COMMUNIER EN ÉTAT DE PÉCHÉ MORTEL
Sachez que notre confession et notre communion régulières, reçues en état de grâce, ne se font pas par peur de l’enfer mais par amour pour Jésus, et comme une répétition et une préparation à la grâce d’une mort heureuse et sainte.
Communiquer en état de péché mortel est considéré comme l’une des offenses les plus graves contre Dieu dans l’Église catholique. Cet acte est une communion sacrilège, c’est-à-dire une profanation de ce qui est sacré : le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus-Christ présents dans l’Eucharistie.
« L’une des paroles les plus troublantes que j’ai entendues de la bouche d’une personne possédée lors d’un exorcisme est la façon dont les démons accompagnent chaque communiant en état de péché mortel lorsqu’il se présente à la sainte communion. Et lorsque le communiant reçoit le corps du Christ, les démons exultent devant le sacrilège commis et la condamnation qu’il s’impose. Père Winston Fernandez Cabading, exorciste
Comme l’enseigne l’Église catholique, il convient de s’approcher de la sainte communion en état de grâce sanctifiante. « Si une personne a conscience d’un péché grave, elle doit d’abord recevoir le sacrement de la réconciliation » (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 1385)
Pourquoi est-ce la pire offense ?
-
C’est une violation directe de la sainteté de Dieu
L’Eucharistie est le sacrement le plus saint, contenant Jésus-Christ Lui-même. Le recevoir dans une âme morte dans le péché, c’est inviter le Dieu Très-Saint dans une demeure gouvernée par Satan.
-
C’est un mensonge devant Dieu
Communier publiquement exprime votre union avec Dieu et l’Église. Si votre âme est en état de péché mortel, c’est un mensonge, une forme d’hypocrisie spirituelle et de blasphème.
-
Il crucifie à nouveau le Christ
Cette offense fait écho à la trahison de Judas, qui prit la première communion puis partit trahir le Christ.
Avertissements bibliques
« C’est pourquoi, quiconque mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur… Car celui qui mange et boit indignement mange et boit un jugement contre lui-même.» (1 Corinthiens 11:27-29)
Ce verset enseigne que recevoir indignement l’Eucharistie n’apporte pas la grâce, mais la condamnation : vous êtes coupable de la mort du Christ lui-même.
« Qu’en pensez-vous ? Ne sera-t-elle pas encore plus grave, la peine que méritera celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le sang de l’Alliance par lequel il a été sanctifié, et outragé l’Esprit qui donne la grâce ? » (Hébreux 10:29)
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. » (Galates 6:7)
Une réception indigne est un affront au Saint-Esprit et bafoue le Sang du Christ.
Effets sur l’âme, le corps et la vie
-
Âme
Commet un péché mortel de sacrilège, aggravant la séparation de l’âme d’avec Dieu.
Conscience endurcie : perte de la grâce, de la paix et de la lumière spirituelle.
Expose l’âme aux influences démoniaques et à d’autres péchés.
-
Corps
Saint Paul avertit : « C’est pourquoi beaucoup parmi vous sont faibles et malades, et beaucoup sont morts » (1 Co 11:30).
Des maladies et des conséquences physiques peuvent survenir en raison de la corruption spirituelle.
-
Vie
Perte de la protection divine, conduisant au désordre, au chaos et aux malédictions. Les prières deviennent inefficaces. Un cœur endurci peut conduire à l’impénitence finale, au risque de mourir sans repentance, la voie de la damnation éternelle.
Pères et Docteurs de l’Église
Saint Jean-Marie Vianney : « S’approcher de l’autel et recevoir le Corps du Christ en état de péché mortel, c’est jeter le Dieu très saint aux égouts. »
Saint Alphonse de Liguori : « Quiconque communie en état de péché mortel non seulement n’en tire aucun bénéfice, mais commet un sacrilège odieux et mérite ainsi l’enfer. »
Saint Augustin : « Personne ne mange cette chair sans l’adorer au préalable ; nous pécherions si nous ne l’adorions pas. » (Enarrationes in Psalmos)
Saint Jean Chrysostome : « Je suis coupable, non seulement si j’ose y participer indignement, mais si je garde le silence quand d’autres le font. »
Saint Thomas d’Aquin : « On ne doit pas recevoir ce sacrement avec la conscience d’un péché mortel, même en étant contrit, sans confession. » (Somme Théologique, III, Q.80, A.4)
« Quiconque reçoit l’Eucharistie en état de péché mortel reçoit le Christ, mais pas la grâce du sacrement – et il commet un péché grave. »
Magistère pré-Vatican II
Concile de Trente, Session XIII, Canon 11 : « Si quelqu’un prétend que la foi seule suffit à préparer à recevoir le sacrement de la très sainte Eucharistie, qu’il soit anathème. Et pour éviter qu’un si grand sacrement ne soit reçu indignement et donc condamné à mort et à la condamnation, ce saint concile décrète et déclare que la confession sacramentelle doit être faite en premier lieu, même si l’on est conscient d’un péché mortel, même si l’on se croit contrit.»
Pape Pie XII (Mediator Dei, 1947) : « Il est nécessaire que les fidèles soient avertis qu’ils ne doivent s’approcher du saint autel qu’avec une âme pure et sainte ; autrement, ils encourent la culpabilité de sacrilège.»
Appel à l’action : Confession fréquente
Avant de recevoir l’Eucharistie, examinez votre conscience. Si vous avez connaissance d’un péché mortel (par exemple, péché sexuel, absence à la messe dominicale sans motif grave, haine, avortement, etc.), confessez-vous d’abord. Ce n’est qu’alors que votre âme devient un temple digne du Roi des rois.
Catéchisme de l’Église catholique 1385 : « Quiconque a conscience d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant de communier.»
Avertissement aux prêtres
La plus grande offense à Dieu à notre époque réside dans les innombrables communions sacrilèges commises quotidiennement. Combien d’âmes se précipitent pour recevoir le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur tout en vivant dans le péché mortel ? C’est un grave sacrilège qui implore justice au Ciel.
Prêtres, vous avez le devoir sacré de garder le Saint-Sacrement ! Imposer la confession fréquente dans votre paroisse. Ne permettez pas à votre troupeau de continuer à offenser Dieu. Un pasteur qui autorise des communions sacrilèges sans être puni devra répondre devant le Juste Juge.
Les offenses contre la Sainte Eucharistie
Trop de personnes aujourd’hui s’approchent de l’autel avec un cœur impur et impénitent :
- Recevoir la Sainte Communion sans avoir fait sa première communion correctement.
- Vivre ouvertement dans le péché, célibataires mais en concubinage.
- Pratiquer des actes homosexuels.
- Politiciens corrompus qui abusent de leur pouvoir.
- Praticiens de l’occultisme s’adonnant à la sorcellerie et à la superstition.
- Adolescents accros à la masturbation et à la pornographie.
- Ivrognes, toxicomanes, joueurs et esclaves du vice.
- Catholiques qui négligent la confession pendant des années, mais reçoivent la Communion comme si c’était du pain.
La Sainte Communion est un don réservé à ceux qui sont en état de grâce, libres même de tout attachement délibéré au péché véniel. Piétiner ce don, c’est crucifier à nouveau le Christ.
Chers prêtres, cessez la Communion sacrilège dans votre paroisse, sinon vous périrez !
Les conséquences d’ignorer la communion sacrilège ne sont pas négligeables. Le châtiment s’abattra non seulement sur les communiants coupables, mais aussi sur le prêtre qui n’a pas corrigé, instruit et imposé la confession.
Saint Jean-Marie Vianney a averti : « Le prêtre sera tenu responsable devant Dieu des âmes qui périssent par son silence, sa négligence ou sa lâcheté.»
Prêtres, levez-vous ! Ne soyez pas paresseux dans l’audition des confessions. Placez la confession au cœur de votre paroisse. Prêchez sur la gravité du sacrilège. Avertissez les tièdes et réprimandez les pécheurs obstinés. Mieux vaut offenser l’homme qu’offenser Dieu.
Si vous permettez que des communions sacrilèges se poursuivent sans correction, sachez ceci : vous périrez avec votre troupeau si vous ne vous repentez pas.
« Maudit soit l’homme qui fait l’œuvre du Seigneur avec tromperie.» (Jérémie 48:10)
Recevoir la Sainte Communion est l’union la plus intime avec Jésus sur cette terre. La faire indignement n’est pas seulement un péché, c’est une trahison de l’amour divin. « Soyez saints, car je suis saint.» (1 Pierre 1:16)
Approchons-nous de l’autel avec crainte, amour et tremblement, purifiés par la grâce, afin que le Pain de Vie apporte la guérison et non la condamnation.
À lire : CONCUBINAGE VS SACREMENTS
Pas encore de messages