L’HEURE DE LA MORT

« Pour mener une vie vertueuse, il faut toujours s’imaginer à l’heure de la mort. » Saint Bonaventure
Le passage de préparation à la mort décrit l’intense bataille spirituelle à laquelle est confronté un pécheur à l’heure de la mort. Cette représentation dramatique s’aligne sur l’accent mis par la théologie catholique sur la gravité du péché, la réalité de la guerre spirituelle et la nécessité de la repentance.
Elle sert également d’appel à la conversion et à la préparation à l’éternité pendant qu’il en est encore temps.
Saint Jean Bosco: « N’imaginez pas que votre âge vous garantisse une longue vie. Chers jeunes, nous ne savons tout simplement pas combien de temps nous vivrons. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que vous mourrez un jour, et qu’une mort malheureuse entraîne une misère éternelle. Par conséquent, au lieu de vous inquiéter du moment et du lieu de votre mort, veillez à préserver votre amitié avec Dieu afin d’être prêts à la mort à tout moment.
Priez pour être toujours prêts à affronter la mort, car vous savez qu’elle peut survenir à tout moment. Des accidents – une chute mortelle, une agression, une noyade, une crise cardiaque, un coup de foudre, etc. – surviennent chaque jour. Si nous sommes préparés, nous n’avons pas à craindre la mort, quels qu’en soient le moment et les circonstances. »
Padre Pio : « Dès que notre dernière heure sonnera et que notre cœur cessera de battre, tout sera fini pour nous, aussi bien le temps où nous méritions la récompense que celui où nous ne la méritions pas et où nous continuons de sombrer dans le péché.
Au moment précis où la mort nous surprendra, nous nous tiendrons devant le Christ Juge. Nos cris de supplication, nos larmes, nos soupirs de repentir, qui sur terre pouvaient encore nous gagner le cœur de Dieu et, grâce aux sacrements, nous transformer de pécheurs en saints, ne seront plus d’aucune utilité aujourd’hui. Le temps de la miséricorde est révolu, voici que commence le temps de la justice.»
PRÉPARATION À LA MORT
La personne mourante doit tenir un crucifix, ou du moins en avoir un dans la chambre, où il puisse le voir facilement et souvent le contempler avec confiance. Un prêtre doit lui rendre visite pour l’extrême-onction, la confession et le pardon apostolique. Ceux qui restent au chevet du malade doivent s’abstenir de temps à autre de toute conversation mondaine (ils doivent également être en état de grâce, car leur péché peut influencer la manière dont ils prodiguent leurs soins au patient). Ils doivent plutôt lui adresser des paroles pieuses et réconfortantes, réciter le Saint Rosaire et l’encourager à réciter les prières suivantes :
Acte d’acceptation de la mort
Ô Jésus, adorant Votre dernier souffle, je Vous implore de recevoir le mien. Je ne sais pas si j’aurai le libre usage de mon entendement lorsque je quitterai ce monde, alors, dès maintenant, je Vous offre mon agonie et toutes les douleurs de mon départ. Vous êtes mon Père et mon Sauveur. Je remets mon âme entre Vos mains. Je désire que mon dernier instant soit uni à ta mort, et que le dernier battement de mon cœur soit un acte de pur amour pour toi.
Mon Seigneur et mon Dieu, dès maintenant j’accepte de tes mains, avec résignation et joie, la mort qu’il te plaira de m’envoyer, avec toutes ses douleurs et ses angoisses.
Jésus, Marie et Joseph, je vous donne mon cœur et mon âme.
Jésus, Marie et Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie et Joseph, que mon âme s’exhale en paix avec vous. Amen.
Le rôle des parents envers un enfant mourant
« Le rôle des parents envers un enfant mourant, et vice-versa, n’est pas de prier pour une prolongation de vie, mais de demander à Dieu la miséricorde et la grâce de se convertir, d’éviter l’enfer et d’abréger le purgatoire. La prière (en particulier le Rosaire) et la présence d’un prêtre pour administrer les derniers sacrements et le pardon apostolique sont donc indispensables. » Saint Padre Pio
L’HEURE DE LA MORT

Anne Catherine Emmerich y décrit une réalité invisible qui, selon elle, se déroule au chevet d’une personne dont la vie n’a pas été conforme aux valeurs spirituelles et dont la conscience est accablée par une profonde culpabilité.
Dans sa vision, la chambre du mourant n’est pas vide, mais devient un champ de bataille entre deux mondes. D’un côté, elle décrit la présence de figures obscures – des démons – qui tentent de contrôler l’âme par le désespoir.
Ces êtres rappellent au pécheur chaque mauvaise décision, chaque trahison, chaque haine qu’il a nourrie durant sa vie, et essaient de le convaincre qu’il n’y a plus de pardon possible.
Emmerich voit comment ces forces obscures créent une atmosphère d’angoisse et de pression spirituelle autour du lit.
De l’autre côté, la mystique perçoit également la figure d’un ange gardien et l’action de la grâce divine, qui, jusqu’au dernier instant, s’efforce de susciter chez le pécheur le moindre élan de repentir.
Elle décrit cette scène comme une lutte acharnée pour le libre arbitre de l’homme. L’ange tentait de rappeler au pécheur des moments de bonté ou de l’encourager à implorer son aide intérieure. Ce combat était d’autant plus poignant qu’il se déroulait dans le silence, tandis que l’entourage du mourant ignorait souvent l’immense bataille qui se jouait pour son salut éternel.
La vision s’achève en soulignant l’importance de la prière pour les mourants. Emmerich affirmait que les prières des proches ou d’inconnus, à cet instant précis, renforçaient l’ange et affaiblissaient l’influence des forces obscures.
Dans ses écrits, ce récit constitue un avertissement solennel contre le report de la remise en question de sa vie, mais aussi un témoignage que, jusqu’au dernier souffle, rien n’est définitivement perdu.
Source : Anne Catherine Emmerich : La Vie et les Visions d’ Anne Catherine Emmerich (publié par la Société de Saint Adalbert).
Le combat pour l’âme d’un pécheur mourant
- La guerre spirituelle à l’heure de la mort
a) Le rôle du diable
Le passage met en évidence l’activité accrue du diable au moment de la mort. Cela correspond à l’enseignement catholique selon lequel Satan cherche à sécuriser les âmes pour une séparation éternelle de Dieu : « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qu’il dévorera. ». (1 Pierre 5:8)
Au moment de la mort, les efforts du diable s’intensifient car la destinée éternelle de l’âme est en jeu.
Saint Philippe Néri voit souvent le mal dans le lit des mourants (certains sont fidèles) les entraînant en enfer à cause du désespoir, de la colère et des péchés non confessés.
b) Les tactiques de l’ennemi
Le passage décrit une gamme de tactiques employées par les démons :
Fausse assurance : « Ne crains pas, tu seras guéri », pour empêcher la repentance.
Désespoir : Accusations de péchés passés et doutes sur la miséricorde de Dieu.
Angoisse: Remise en question de la validité des confessions passées et de la capacité à restituer.
Ces stratégies visent à embrouiller l’esprit du pécheur avec la confusion, la peur et le désespoir, ce qui l’empêche de se tourner vers Dieu dans ses derniers instants.
- Le poids du péché
a) La réalité omniprésente du péché
L’imagerie des péchés entourant l’homme mourant reflète la vérité biblique selon laquelle les péchés ont des conséquences, à la fois temporelles et éternelles : « Ils ne se disent pas dans leur cœur Que je me souviens de toute leur méchanceté; Maintenant leurs œuvres les entourent, Elles sont devant ma face. » (Osée 7:2)
« Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu » (Isaïe 59:2)
Les péchés non repentis, comme des « satellites », suivent le pécheur jusqu’au tribunal de Dieu. Ces péchés accusent le pécheur, révélant la vérité de ses choix de vie.
b) L’incapacité d’échapper au péché sans repentir
Le passage souligne la nécessité d’une repentance sincère. Les paroles de saint Bernard reflètent une profonde réalité spirituelle : « Nous sommes vos œuvres, nous ne vous abandonnerons pas. »
Cette personnification du péché comme inéluctable met en évidence les conséquences éternelles des actions non repenties.
- Le cœur endurci
a) Un esprit obscurci et un cœur endurci
Le passage décrit comment le péché habituel conduit à l’aveuglement spirituel et à l’obstination, qui deviennent insurmontables à la mort : « Un cœur endurci sera écrasé de peines, le pécheur entasse péché sur péché.» (Livre de Ben Sira Le Sage 3:27)
L’incapacité du pécheur à détester le péché dans ses derniers instants est une conséquence naturelle d’une vie passée à résister à la grâce de Dieu. Il est impossible à un pécheur obstiné de parvenir à la conversion sur son lit de mort, car au lieu de rechercher le pardon et la miséricorde de Dieu, il choisira de haïr Dieu pour son sort. Comme le disait saint Alphonse-Marie de Liguori, une âme obstinée et impénitente ne trouvera pas Dieu à l’instant de sa mort.
b) Le danger de la présomption et du repentir tardif
La présomption du pécheur – qui pense pouvoir se repentir à la dernière minute – trahit une mauvaise compréhension de la grâce. Saint Alphonse de Liguori prévient que le retard conduit à la paralysie spirituelle : « Un cœur endurci finira dans le malheur, celui qui aime le danger s’y perdra. » (Livre de Ben Sira Le Sage 3:26)
- La miséricorde de Dieu au milieu du désespoir
a) La miséricorde infinie de Dieu
Malgré le portrait sombre, l’enseignement catholique souligne que la miséricorde de Dieu est toujours disponible, même à l’heure finale : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. » (Psaume 103:8)
La parabole du fils prodigue (Luc 15:11-32) révèle la volonté de Dieu de pardonner à ceux qui reviennent à Lui avec un cœur contrit.
Les récits de Maria Simma montrent souvent qu’un simple geste d’amour ou une brève prière au dernier moment peuvent avoir un impact éternel.
Une femme, connue pour sa méchanceté et son aversion pour la foi, était considérée comme damnée après sa mort. Pourtant, Maria Simma la vit en vision dans un purgatoire profond mais empreint d’espoir. Il s’avéra qu’elle avait jadis accompli un acte de générosité : elle avait aidé une veuve pauvre et s’était souvenue de Dieu. Dieu préserva cette étincelle de bonté et, dans les derniers instants de sa vie, lui accorda la grâce du repentir.
De même, saint Jean-Marie Vianney consola la veuve d’un homme qui s’était suicidé : « Entre le pont et l’eau, il avait accompli un acte de repentir parfait. »
Ces histoires nous rappellent que Dieu ne cherche pas de raisons de condamner, mais la moindre faille dans le cœur par laquelle sa miséricorde peut pénétrer.
b) Coopération avec la grâce
Cependant, cette miséricorde exige une coopération. Le pécheur mourant doit surmonter le désespoir et revenir sincèrement à Dieu : « Revenez à moi de tout votre cœur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations! » (Joël 2:12).
« Ne trompez pas les gens avec le mot “miséricorde”. Dieu pardonne les péchés si nous nous en repentons. » Cardinal Robert Sarah
- Leçons pour les vivants
a) L’urgence de la conversion
L’image vivante du pécheur mourant sert de signal d’alarme pour rechercher la conversion avant qu’il ne soit trop tard : « Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » (2 Corinthiens 6:2)
Saint Thomas d’Aquin : « Pour les sceptiques et les non-croyants, j’ai une preuve qu’ils ne peuvent jamais écarter : il n’est jamais arrivé que quelqu’un a regretté d’être chrétien sur son lit de mort.»
Vivre une vie de repentance et de grâce garantit la disponibilité à rencontrer Dieu à tout moment.
b) L’importance des sacrements
Les catholiques sont appelés à fréquenter les sacrements, en particulier la confession et l’Eucharistie, qui préparent l’âme à une mort sainte.
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.» (1 Jean 1:9)
c) Pratiques spirituelles pour une mort préparée
Examen de conscience quotidien : rester conscient de ses péchés et de son besoin de la miséricorde de Dieu.
Dévotion à Marie : La prière du « Je vous salue Marie » demande son intercession « maintenant et à l’heure de notre mort ».
- Espérance dans la victoire du Christ
a) Le triomphe du Christ sur la mort
Si le passage met l’accent sur l’angoisse d’un pécheur mourant, il fait aussi implicitement allusion à la victoire du Christ sur le péché et la mort : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ! » (1 Corinthiens 15, 57)
« Ta mort sera comme ta vie. Si tu as vécu avec le Christ, tu mourras avec lui, même si personne n’est avec toi à ce moment-là.» Saint Augustin
b) Confiance dans la miséricorde de Dieu
Les catholiques sont encouragés à cultiver la confiance dans la miséricorde divine, comme le révèle sainte Faustine : « Plus le pécheur est grand, plus il a droit à ma miséricorde » Journal de sainte Faustine, 723
c) Le rôle de l’Église
L’Église apporte son soutien par des prières pour les mourants, l’onction des malades et le pardon apostolique, qui aident préparez l’âme à une mort paisible.
Les prêtres doivent accorder le Pardon apostolique (également appelé Bénédiction apostolique avec indulgence plénière) aux mourants, car c’est un puissant don de miséricorde de l’Église qui contribue à préparer l’âme à l’éternité.
« Par les saints mystères de notre rédemption, que Dieu tout-puissant vous libère de toutes les peines en cette vie et dans l’autre… » Formule du Pardon apostolique
PRÉPAREZ-VOUS POUR L’ÉTERNITÉ DÈS MAINTENANT
L’angoisse d’un pécheur mourant sert de rappel sobre des enjeux de la vie éternelle.
Elle met les croyants au défi de prendre le péché au sérieux, de se repentir sincèrement et de vivre dans un état de grâce.
Bien qu’elle mette en garde contre les dangers du retard et de la présomption, elle souligne également la miséricorde infinie de Dieu, qui désire que tous soient sauvés. (1 Timothée 2 :4)
L’Anglaise Mary Potter (1847-1913), déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II en 1988, ressentait un besoin profond et urgent de prier pour les mourants au moment où ils en avaient le plus besoin. Elle-même écrivit plus tard : « Les mourants ont besoin de nos prières aujourd’hui. Demain, il sera peut-être trop tard ! Nous en portons la responsabilité… des pécheurs sont sur leur lit de mort, des âmes vont à la perdition. » De son vivant, elle fonda un institut de religieuses dédié au soin des mourants.
Vieillesse : Se préparer à la grâce d’une mort heureuse
Vieillir est un chemin qui exige acceptation, humilité et préparation spirituelle. Tandis que le corps s’affaiblit, l’âme doit se fortifier dans la foi, le détachement des choses terrestres et la confiance en la miséricorde de Dieu. L’Église catholique enseigne que nos dernières années doivent être consacrées à la préparation de la vie éternelle plutôt qu’à l’attachement aux préoccupations du monde.
Le défi spirituel du vieillissement
La vieillesse s’accompagne de nombreux défis : le déclin physique, la solitude et la perte d’êtres chers. Pourtant, comme le rappelle saint Alphonse de Liguori, « Qui veut bien mourir doit bien vivre ». Cette étape de la vie ne consiste pas seulement à endurer la souffrance, mais à l’accueillir comme un chemin de purification.
Au lieu de déplorer la jeunesse perdue, les catholiques sont appelés à utiliser ce temps pour une conversion plus profonde. Saint Paul nous dit : « Notre être extérieur se détériore, mais notre être intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16). Notre attention doit se détourner des préoccupations terrestres pour se préparer au moment où nous rencontrerons Dieu face à face.
Se détacher du monde
L’un des plus grands défis spirituels de la vieillesse est le lâcher-prise : se détacher des ambitions, des possessions et des attachements qui nous définissaient autrefois. En vieillissant, nous devrions imiter la sagesse de saint François d’Assise, qui voyait en toute chose la nature éphémère et tournait son cœur vers le Ciel. Jésus lui-même nous a avertis : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre… mais amassez-en dans le ciel » (Mt 6:19-20).
Ce détachement ne signifie pas abandonner nos responsabilités, mais reconnaître que notre véritable demeure n’est pas ici-bas. La prière quotidienne, le Rosaire et la réception fréquente des sacrements (en particulier la confession et l’Eucharistie) nous aident à nous détacher du monde et à préparer nos âmes à l’éternité.
Le rôle de la souffrance dans la sanctification
La souffrance dans la vieillesse n’est pas vaine. L’Église enseigne que la souffrance, unie au Christ, a une valeur rédemptrice. Saint Jean-Paul II, qui a enduré de grandes souffrances à la fin de sa vie, disait : « Ne gaspillez pas vos souffrances. » Offrir ses douleurs, sa solitude et ses maladies pour le salut des âmes les transforme en une prière puissante.
Cette souffrance peut aussi approfondir notre confiance en Dieu. Le Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle : « Par la grâce de Dieu, la souffrance peut devenir participation à l’œuvre salvifique du Christ » (CEC 1521). Ainsi, plutôt que de résister à la vieillesse, nous devrions l’accueillir comme une ultime occasion de grandir en sainteté.
Préparation finale : Une sainte mort
Une mort vraiment heureuse est celle qui trouve l’âme en état de grâce. L’Église encourage tous les catholiques à :
Recevoir le sacrement de l’Onction des malades en cas de besoin.
Se confesser régulièrement.
Prier pour la grâce de la persévérance finale.
Réciter le saint Rosaire.
Offrir leur vie à Dieu, comme l’a fait saint Joseph, patron de la sainte mort. En fin de compte, vieillir n’est pas seulement synonyme de perte, mais aussi de gain du Ciel. Puissions-nous, à l’exemple des saints, vivre nos dernières années dans la paix, la sainteté et la joyeuse espérance de la vie éternelle.
Quiconque remet sa conversion à la fin de sa vie risque un purgatoire sévère
Tous ceux qui n’aiment pas Dieu, mais qui ne font que reporter leur conversion jusqu’au dernier moment de leur vie par peur de l’enfer, méritent la grande punition de la justice de Dieu et n’atteindront pas le salut immédiatement, seulement après de graves souffrances au purgatoire.
Nous lisons un exemple similaire dans la description de la vie du père Jean Corneille, un apôtre zélé de la sainte foi en Angleterre. A côté d’autres vertus exceptionnelles de ce serviteur de Dieu, nous voyons sa grande miséricorde envers les âmes souffrantes au purgatoire. Il priait avec encore plus de ferveur pour les personnes qu’il avait lui-même gagnées à l’Église catholique, car il les considérait comme ses enfants spirituels envers lesquels il avait de plus grandes obligations. Il les a soutenus de différentes manières chaque jour. Et ainsi, après s’être lavé les mains, il récita le psaume : « Du fond des profondeurs, je crie pour que le Seigneur Dieu les purifie de leurs péchés et les conduise au bonheur éternel. » En plus de prières fréquentes, il célébrait chaque semaine quatre messes pour les défunts en guise d’aumône. Pour savoir combien il les avait aidés, Dieu permit que quelques âmes lui apparaissent, pour le remercier de les avoir délivrées de la souffrance et en même temps pour lui demander de l’aide.
Voici un témoignage de Dorothy Arundel, une dame de haute société, d’une grande piété, qui devint plus tard religieuse: « Un jour, ma mère demanda au Père Cornelius de célébrer une messe pour l’âme de son premier mari, le baron John Sturton. Toute notre famille, environ 80 personnes, était présente à cette messe. Pendant le Mémento des morts, le Père John pria longuement. Après la messe, il nous parla, prenant comme texte ces paroles de l’Écriture Sainte : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur. » Il nous raconta qu’il avait eu une vision : il lui semblait voir devant lui un vaste espace semblable à une forêt en feu, et au milieu des flammes, le baron Sturton, qui, gémissant et souffrant, se plaignait de sa mauvaise vie, de son indifférence à la religion, surtout lorsqu’il était à la cour royale. Il s’accusait d’avoir fréquenté les églises protestantes pour le bien du peuple, bien qu’il fût catholique, ce qui causa un grand scandale parmi ses proches. Il regrettait profondément d’avoir été l’un des quarante-sept membres choisis par la reine Élisabeth pour condamner à mort l’innocente Marie Stuart, reine d’Écosse. Ce crime lui avait causé tant de douleur que cela hâta sa mort. Après cette confession, le baron s’écria, tel un second Job, selon les Saintes Écritures : « Ayez pitié ! Ayez pitié de moi, vous, mes amis, car la main du Seigneur m’a touché. » Ayant dit cela, il disparut. Le père John pleura amèrement en nous racontant cette vision, et nous pleurâmes tous avec lui. Le sacristain qui officiait à la messe, et qui fut plus tard martyrisé avec le père John pour la sainte foi, ainsi que tous les assistants et moi-même, aperçurent à ce moment-là sur le mur où se trouvait l’autel une lueur de feu. Pour comprendre la raison du châtiment sévère infligé à cette âme, nous pouvons citer les paroles du père William Westen, du même ordre, qui se trouvait à Londres au moment de la mort du baron Sturton. Il raconte que ce monsieur avait non seulement un prêtre catholique chez lui, ce qui l’exposait alors à un grand danger, mais qu’il vivait seul comme protestant, reportant sa conversion à la mort ; mais il ne put le faire, car, par hasard, en l’absence du prêtre, la mort le surprit. Cependant, Dieu, dans sa miséricorde, lui accorda un repentir sincère pour ses péchés. Il appela toute sa famille à lui et déclara vouloir mourir en enfant de l’Église catholique, car aucune autre foi véritable ne pouvait sauver son âme. Puis, avec un repentir sincère, il renonça au scandale causé par sa vie mondaine, oublia Dieu et les devoirs de la religion, et déclara qu’il pleurerait volontiers ce malheur avec des larmes de sang. Ce repentir sincère et noble le sauva de l’enfer et, lorsqu’il se présenta devant le tribunal de Dieu, il découvrit que le juge était miséricordieux, mais que la satisfaction de la justice divine devait être payée au purgatoire par de terribles tourments.»
Comment sauver un pécheur de la mort
Extrait du journal de Sainte Faustine N° 687
« Un jour, alors que je me rendais à la cuisine, j’ai entendu ces mots en mon âme : ¨ Récite sans cesse le chapelet que je t’ai enseigné. Quiconque le récite obtiendra une grande miséricorde à l’heure de sa mort. Les prêtres le donneront aux pécheurs comme ultime salut. Même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet ne serait-ce qu’une fois, recevra les grâces de mon infinie miséricorde. Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde. Je désire accorder des grâces insondables aux âmes qui se confient en ma miséricorde.¨»
Seigneur, fais que tous nos proches récitent le Chapelet de la Miséricorde Divine au moins une fois
Partagez-le avec le plus grand nombre et parlez de cette miséricorde insondable de notre Seigneur, afin qu’aucun de nos proches ne meure véritablement et vive éternellement.
CHAPELET DE LA MISÉRICORDE DIVINE
Priez pour les mourants
À chaque battement de votre cœur, une âme s’en va pour l’éternité. Nombreux sont ceux qui meurent subitement, dans des accidents de la route, des catastrophes naturelles, des AVC, des crises cardiaques, ou encore violemment à la guerre. Combien meurent dans la souffrance et la détresse spirituelle ? Contribuez au salut de ces âmes ! Participez et priez avec ferveur, en demandant le salut au Seigneur, par la puissante intercession de saint Joseph, protecteur des âmes dans le passage de la mort à la vie éternelle !
Que tous prient d’un cœur bienveillant pour les mourants. Qu’ils se souviennent d’eux lors de la Sainte Communion. Qu’ils accomplissent de bonnes actions et accumulent des mérites pour eux, afin d’implorer leur pardon et leur grâce. Qu’ils cultivent et répandent une véritable dévotion à saint Joseph, patron de la bonne mort, particulièrement les premiers mercredis du mois, ainsi que durant tout le mois de mars et lors de ses fêtes.
PRIÈRE DE LA BONNE MORT
MOURIR SANS REPENTIR
Sainte Thérèse d’Avila et sa vision d’une âme damnée lors de ses funérailles.
Sainte Thérèse était une grande sainte et enseignante espagnole du XVIe siècle, représentante d’un mysticisme célèbre. Elle était dotée de dons divins extraordinaires. Elle voyait dans le monde des morts et des âmes. du purgatoire, mais aussi de l’enfer. Dans sa biographie, elle relate une terrible vision de 1560, alors qu’elle assistait aux funérailles d’un riche noble.
Pendant les préparatifs des funérailles, j’ai vu de nombreux démons torturer son corps comme s’il s’agissait d’un jouet. Ils le torturaient, le jetaient çà et là avec de grandes fourches. Les gens n’avaient aucune idée de l’état de son âme, et ils ne voyaient rien… moi seul voyais tout… J’ai été rempli d’horreur en le voyant être porté au tombeau avec de grands honneurs, car il était riche, alors les gens le vantaient à tort comme un homme bon, mais il était tout le contraire… un grand pécheur endurci.
Pendant la cérémonie funéraire, je n’ai vu aucun diable, mais lorsque le cercueil contenant le corps a été descendu dans la tombe, soudain une multitude d’ombres noires ont émergé du sol et je les ai vues clairement. C’étaient des créatures répugnantes venues de l’enfer, c’étaient les diables eux-mêmes. Ils étaient nombreux, ces diables attendaient déjà le mort dans la tombe. Ces démons se sont jetés sur le corps et l’ont terriblement torturé. Ils ont encerclé l’âme, l’ont saisie avec force, se sont élevés au-dessus de la tombe et l’ont emportée dans les ténèbres de l’enfer. J’ai vu comment l’âme résistait, voulait se libérer d’eux… mais en vain… elle appartenait déjà à l’enfer et à la damnation… Dans ma tête, j’entendais des cris terribles, des bruits étranges… puis ils s’arrêtèrent…
Personne ne l’a vu. Je suis restée là, horrifiée, paralysée par la peur. Je me suis demandé avec horreur ce que ces démons allaient faire à l’âme d’un pécheur s’ils infligeaient cela à son corps.
J’étais extrêmement effrayé, horrifié, et plus tard j’ai appris par des gens que cet homme riche et respecté avait vécu longtemps dans le péché, l’impiété, l’immoralité et le blasphème. Il ne faisait rien pour les hommes et rejetait Dieu. Il ne vivait que pour ses actes impies et immoraux, pour la richesse et la malice. Il a volé de nombreux biens par escroquerie, il a réduit à la mendicité beaucoup de ceux qui croyaient en lui. Il a vécu publiquement de manière immorale et a provoqué de grands scandales… Il pensait vivre ici pendant des centaines d’années et il a donc agi de manière très impie et pécheresse…
Dieu, dans son amour et sa miséricorde, permit à cet homme d’avoir une maladie qui était sa dernière chance de conversion. Mais sur son lit de mort, il a finalement rejeté le prêtre, la sainte confession, n’a pas regretté ses crimes, était prétentieux, orgueilleux et s’est moqué de l’amour et de la miséricorde de Dieu jusqu’à son dernier souffle… Il s’est endurci jusqu’à son dernier souffle. À l’approche de la mort, l’homme semblait même vouloir se réconcilier avec Dieu… mais une multitude de démons l’entouraient et l’empêchaient de se repentir… Et ainsi il est mort… sans réconciliation, sans repentir, sans regret, sans sainte confession, sans recevoir les sacrements. J’ai vu des démons grimaçants, des diables se réjouissant d’avoir déjà son âme et de l’emmener vers la damnation éternelle et le feu de l’enfer… Cette vision m’a complètement horrifié. Je pensais à ce que les démons avaient fait à son âme après avoir tant torturé son corps.
Je n’en ai parlé à personne, car c’était terrible et on ne me croirait probablement pas… mais j’ai vraiment tout vu et je peux dire que dans les derniers instants de la vie d’un mourant, une grande bataille fait rage pour l’âme du mourant… Le diable se tient à son chevet, l’empêchant de se repentir et de se convertir. Et il y a aussi un ange qui le supplie et l’appelle à se repentir et à demander pardon à Dieu, à confesser ses péchés au prêtre et ainsi, réconcilié, à quitter ce monde pour son jugement personnel devant le Créateur.
Si des pécheurs qui refusent de se repentir voyaient tout cela… après cette terrible vision, ils imploreraient sûrement immédiatement la miséricorde de Dieu…
J’en ai tiré une leçon et compris combien je devais être reconnaissante envers Dieu qui, par sa grâce et son amour, me protège de l’impénitence et de la damnation…
Finalement, j’ai raconté tout cela à mon confesseur, qui en fut lui aussi surpris et effrayé. Je tremble de peur quand j’y pense. Sainte Thérèse d’Avila dans ses mémoires (L’expérience la plus terrible de la vie de sainte Thérèse d’Avila. Elle ne put se remettre de cette horreur pendant plus de six ans.)
Plusieurs citations de saints sur les graves conséquences de mourir dans un état de péché mortel et l’abus de la miséricorde et de la grâce de Dieu soulignent l’importance de la repentance et les dangers d’ignorer l’appel de Dieu à la conversion :
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Saint Alphonse de Liguori parlait souvent de la gravité du péché mortel et de ses conséquences. Il soulignait que ceux qui meurent sans repentance et en inimitié avec Dieu sont confrontés à une séparation éternelle d’avec Lui. « Le pécheur qui meurt en état de péché mortel, qui a abusé de la grâce de Dieu, sera éternellement perdu. Dans cet état, il est comme un arbre qui ne porte pas de fruit, et cet arbre est jeté au feu. »
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Les enseignements de saint Augustin se concentrent sur la nécessité de se repentir et de se convertir, car sans cela, on fait face à l’horreur de mourir sans la grâce de Dieu. « Dieu est plus disposé à pardonner que nous à demander. Mais si nous mourons sans repentance, nous rejetons définitivement la miséricorde de Dieu, et c’est la plus grande tragédie. »
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Sainte Thérèse d’Avila souligne l’urgence de se tourner vers Dieu avant la mort, car le moment de la mort est définitif et irréversible. « C’est un grand malheur quand une âme meurt sans se repentir, car à ce moment-là elle se coupe de la grâce qui pourrait la sauver. »
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Saint Jean Vianney (Curé d’Ars), souligne que Dieu ne force personne au salut, et que si une personne rejette à plusieurs reprises la miséricorde de Dieu, elle est libre de choisir son destin éternel. « Quand une âme s’est une fois livrée au péché et a refusé de se repentir, Dieu respecte son choix, et l’âme est alors perdue. »
- Sainte Catherine de Sienne souligne la finalité des choix de vie, en particulier en matière de péché, et le caractère irréversible de la mort en état de péché mortel. « L’âme qui est morte en état de péché mortel sera jetée dans l’abîme de l’enfer, car elle a fait son choix final contre Dieu. »
Ces citations nous rappellent l’importance de la repentance, la nécessité d’éviter le péché et la grande miséricorde de Dieu qui est accessible à tous, à condition que nous nous tournions vers Lui avant notre dernier souffle. Les saints nous mettent en garde contre les conséquences tragiques d’un abus de la grâce de Dieu et d’une mort impénitente, nous appelant à vivre une vie de sainteté et de vigilance.
En embrassant une vie de conversion et de confiance en la grâce de Dieu, les catholiques peuvent affronter la mort non pas avec angoisse, mais avec paix et espoir dans la promesse de la vie éternelle.
LA VIERGE MARIE : UNE PRÉSENCE MATERNELLE RÉCONFORTANTE À L’HEURE DE LA MORT
« Heureux es-tu, mon frère, si, à l’heure de la mort, tu te trouves lié par les douces chaînes de l’amour pour la Mère de Dieu.» Saint Alphonse de Liguori
Il est bien connu dans la tradition catholique que ceux qui prient fidèlement le Rosaire et ont une dévotion particulière à la Sainte Vierge Marie reçoivent un immense réconfort et une grâce, en particulier à l’heure de la mort. On croit que l’intercession de Notre-Dame apporte paix et assistance dans les derniers moments de la vie, comme promis dans la prière : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »
Cette assurance est profondément enracinée dans les enseignements catholiques, car Notre-Dame est vénérée comme la Mère de Miséricorde et le Refuge des pécheurs. Son amour maternel apporte un réconfort spirituel et, par le pouvoir du Rosaire, Elle intercède pour guider les âmes en toute sécurité vers la vie éternelle.
Saint Louis de Montfort l’affirmait en disant : « Le Rosaire est l’arme la plus puissante pour toucher le Cœur de Jésus, notre Rédempteur, qui aime sa Mère. En règle générale, ceux qui se consacrent au Rosaire trouvent espoir et grâce dans leur dernière heure grâce à la présence aimante de Maman Marie. »
Extrait du Journal de Sainte Faustine
« Lorsque je suis entrée un instant dans la chapelle, le Seigneur m’a dit : « Ma fille, aide-moi à sauver un pécheur mourant. Récite pour lui le Chapelet que je t’ai enseigné. » Tandis que je récitais le Chapelet, j’ai vu l’homme mourir au milieu d’atroces souffrances. Son Ange Gardien le défendait, mais il était, pour ainsi dire, impuissant face à l’immensité de sa misère. Une multitude de démons attendait son âme. Mais tandis que je récitais le Chapelet, j’ai vu Jésus tel qu’il était représenté sur l’image. Les rayons qui émanaient du Cœur de Jésus ont enveloppé le malade, et les puissances des ténèbres se sont enfuies paniquées. Le malade a rendu son dernier souffle paisiblement. Lorsque j’ai repris mes esprits, j’ai compris combien le Chapelet était important pour les mourants. Il apaise la colère de Dieu. »
Le dernier cri à Notre-Dame
Si une personne mène une vie pécheresse, mais s’améliore sincèrement et se repent, elle ne devrait pas être condamnée. Ce principe est magnifiquement illustré par un épisode tiré du livre de saint Alphonse-Marie de Liguori, Les gloires de Marie.
Dans la ville où œuvrait la bienheureuse sœur Catherine de Saint-Augustin, vivait une femme nommée Marie. Depuis sa jeunesse, elle menait une vie immorale, ce qui lui valut d’être bannie de la ville pour scandale. Elle se réfugia dans une grotte à l’extérieur de la ville, où elle fut retrouvée morte, probablement des suites d’une grave maladie. Tout le monde pensait qu’elle avait été damnée après sa mort.
Au bout de quatre ans, cependant, sœur Catherine, connue pour ses visions, aperçut une silhouette sombre alors qu’elle priait : l’âme de Marie, souffrant au purgatoire. Marie lui raconta qu’à l’heure de sa mort, abandonnée du monde entier, elle s’était tournée du plus profond de son cœur vers la Vierge Marie en lui disant : « Ô Marie, refuge des pécheurs, ayez pitié de moi.» À ce moment-là, elle éprouva un profond remords pour ses péchés et, par la miséricorde divine, échappa à l’enfer, mais dut aller au purgatoire, où elle endure aujourd’hui de grandes souffrances. Elle demanda à sœur Catherine de faire célébrer plusieurs messes pour elle et promit qu’après sa libération, elle prierait constamment pour elle au ciel.
Cette histoire montre qu’un repentir sincère au dernier moment et la confiance en la Vierge Marie peuvent apporter le salut même à quelqu’un que tout le monde considère comme perdu.
« Marie est si pleine d’Amour que nul n’est rejeté lorsqu’il implore son intercession, quel que soit son péché. » Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
SECRETS DE L’AU-DELÀ : CE QUE LES AMES ONT DIT SUR LES DERNIERS INSTANTS DE LEUR VIE
Maria Simma disait souvent que les âmes du purgatoire lui révélaient une vérité que beaucoup ne comprennent qu’à l’agonie, lorsqu’il n’y a plus de retour possible.
Un soir, selon ses propres dires, l’âme d’un homme mort subitement dans un accident de voiture lui est apparue. Il n’était pas préparé à la mort.
Lorsqu’elle lui est apparue, il était encore bouleversé. Il lui a dit : « Le pire n’était pas de mourir. Le pire, c’était de réaliser que j’avais pris ma vie pour acquise. »
À l’instant fatidique, il aurait vu trois choses :
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Toute la vérité sur lui-même.
Non pas ce qu’il prétendait être en public, mais ce qu’il portait réellement au fond de son cœur.
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Toute la souffrance qu’il avait infligée.
Il a vu la douleur qu’il avait causée aux autres, même celle qu’il aurait voulu oublier.
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Et la miséricorde infinie de Dieu. Non pas une condamnation… mais une offre de pardon qu’il a acceptée au dernier moment.
L’âme a dit à Simma que le moment le plus important de la vie n’est ni la carrière, ni l’argent, ni le regard des autres, mais l’état de son cœur à cet instant ultime.
Et elle aurait ajouté un dernier avertissement : « N’attends pas la minute de ta mort pour commencer à bien vivre. Tout le monde ne le comprend pas.»
Puis elle a disparu, « comme une lumière qui passe à l’horizon », a décrit Simma.
Nicky Eltz : Souls in Purgatory Told Me (Parvis Publishing)
La mort vue par le Ciel – Témoignage de Catalina Rivas sur les derniers instants de sa mère
« Parlez-en au monde entier afin que tous puissent apprécier la grâce qui découle de l’accompagnement des mourants, de leur départ avec l’aide du Ciel. À ce moment-là, une part de Lui est présente dans cette pièce. C’est l’instant où le Seigneur visite ce lieu. » Jesus à Catalina
« Le souvenir du jour de la mort de ma mère me revient, exactement comme je l’avais vu en vision.
Elle était allongée sur le lit. Nous l’avions couchée sur le côté droit. J’essuyais le sang qui coulait de son nez. Elle tenait ma main et murmurait : ¨ Je veux être avec toi.¨
¨ Maman, as-tu peur ?¨ demandai-je, inquiète.
¨ Je n’ai pas peur, mais je veux être avec toi.¨
Et puis… j’ai commencé à voir. Derrière sa tête, à la fenêtre, se tenaient les saints : Saint Joseph, Saint Antoine de Padoue, Sainte Rose de Lima, Saint Dominique Guzmán, Saint Sylvestre et son ange gardien Léopold – agenouillés, ils priaient et caressaient la tête de ma mère.
Il y avait aussi d’autres personnes – des femmes et des hommes, jeunes et vieux, une quarantaine d’âmes. Ils priaient avec ferveur.
Parmi eux se trouvait un jeune homme en aube blanche, tenant à la main un bol d’encens doré d’où s’élevait de la fumée. Il parcourait la pièce, chassant avec elle les ombres obscures qui se tenaient au loin, incapables de s’approcher. Il protégeait ma mère. Il priait à voix basse.
Jésus me parla : ¨ Ce sont ses saints patrons et les âmes qu’elle a secourues par ses prières et ses souffrances. Ils sont venus l’accompagner dans ce voyage. Même si elle ne les connaissait pas, eux, ils la connaissent.
Pendant que nous changions ma mère, elle regarda par-dessus mon épaule et dit : ¨ Il est temps pour moi de les rejoindre.¨
Nous avons chanté un psaume et elle répétait les paroles. Soudain, elle s’écria : ¨Allumez la lumière !¨
Nous avons compris qu’elle ne voyait plus la terre, mais la lumière de l’éternité.
Alors, elle me serra la main et commença à répéter : ¨ Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel… Maintenant ! Maintenant !…¨
Nous avons commencé à prier ensemble le Chapelet de la Miséricorde Divine.
Maman remua les pieds comme si elle voulait se lever et partir.
¨ Ne me retenez pas !¨ s’écria-t-elle.
Elle répétait sans cesse : ¨ Père, mon esprit… maintenant !… maintenant !…¨
Nous l’avons aidée à terminer : ¨Père, je remets mon esprit entre Tes mains.¨
Un instant plus tard, sur le côté gauche de la pièce, j’ai aperçu un autre groupe de personnes – des membres décédés de notre famille : mon père, ma grand-mère, ma tante et d’autres. Ils nous regardaient avec amour. Un chœur d’anges descendit du ciel, créant deux rangées de lumière.
Et puis maman dit : ¨Attends ! Je dois encore voir la Vierge Marie…¨
Je lui tendis l’image de Marie Auxiliatrice. Mais elle la regardait par-dessus.
Soudain, elle dit : ¨ La voilà ! Tu la vois ? Fais de la place pour Mère…¨
Et alors je la vis aussi – la Vierge Marie, descendant du ciel, flottant dans les airs. Marie étendit les bras et se tint aux pieds de maman. Dans une main, elle tenait une robe blanche. Maman lui tendit la main – Marie la prit tendrement. Maman perdit connaissance un instant… et s’en alla. Je vis son âme quitter son corps. Elle flotta vers Marie. Marie l’enlaça, sourit et enfila sa robe blanche, l’ajustant avec soin. Maman posa sa tête sur l’épaule de la Mère de Dieu. Puis elles s’élevèrent ensemble – accompagnées d’âmes et d’anges. La pièce se vida. Saint Joseph nous a donné sa bénédiction. Et il est parti – avec les saints.
Jésus a dit : « Annoncez au monde que le moment de la mort est sacré. Le Ciel est présent. Persévérez dans la prière. Priez pour les mourants. Soyez une lumière. »
LES DERNIERS MOTS DE 11 SAINTS AVANT DE MOURIR
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« J’en suis arrivée au point de ne plus pouvoir souffrir, car toute souffrance m’est douce… Mon Dieu, je vous aime. » Sainte Thérèse de Lisieux
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« Que votre volonté soit faite. Viens, Seigneur Jésus ! » Saint Augustin
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« Je vois mon Seigneur. » Saint Antoine de Padoue
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« Jésus. Maria. » Saint Padre Pio
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« Jésus, je t’aime. Jésus, je t’aime. » Sainte Teresa de Calcutta
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« Laisse-moi aller à la maison du Père. » Saint Jean-Paul II
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« Je meurs en bon serviteur du roi, mais d’abord de Dieu. » Saint Thomas More
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« Jésus, Jésus, Jésus ! » Sainte Jeanne d’Arc
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« Je meurs de joie, car je désire être unie à mon Dieu. Vis pour ne pas craindre la mort. Pour ceux qui vivent bien dans le monde, la mort n’est pas effrayante, mais douce et précieuse. » Sainte Rose de Viterbe
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« Aimez-vous les uns les autres comme des frères. Faites du bien à tous et du mal à personne… Dites à mes garçons que je les attends tous au paradis. » Saint Don Bosco
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« Je pardonne à Alessandro Serenelli [son meurtrier]… et je le veux avec moi au paradis pour toujours. » Sainte Maria Goretti
Les « 7 Oraisons de dévotion pour la réception du Sacrement de l’Extrême-Onction » de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort pour les Agonisants:
Aux yeux : Montrez, doux Jésus, je Vous prie, par les larmes que Vous avez versées de vos yeux, d’effacer les péchés que j’ai commis par le dérèglement de ma vue, afin qu’ayant achevé la course de ma vie, je puisse voir la beauté de votre divin visage, qui fait le paradis de mes regards.
Aux oreilles : Montrez, doux Jésus, je Vous prie, par la pureté céleste de vos oreilles, de laver l’impureté des miennes, afin qu’à l’heure de ma mort, ne craignant point d’ouïr un arrêt funeste de votre bouche, je me présente avec joie devant votre Trône, pour recevoir la couronne et pour entendre ces douces paroles : « Venez les bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous est préparé dès le commencement du monde ».
Aux narines : Mon doux Jésus, je Vous prie, par la douce odeur de vos vertus, et par la patience avec laquelle Vous souffrîtes la puanteur du Calvaire pour me délivrer de celle de l’Enfer, de me pardonner les péchés que j’ai commis par ma délicatesse et par les dépenses superflues que j’ai faites pour contenter mon odorat, afin qu’à l’heure de ma mort rien ne m’empêche de Vous dire : « Attirez-moi à Vous, nous courons à l’odeur de vos parfums ».
À la bouche : Montrez, doux Jésus, je Vous prie, par la puissante vertu des paroles sacrées qui sont sorties de votre bouche, de me pardonner l’intempérance de ma bouche et l’incontinence de ma langue, afin que sortant de cet exil, j’entre avec joie dans le Temple de votre gloire, pour chanter éternellement vos louanges.
Aux mains : Montrez, doux Jésus, je Vous prie, par les sacrées Plaies de vos mains, d’anéantir tous les désordres des miennes, afin qu’après mon décès, je puisse Vous embrasser très étroitement, et m’unir à Vous pour jamais.
Aux pieds : Mon très doux Jésus, je Vous prie, par les sacrées Plaies de vos pieds, de me pardonner tous les pas que j’ai faits dans les voies de l’iniquité, afin que mon âme étant dérangée du poids de ce corps mortel, prenne son vol vers Vous, qui êtes son centre et le lieu de son repos.
Aux reins : Mon très doux Jésus, je Vous prie, par la douce plaie de votre Cœur, et par l’innocence de votre très sainte vie, de me pardonner les excès honteux de ma concupiscence ; faites-moi, s’il Vous plaît, un bain de votre Sang, en qui seul je mets toute mon espérance ; appliquez-moi les mérites de l’Eau qui sortit de votre sacré Côté, pour laver les taches de mon corps et de mon âme, afin qu’étant parfaitement purifié, en sortant de cette misérable captivité, je me trouve heureusement en Vous, qui êtes le vrai Paradis des délices éternelles.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) – Dispositions pour bien mourir, Chapitre II, nos 27 à 33, pp. 1778-1780
Priez quotidiennement saint Joseph, le patron de la bonne mort et le sainte Rosaire.
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