LE RÔLE DES FEMMES

Ne sous-estimez jamais la valeur éternelle de votre service humble et caché. Aux yeux du Ciel, c’est un acte héroïque.

Dans le monde moderne, de nombreuses femmes s’efforcent d’être tout à la fois : guerrières de prière, missionnaires, animatrices communautaires et travailleuses professionnelles. Bien que ces efforts soient nobles, la foi catholique nous rappelle que chaque vocation a son propre ordre. Pour les femmes mariées et les mères, le premier champ de mission n’est pas la paroisse, le lieu de mission, ni même le groupe de prière, mais le foyer.

La vocation à la maternité et à l’épouse
Dieu, dans sa sagesse divine, a confié aux femmes la responsabilité sacrée de nourrir la vie, non seulement biologiquement, mais aussi spirituellement et émotionnellement. La mission première d’une mère n’est pas de sauver le monde, mais de sanctifier son foyer. Au sein de la famille, elle cultive l’amour, la vertu et la sainteté chez ses enfants. Négliger cet autel – le foyer – tout en passant trop de temps à l’autel des activités de l’église, des missions, ou même de longues heures de travail, c’est risquer de négliger les âmes mêmes que Dieu a personnellement confiées à ses soins.
« Une femme mariée doit souvent quitter l’autel de Dieu pour le servir dans son foyer ; en cuisinant et en accomplissant d’autres tâches ménagères, elle sert Dieu autant que si elle était en prière.» Sainte Françoise de Rome. Sa vie était un magnifique mélange de mysticisme profond et de maternité fidèle. Elle a su équilibrer prière et action, prouvant que la sainteté n’est pas réservée aux couvents, mais s’épanouit aussi en étant une mère au foyer.

Mères, ne vous laissez jamais berner en pensant qu’il y a quoi que ce soit d’ignoble ou de honteux à rester à la maison et à élever vos enfants.
Ne croyez pas au mensonge selon lequel vous êtes opprimée si vous travaillez au foyer plutôt que sur le marché du travail. Se consacrer pleinement à son rôle d’épouse et de mère n’est pas une forme d’oppression ; c’est une véritable libération.
De nombreuses femmes ont cru à ce mensonge : elles ont enfilé un tailleur, pris une mallette, confié leurs enfants à quelqu’un d’autre pour les élever et sont entrées sur le marché du travail, pour finalement réaliser, quinze ans plus tard, qu’elles et leurs enfants avaient un vide profond dans leur cœur.
Nombre de ces femmes de carrière disent aujourd’hui qu’elles auraient préféré se consacrer à la maternité et au foyer.
« C’est un péché mortel pour une femme de travailler hors du foyer sans raison valable. L’enfant a un droit moral à sa formation intellectuelle… Le mari… doit travailler et ne peut donc pas s’occuper du foyer et des enfants en permanence ; c’est pourquoi elle (la femme) doit être son aide. Ce droit des enfants est si grave, car il a un impact si profond sur leur formation morale, et donc sur leur salut, que c’est un péché mortel pour une femme de travailler hors du foyer sans raison valable. » ~ Père Chad Ripperger (Homélie : Féminisme : Les femmes et l’ordre naturel)

Dans la tradition catholique, le foyer est souvent appelé l’Église domestique, et la mère en est le cœur. Elle nourrit non seulement les corps, mais aussi les âmes, élevant des saints, façonnant les consciences et construisant le Royaume de Dieu, un repas, une prière et une correction pleine d’amour à la fois.
« Il n’y a rien de plus repoussant qu’une femme insouciante, superficielle et arrogante, surtout lorsqu’elle est mariée. Une épouse chrétienne doit être une femme profondément dévouée à Dieu, un ange de paix au sein de sa famille, pleine de dignité et de courtoisie envers son prochain. » Saint Padre Pio

Trouver l’équilibre
Un enfant a dit un jour à sa mère : « Maman, je ne veux plus que tu travailles. Je te vois rarement. Quand tu pars au travail, je dors encore, et quand tu reviens, parfois je dors déjà… Pendant tes jours de congé, tu n’as jamais envie de jouer avec moi ! Je pense que c’est la faute de ton travail : il te vole toute ton énergie… Parfois, ce travail me met en colère.» Les larmes aux yeux, il a poursuivi : « Je serais heureux de t’avoir pour moi tout seul, tout le temps. Peu importe ce qu’il y a à manger, tant que tu es là avec moi.»Ces mots, bien que simples, transpercent le cœur d’une mère. Car même le repas le plus élémentaire, servi avec amour et présence, est plus nourrissant pour un enfant qu’un banquet servi en l’absence de tout sentiment.
Il ne s’agit pas de condamner le travail des femmes, ni leur service dans l’Église. Nombre d’entre elles doivent travailler pour survivre. Nombre d’entre elles rendent un grand service au Corps du Christ. Mais la clé est l’équilibre. Une mère doit constamment discerner : suis-je plus disponible pour les autres que pour mes propres enfants ? Ma présence est-elle source de paix et de formation pour ma famille ?
Les saints nous rappellent que la sainteté se trouve dans les tâches ordinaires accomplies avec un amour extraordinaire.

Un appel aux pères pour qu’ils reprennent leur rôle

Si de nombreuses femmes portent le poids d’un double rôle – mère et soutien de famille –, ce n’est pas la nature même de la famille. Le mari, en tant que chef de famille, doit assumer la responsabilité que Dieu lui a donnée de pourvoir aux besoins de sa famille. Un homme qui se dérobe à son devoir, qui recherche la facilité plutôt qu’un leadership sacrificiel, sème le désordre au foyer. Un esprit efféminé chez les hommes – marqué par la paresse, l’irresponsabilité ou le refus de travailler – contraint les femmes à assumer des rôles et des fardeaux contre nature.
Saint Paul nous rappelle : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas » (2 Thessaloniciens 3:10). L’homme catholique est appelé à être un soutien de famille, un protecteur et un prêtre de l’Église domestique. Lorsque ce rôle est fidèlement rempli, la femme est libre d’assumer son rôle naturel de nourricière, de cœur du foyer et d’ancrage moral de la famille.

Éloge des mères guerrières
Nous devons honorer les femmes qui portent des fardeaux au-delà de leurs forces, celles que les circonstances obligent à être à la fois mère et père. Leur courage mérite notre admiration. Mais nous prions aussi pour un monde où les pères reprennent le rôle que Dieu leur a donné, afin que les mères puissent librement assumer la belle et vitale tâche de former des saints à la maison.

Seigneur Jésus, je m’abandonne à toi, aide-moi à être une bonne épouse et une bonne mère.

Que chaque femme catholique se souvienne :
Votre foyer est votre premier couvent.
Vos enfants sont vos premiers disciples.
Votre mariage est votre première mission.
Et vos devoirs quotidiens, aussi petits soient-ils, sont des actes d’amour offerts à Dieu.

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