailler que pour Lui. »
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Père Andrea Gasparino: « Dans la prière, l’important n’est pas tant de prier, mais de bien prier. Mais seul celui qui prie beaucoup apprend à bien prier ! »
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Marthe Robin, mystique catholique française: « Prions : prière du cœur constamment, prière des lèvres de temps à autre. Jésus lui-même nous a enseigné la formule: le Pater, si court et si complet.
Ne récitons pas notre prière, prions-la. C’est l’âme qui doit commander nos mouvements. C’est l’âme qui doit ployer nos genoux, incliner notre corps, c’est l’âme qui doit joindre nos mains, abaisser nos paupières ou plonger nos regards vers le Ciel. C’est l’âme qui, montant vers Dieu, entraîne tout l’être à sa suite.
Prier est le plus important, le plus impérieux de nos devoirs ! Prions donc, et que toutes nos prières, nos cantiques, s’échappent de notre cœur comme des flèches enflammées d’amour. Offrons nos souffrances et nos sacrifices, notre travail, mortifions-nous, faisons pénitence pour un missionnaire, pour les prêtres, nos pasteurs, aidons-les dans leur vie d’Apôtres ! Aimons pour ceux qui combattent. La communion des saints, c’est l’entraide mutuelle, fraternelle… » -
Homélie: « Prier avec le cœur, c’est aimer prier. »
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Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, « Histoire d’une âme » : « Je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours Il me comprend…
Pour moi la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus. »
« Je ne puis pas dire que j’aie souvent reçu des consolations pendant mes actions de grâces, c’est peut-être le moment où j’en ai le moins… Je trouve cela tout naturel puisque je me suis offerte à Jésus non comme une personne qui désire recevoir sa visite pour sa propre consolation, mais au contraire pour le plaisir de Celui qui se donne à moi. – Je me figure mon âme comme un terrain libre et je prie la Sainte Vierge d’ôter les décombres qui pourraient l’empêcher d’être libre, ensuite je la supplie de dresser elle-même une vaste tente digne du Ciel, de l’orner de ses propres parures et puis j’invite tous les Saints et les Anges à venir faire un magnifique concert. Il me semble lorsque Jésus descend dans mon cœur qu’Il est content de se trouver si bien reçu et moi je suis contente aussi… Tout cela n’empêche pas les distractions et le sommeil de venir me visiter, mais au sortir de l’action de grâce voyant que je l’ai si mal faite je prends la résolution d’être tout le reste de la journée en action de grâces… Vous voyez, ma Mère chérie, que je suis loin d’être conduite par la voie de la crainte, je sais toujours trouver le moyen d’être heureuse et de profiter de mes misères… sans doute cela ne déplaît pas à Jésus, car Il semble m’encourager dans ce chemin. »
Elle fut trouvée endormie, son chapelet à la main. Elle n’avait pas l’intention de dormir en priant, mais parce que sa vie elle-même était une prière, même son sommeil fut sanctifié. -
Père Danko Perutina: « Pour moi, la meilleure prière comprend peu de points. Certaines personnes comparent cela à l’utilisation d’un téléphone, parce que vous composez un numéro et puis une personne répond. Voici 7 points de repère pour nous aider à entrer dans la prière avec le cœur:
La première étape est de se rapprocher de Dieu, en sa présence.
La seconde étape est de reconnaître ses péchés.
La troisième étape est de pardonner à tout le monde.
La quatrième étape est de renoncer au péché.
La cinquième étape est d’accepter sa croix.
La sixième étape est d’accepter l’Esprit Saint, parce qu’une fois que nous avons renoncé au péché nous sommes vides et nous devons être remplis par quelque chose.
La septième étape est de dire merci à Dieu. »
« Nos nombreux soucis nous paraîtront beaucoup moins lourds si nous décidons de les donner à Jésus et de n’en garder qu’un seul : le souci de bien prier. » -
Sainte Bernadette: « Si tu veux prier comme un saint, prie comme un pauvre! »
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Saint Jean Paul II: « Quand il est difficile de prier, la chose la plus importante est de ne pas cesser de prier, de ne pas reculer devant l’effort. Méditez la vie et les enseignements de Jésus. Dans la Parole inspirée de Dieu, vous trouverez l’aliment spirituel dont vous avez besoin. »
« Comment le pape prie ? Comme tout chrétien… Il parle et il écoute. Parfois il prie sans paroles et alors il écoute d’autant plus, comme dans la prière avec Marie, la Mère du Christ. »
« Quand nous nous mettons à prier, nous avons l’impression que nous prenons l’initiative. Mais la prière est toujours une initiative de Dieu en nous. » -
Saint Jean Chrysostome: « L’homme qui prie a la main sur le gouvernail du monde. »
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Saint Augustin: « La prière ne doit pas comporter beaucoup de paroles, mais beaucoup de supplication, si elle persiste dans une fervente attention. Car beaucoup parler lorsqu’on prie, c’est traiter une affaire indispensable avec des paroles superflues. Beaucoup prier, c’est frapper à la porte de celui que nous prions par l’activité insistante et religieuse du cœur. Le plus souvent, cette affaire avance par des gémissements plus que par les discours, par les larmes plus que par les phrases. Dieu met nos larmes devant lui et notre gémissement n’échappe pas à Celui qui a tout créé par sa parole et qui ne recherche pas les paroles humaines. »
« Il (Dieu) sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions ? Alors, pourquoi nous exhorte-t-il à la prière continuelle ? Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que Dieu notre Seigneur ne veut pas être informé de notre désir, qu’il ne peut ignorer. Mais il veut que notre désir s’excite par la prière, afin que nous soyons capables d’accueillir ce qu’il s’apprête à nous donner. Car cela est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité ! C’est pourquoi on nous dit : Ouvrez tout grand votre cœur. Ne formez pas d’attelage disparate avec les incrédules (…).
C’est donc dans la foi, l’espérance et l’amour, par la continuité du désir, que nous prions toujours. Mais nous adressons aussi nos demandes à Dieu par des paroles, à intervalles déterminés selon les heures et les époques : c’est pour nous avertir nous-mêmes par ces signes concrets, pour faire connaître à nous-mêmes combien nous avons progressé dans ce désir, afin de nous stimuler nous-mêmes à l’accroître encore. Un sentiment plus vif est suivi d’un progrès plus marqué.» -
Père Jérôme Dernoncourt, 15 juillet 2021: « La prière est un combat. Si nous gagnons ce combat, alors nous gagnerons tous les autres combats de notre vie. Si nous perdons ce combat, alors nous perdrons tous les autres combats de notre vie ».
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Saint Jean Chrysostome: « Prier pour soi-même est un instinct de nature; prier pour les autres est un instinct de grâce ».
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Le Cardinal Jean-Marie Lustiger: « La prière des lèvres entraîne souvent la prière du cœur, comme la prière du cœur peut entraîner la prière des lèvres. »
« Dans la prière, la répétition des mêmes mots, des mêmes phrases qui s’enchaînent naturellement, aide à trouver avec sécurité la vraie liberté intérieure.»
« Dès l’origine, les chrétiens ont eu conscience du devoir de la prière qu’ils ont à accomplir dans le temple spirituel que forme l’Eglise. Peut-être pensez-vous qu’ils avaient du temps ? Vous auriez tort. Nous n’avons jamais le temps. Dieu nous le donne. Nous devons le prendre. » -
Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars: « Plus on prie, plus on veut prier. »
« Ce ne sont ni les longues, ni les belles prières que le bon Dieu regarde, mais celles qui se font du fond du cœur, avec un grand respect et un véritable désir de plaire à Dieu. » -
Anne Barratin: « Le silence est à l’âme ce que le sommeil est au corps. »
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« Ce ne sont pas les gens heureux qui rendent grâce à Dieu, ce sont les gens qui rendent grâce à Dieu qui sont heureux. »
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Saint frère André: « Pour bien prier, il faut penser à Jésus sur la croix. Est-il possible d’être distrait quand on voit son frère crucifié ? »
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Le Vénérable Marcel Van: « Mon cœur débordait de joie quand je me présentai devant l’évêque pour recevoir le signe de la croix qu’il a imprimé sur mon front, et être admis officiellement dans la troupe des valeureux soldats du Christ. Le signe de la croix, c’est l’étendard de la victoire du Sauveur; c’est la force et l’épée de l’Esprit Saint. »
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Père Jozo (Medjugorje): « La prière, c’est comme le soleil. Le soleil est toujours le même mais les rayons qu’il nous envoie sont toujours nouveaux. Ainsi notre prière doit toujours être nouvelle. »
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Pape Benoît XVI, la 46ème Journée mondiale des communications sociales: « Comme le montre la croix du Christ, Dieu parle aussi à travers son silence. Le silence de Dieu, l’expérience de l’éloignement du Tout-Puissant et du Père est une étape décisive du parcours terrestre du Fils de Dieu, Parole incarnée (…). Le silence de Dieu prolonge ses paroles précédemment énoncées. Dans ces moments obscurs, il parle dans le mystère de son silence. »
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Saint Cyprien: « Chez les hommes qui prient, la parole et la demande doivent être bien réglées, paisibles et modestes. Pensons que nous sommes en présence de Dieu. Il faut que le regard divin trouve plaisir à l’attitude du corps et au ton de la voix. Autant il est inconvenant de vociférer, autant il convient de prier avec modestie et réserve.
Le Seigneur nous a ordonné de prier dans le secret, dans des lieux cachés et retirés et même dans notre chambre. C’est ce qui s’accorde le mieux avec la foi, car nous devons savoir que Dieu est présent partout, qu’il entend et voit tous les hommes, que par la plénitude de sa gloire il pénètre dans ce qu’il y a de secret et de caché. » -
Saint Silouane: « Si tu veux prier en ton cœur et si tu n’en es pas capable, contente-toi de dire la prière avec les lèvres, et tiens ton esprit attentif à ce que tu dis. Peu à peu le Seigneur te donnera aussi la grâce de la prière intérieure, et tu sauras alors prier sans distraction. Ne cherche pas à réaliser la prière du cœur par des moyens techniques; tu endommagerais ton cœur, et à la fin, tu ne prierais que des lèvres. Dieu accorde ses dons à l’âme humble et sincère… Le silence spirituel naît du désir d’accomplir le commandement du Christ. »
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Guigues le Chartreux: « Cherchez dans la lecture, vous trouverez dans la méditation; frappez par la prière, vous trouverez dans la contemplation. »
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Sainte Rita: « Prier, c’est traire la grâce. »
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Bienheureux Charles de Foucauld: « L’admiration fait partie fondamentale de tout véritable amour, c’est le bien, la perfection qui est dans l’être aimé. Or, la louange n’est autre chose que l’expression de l’admiration. Louons donc Dieu, et extérieurement et intérieurement, par les paroles d’admiration que l’admiration de ses perfections mettra sur nos lèvres.»
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Sœur Emmanuelle, Medjugorje: « J’ai 100 ans et je voudrais vous dire… » (chez Plon) : « J’ai souvent dit que l’on peut vivre quelques jours sans manger, mais qu’il est impossible de vivre sans prier, que la prière est la clef du matin et le verrou du soir.»
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Saint François de Sales : « Une demi-heure d’oraison est essentielle, sauf quand on est très occupé, alors une heure est essentielle. »
« On a beau dire, mais le cœur parle au cœur, et la langue ne parle qu’aux oreilles. » « L’oraison est une conversation de l’âme avec son Dieu : nous parlons à Dieu et Dieu, réciproquement, nous parle. Nous aspirons à lui et respirons en lui; et, en retour, il inspire en nous et respire sur nous. »
« Le secret des secrets en l’oraison, c’est de suivre les appels intérieurs, avec simplicité de cœur. »
« Il faut dire de tout votre cœur à votre cœur : « Ô mon cœur, Dieu est vraiment ici! »
« Vous ne faites rien à l’oraison ? Mais qu’est-ce que vous voudriez y faire sinon ce que vous y faites, qui est de présenter et représenter à Dieu votre néant et votre misère? » -
Sainte Mère Teresa: « Le silence suscite un nouveau regard sur tout ce qui nous entoure. Nous avons besoin de silence pour toucher les âmes. »
« Quand vous priez, Dieu entend plus que vous ne dites. Il répond plus que vous ne demandez. Il donne plus que vous ne pouvez l’imaginer… selon son propre temps et sa volonté. »
« Plus on prie, mieux on prie ». -
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort: « L’Ave Maria est une rosée céleste qui rend l’âme féconde; c’est un baiser chaste et amoureux qu’on donne à Marie, c’est une rose vermeille qu’on lui présente, c’est une perle précieuse qu’on lui offre, c’est un coup d’ambroisie et de nectar divin qu’on lui donne. Toutes ces comparaisons sont des saints. Je vous prie donc instamment, par l’amour que je vous porte en Jésus et en Marie, de ne pas vous contenter de réciter la petite couronne de la Sainte Vierge, mais encore votre chapelet, et même, si vous en avez le temps, votre rosaire, tous les jours, et vous bénirez, à l’heure de votre mort, le jour et l’heure que vous m’avez cru; et, après avoir semé dans les bénédictions de Jésus et de Marie, vous recueillerez des bénédictions éternelles dans le ciel. »
Le combat de la prière n’est jamais gagné. L’Ennemi cherche toujours à nous empêcher de tenir notre temps d’oraison. Bienheureux les blessés de guerre et les obstinés. Un saint Père du Désert affirmait : « Il n’y a pas d’effort plus grand que de prier Dieu. » (un extrait d’un article de Juliette Levivier qui est paru dans la revue « Famille Chrétienne » du 7 décembre 2019; titre de l’article « Prier, vous y arrivez, vous? »)
TEMOIGNANGES
On n’imagine pas tous les miracles (petits ou grands) que Jésus accomplit chaque jour autour de nous, tout près de nous, dans nos villes et dans nos paroisses.
C’est extraordinaire ! Voici quelques histoires pour vous montrer à quel point vos prières sont importantes.
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La puissance d’un seul « Je vous salue Marie »
Un jour, un homme qui s’appelait John Petrovich faisait du jogging dans son quartier. A un moment donné, il a entendu la sirène d’une ambulance qui transportait quelqu’un à l’hôpital. Comme à son habitude, il a prié un « Je vous salue Marie » pour la personne malade. La semaine suivante, une femme s’est approchée de lui, dans la rue, et elle lui a dit : « Vous m’avez sauvé la vie ». Elle habitait dans le quartier, elle aussi. Elle lui a expliqué que c’était elle qui était dans l’ambulance la semaine précédente. Elle avait perdu connaissance et était en train de mourir. A l’hôpital, elle a eu une vision de Jésus qui lui a dit : « Tout va bien se passer. Tu vas t’en sortir parce que cette personne a prié pour toi ». Et là, Jésus lui a montré la paume de sa main. A l’intérieur, il y avait le visage de John Petrovich. Ce dernier est resté sans voix en entendant ce témoignage. -
Le 8 décembre dernier, après s’être mouchée un peu trop fort, elle a commencé à avoir des saignements de nez très abondants, et ce d’une manière quotidienne.
Ces saignements se produisaient plusieurs fois par jour et ils duraient pendant de longues minutes, rendant ses journées insupportables.
Etant âgée de 80 ans et étant très fatiguée à ce moment-là, elle ne pouvait pas se rendre chez l’oto-rhino-laryngologiste pour qu’il cautérise la lésion à l’intérieur du nez.
Le 20 décembre au soir, avant d’aller se coucher, une prière lui est venue spontanément à l’esprit : « Jésus, dans l’Evangile tu as guéri une femme qui souffrait de saignements depuis 12 ans, et ce après qu’elle ait touché ton manteau (Marc 5:25-29). Ce que tu as fait pour cette femme, fais-le également pour moi !»
Le 21 décembre au matin, les saignements avaient complètement disparu et ils ne sont jamais revenus par la suite.
Cette histoire est vraiment très belle. Chaque fois que j’y repense, je me dis la chose suivante : la Bible devient vraiment un moyen de rencontrer personnellement Jésus lorsqu’en la lisant nous découvrons non pas uniquement l’histoire des autres mais, aussi et surtout, notre propre histoire ! -
Un jour, pendant l’adoration du Saint Sacrement, je demandais une grâce à Dieu, et ceci avec beaucoup d’insistance. Plus les minutes passaient, plus je priais. Je m’étais complètement laissée « emporter » par la prière. A un moment donné, je priais tellement que j’étais devenue toute rouge. Avant que l’heure d’Adoration ne se termine, j’ai fait un malaise et les sœurs ont dû me conduire à l’infirmerie. Il m’a fallu de longues minutes pour récupérer.
Maintenant, j’ai compris que la prière devait toujours rester simple. Il ne faut pas essayer de « forcer » les choses. Il faut toujours parler à Dieu d’une manière très normale, très simple. Sinon, on prend le risque d’avoir des petits problèmes. »
Que gagne-t-on?
Une femme a été interrogée un jour :
« Que gagnes-tu en priant Dieu régulièrement ?»
Elle a répondu :
« En général, je ne gagne pas seulement, mais aussi je perds des choses.
Et elle a cité tout ce qu’elle a perdu en priant Dieu régulièrement :
J’ai perdu mon orgueil.
J’ai perdu mon arrogance.
J’ai perdu l’avidité.
J’ai perdu mon envie.
J’ai perdu « ma » colère.
J’ai perdu la convoitise.
J’ai perdu le plaisir de mentir.
J’ai perdu le goût du péché.
J’ai perdu mon ressentiment.
J’ai perdu les sorties et les commérages.
J’ai perdu l’impatience, le désespoir et le découragement.
Parfois, nous prions, non pas pour gagner quelque chose, mais pour perdre des choses qui ne nous permettent pas de grandir spirituellement.
La prière éduque, renforce et guérit.
La prière est le canal qui nous relie directement à Dieu.
Soyez un homme et une femme de prière.
Histoire d’une femme qui a reçu la grâce de savoir prier avec le cœur à Medjugorje
Ca a complètement changé sa vie. Voici les trois choses dont elle a parlé :
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Quand elle prie le Rosaire, elle sent la présence de la Vierge. Elle sent que Marie est vraiment là à ses côtés.
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Quand elle lit le petit passage d’Evangile avant chaque mystère du Rosaire, elle sent très fortement la scène. Elle n’a pas d’effort de concentration à faire. L’image est très vive en elle. C’est comme si le Rosaire était un « film » dont elle faisait partie.
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Cette femme a eu de grosses souffrances au moment de sa petite enfance. Elle a notamment des souvenirs très douloureux qui remontent à une époque où elle n’avait pas encore 4 ans. Un jour, en méditant le premier mystère joyeux (l’Annonciation), elle a mis intérieurement sa joue contre le ventre de Marie et, là, elle a reçu des grâces de guérison incroyables.
LA POSTURE CORRECTE PENDANT LA PRIÈRE DU SEIGNEUR

Le Notre Père occupe une place unique et sacrée dans la Sainte Messe.
C’est la prière enseignée par le Christ lui-même, récitée immédiatement avant la Sainte Communion, et offerte non comme une dévotion privée, mais comme la prière commune de l’Église.
Pourtant, ces dernières décennies, des questions se sont posées parmi les catholiques :
Faut-il lever les mains ? Les garder jointes ?
Pour répondre fidèlement à cette question, il convient de se référer à l’histoire, au droit liturgique, à la pastorale et à la charité.
La posture catholique traditionnelle
Dans la tradition liturgique catholique romaine, la posture correcte des fidèles pendant la prière du Seigneur est celle des mains jointes ou croisées sur la poitrine, appelée en latin « Manibus iunctis » (mains jointes).
Cette posture exprime :
- Le respect
- L’humilité
- Le recueillement intérieur
- L’unité du corps et de l’âme dans la prière
Elle a longtemps été la posture habituelle des fidèles pendant les prières communes de la messe.
La posture de l’orant : propre au prêtre
La posture des mains levées et étendues est appelée « postura orans » (posture de l’orant) ou mains levées.
Dans la messe, cette posture est propre au prêtre seul, car il prie in persona Christi, offrant la prière au nom de l’Église.
La Présentation générale du Missel romain (PGMR) attribue systématiquement cette posture au prêtre pendant :
- La collecte
- La prière sur les offrandes
- La prière après la communion
- Le Notre Père
La PGMR n’enjoint jamais aux fidèles d’adopter la posture de l’orant pendant le Notre Père.
En droit liturgique, ce silence est significatif : ce qui n’est pas prescrit n’est pas requis. Cette distinction préserve les rôles sacramentels au sein de la messe.
Quand l’élévation des mains a-t-elle commencé parmi les fidèles ?
La pratique consistant pour les laïcs à lever les mains pendant le Notre Père ne trouve pas son origine dans le rite romain.
Elle s’est répandue à la fin du XXe siècle grâce aux mouvements du Renouveau charismatique catholique, tels que le Mouvement du Renouveau charismatique catholique (MRCC) et Couples pour le Christ (CFC), ainsi que d’autres communautés de foi similaires au sein de l’Église.
Dans la spiritualité charismatique, lever les mains est un signe d’ouverture à Dieu, d’abandon, de louange et de confiance.
Ces gestes sont significatifs et appropriés lors des réunions de prière, des offices religieux et de la dévotion personnelle.
Cependant, la messe n’est pas une assemblée de prière charismatique. Elle est le culte public et sacramentel de l’Église, régi par le droit liturgique.
Que dit la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CBCP) ?
La CBCP a abordé cette question sur le plan pastoral. Dans ses directives, la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CBCP) a déclaré en substance que : Aucune posture particulière des mains n’est imposée aux fidèles pendant le Notre Père, et nul ne doit être contraint de lever les mains ou de ne pas les lever.
Parallèlement, les évêques insistent sur :
- Le respect des normes liturgiques
- La nécessité d’éviter les divisions
- La pratique de la charité
Ainsi, les deux postures sont tolérées pastoralement, mais la tolérance ne signifie pas automatiquement l’idéal liturgique.
Qu’enseigne la Présentation générale du Missel romain (PGMR) ?
La PGMR énonce des principes clairs :
- La posture de l’orant est prescrite au prêtre
- Les fidèles participent vocalement et intérieurement
- Les gestes extérieurs doivent refléter l’ordre et la théologie
- La PGMR n’autorise pas les fidèles à adopter les gestes sacerdotaux pendant la messe.
Par conséquent, la posture la plus appropriée pour les fidèles demeure : Manibus iunctis — mains jointes.
Quand l’orant est-il approprié pour les fidèles ?
En dehors de la messe, la posture de l’orant peut convenir aux fidèles :
- Lors de la prière individuelle
- Lors des prières en famille
- Lors des réunions de prière à domicile
- Lors de rassemblements sans prêtre
Dans ces contextes, aucun prêtre sacramentel n’offre de prières au nom de l’assemblée ; les gestes expressifs sont donc librement autorisés.
Questions sur la pratique protestante ?
Dans de nombreuses communautés protestantes, il est courant de lever les mains pendant la prière commune car : Il n’y a pas de sacerdoce sacramentel
Beaucoup adhèrent à l’idée d’un sacerdoce universel et inconditionnel
L’assemblée adopte collectivement des gestes d’intercession
L’Église catholique, en revanche, maintient un sacerdoce ministériel distinct, qui s’exprime visiblement dans la liturgie par la posture et les gestes.
Discipline, et non doctrine
Il est essentiel de comprendre : Il s’agit d’une question disciplinaire, et non doctrinale
Elle concerne l’ordre, et non la sainteté. Elle régit le culte public, et non la dévotion personnelle. L’Église n’est ni rigide ni légaliste quant aux gestes des mains. Elle demande simplement l’ordre, la clarté et l’unité pendant la messe.
Ce qui compte le plus :
Que les mains soient levées ou jointes, une vérité demeure inébranlable :
Dieu entend nos prières.
La grâce ne dépend pas de la posture.
La foi ne se mesure pas aux gestes.
La charité est plus grande que l’uniformité.
Cependant, parce que la messe n’est pas une prière privée, les catholiques sont invités à suivre la discipline de l’Église par amour et obéissance, et non par crainte.
Conclusion
La posture la plus appropriée pour les fidèles lors du Notre Père à la messe est celle des mains jointes (manibus iunctis), respectant la posture de l’orant propre au prêtre.
Parallèlement, l’Église fait preuve de souplesse pastorale et appelle à la charité.
Choisissons:
- Le respect plutôt que la préférence
- L’unité plutôt que l’insistance
- L’obéissance plutôt que la dispute
Car en définitive, ce n’est pas la position de nos mains, mais l’humilité de nos cœurs,b qui élève notre prière vers le Père.
RÉFLEXIONS
Pour que la prière devienne joie, il ne faut pas penser à sa propre joie mais à la joie de Jésus qui est heureux de nous voir prier.
Il est bon de demander des grâces à Dieu. À Medjugorje, la Sainte Vierge nous a dit : « Je vous demande de prier et de me demander avec insistance des grâces. J’intercéderai devant Dieu pour vous. » (le 19 janvier 1989).
Mais quand nous faisons des prières de demande, il y a un moment où il faut savoir dire : « Seigneur, que ta volonté soit faite ». Autrement dit, il faut savoir s’ouvrir à l’éventualité que Dieu ne nous exauce pas – non pas parce qu’Il ne nous aime pas ou qu’Il ne nous entend pas, mais parce que dans son infinie Sagesse Il juge qu’il est préférable que les choses se passent autrement.
Si nous ne savons pas dire : « Seigneur, que ta volonté soit faite », alors notre prière devient un caprice, un renfermement sur nous-mêmes. Or, prier, c’est s’ouvrir à Dieu, c’est entrer dans une relation d’amour avec Lui. Ce n’est pas faire un caprice.
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