ATTAQUES SPIRITUELLES


« En danger et en détresse, ils fuient vers Marie. La Sainte Vierge m’a toujours aidée et le fera encore.» Saint Don Bosco

La vie spirituelle est un champ de bataille et, parfois, nous pouvons subir de profondes attaques spirituelles qui affaiblissent notre détermination, notre foi et notre connexion avec Dieu. Nombreux sont ceux qui rencontrent des difficultés spirituelles dans leur cheminement vers Dieu. L’une des principales stratégies de l’ennemi consiste à tromper et à rendre inconscient ce qui se passe dans sa vie. On croit souvent que les difficultés rencontrées ne sont qu’une lutte naturelle, mais en réalité, quelque chose de bien plus complexe se trame : une attaque spirituelle !
Ces attaques peuvent se manifester de diverses manières, comme une perte de désir spirituel, de la fatigue ou un sentiment de désespoir. Comprendre ces signes et se tourner vers les trésors de l’Église – la prière, la pénitence et les sacrements – peut fournir la force nécessaire pour les surmonter.
« La vie présente est une guerre incessante avec l’enfer, où nous courons le danger constant de perdre notre âme et Dieu.» Saint Alphonse

Qu’est-ce qu’une attaque spirituelle ?
Une attaque spirituelle est une série d’événements orchestrés par le monde démoniaque, visant à détruire les promesses de Dieu, à affaiblir la foi, à opprimer le croyant et à retarder l’accomplissement de sa vocation.
Saint Paul nous le rappelle : « Ne nous laissons pas prendre au piège de Satan, car nous n’ignorons pas ses desseins. » (2 Corinthiens 2:11)

La Bible nous enseigne que le diable emploie diverses ruses et stratégies contre les hommes. Beaucoup croient à tort que Satan est stupide, mais depuis toujours, il étudie les pensées, les actions et les comportements de l’humanité. Il sait comment tenter.
Ses serviteurs sont passés maîtres dans l’art d’appuyer sur les bons boutons au bon moment ! Nous ne pouvons rester indifférents aux tactiques de l’ennemi. Nous ne pouvons vivre les yeux fermés sur notre spiritualité. Nous devons marcher selon l’Esprit et être attentifs à ce qui se passe autour de nous.

Comment reconnaître une attaque spirituelle ?

1. Perte du désir spirituel

Saint Alphonse Maria Liguori nous rappelle : « Celui qui prie est sauvé ; celui qui ne prie pas est damné. » Les attaques spirituelles commencent souvent par éroder notre désir de Dieu, faisant de la prière et de la messe des obligations plutôt que des sources de joie. Soudain, votre vie de prière stagne. Votre détermination est mise à l’épreuve et vous n’arrivez pas à la surmonter. Cette perte de faim spirituelle peut conduire à une déconnexion plus profonde de la foi.

2. Fatigue physique et émotionnelle

Les attaques spirituelles peuvent épuiser le corps et l’esprit. Le manque d’énergie et de vitalité est souvent la conséquence d’un long combat spirituel. P. Chad Ripperger note que l’épuisement physique accompagne souvent les luttes spirituelles, nous laissant plus vulnérables à la tentation. Maintenir une vie de discipline, de repos et de prière régulière est essentiel.

3. Frustration extrême, perte de paix intérieure

Lors d’une attaque spirituelle, l’ennemi utilise diverses circonstances pour accabler l’esprit et provoquer une profonde frustration. La personne assiégée devient nerveuse et agitée. L’ennemi bombarde l’esprit d’une multitude de pensées et de tentations constantes pour le voler. L’esprit devient irritable et fatigué. Il fait tout son possible pour provoquer un épuisement mental.

4. La distraction par les préoccupations matérielles

Monseigneur Stephen Rossetti prévient que se concentrer trop sur les questions du monde, comme l’argent ou le succès, peut nous éloigner de Dieu. Cette « attaque par le manque » détourne notre confiance de la Providence divine vers la sécurité matérielle, un outil subtil mais efficace de l’ennemi.

5. Affaiblissement de la vie de prière

Une vie de prière en difficulté laisse l’âme sans défense. Jésus a dit : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation…» (Mt 26:41). La confession et la messe redonnent de la force, invitant la grâce de Dieu à reconstruire notre armure spirituelle.

6. Réapparition des vieux péchés

Les vieilles habitudes et les péchés refont surface lorsque nous sommes sous attaque spirituelle. Au cours d’un long combat, il arrive souvent qu’une personne retombe dans ses anciennes habitudes pécheresses dont elle s’était déjà libérée. L’ennemi veut la voir de nouveau enchaînée par les mêmes chaînes. S’il parvient à la faire replonger dans le péché, il lui infligera honte, condamnation et un sentiment de défaite encore plus profond.
C’est un moment critique pour se tourner vers la confession, comme le dit saint Alphonse : « Le confessionnal est le tribunal de la miséricorde.» La confession fréquente non seulement pardonne les péchés, mais renforce l’âme contre les tentations récurrentes.

7. Perte de sens et de direction

Lors d’une attaque spirituelle, il y a souvent confusion quant à la direction spirituelle. L’un des principaux objectifs de l’ennemi est de détourner le croyant de sa mission. Ce processus commence par semer la confusion dans son cœur.
L’ennemi commence à convaincre la personne qu’elle devrait abandonner ce à quoi Dieu l’a appelée. Il utilise la confusion, la honte, l’intimidation et des intrigues sournoises pour dissimuler ses desseins.

8. Forte envie d’abandonner

Chaque croyant a une mission unique. Dieu lui a donné des dons et la grâce de l’accomplir. Lorsqu’une personne vit selon l’appel de Dieu, elle reçoit des bénédictions, trouve un épanouissement intérieur et connaît la joie.
Mais l’ennemi déteste qu’un chrétien marche selon le plan de Dieu. C’est pourquoi il fait tout son possible pour le décourager, le conduire au désespoir, l’amener à abandonner et à quitter sa place. C’est l’un de ses objectifs les plus importants.

9. S’éloigner des relations pieuses

L’isolement est un autre outil de l’ennemi. Le père Ripperger souligne que rester en contact avec des amis pieux et des communautés d’Église peut nous protéger des influences néfastes.

Mais le Seigneur expose ces attaques par sa lumière ! Les yeux spirituels s’ouvrent et la liberté s’installe.
Voici la réalité : nous sommes tous engagés dans un combat, non pas contre la chair et le sang, mais contre les puissances spirituelles du mal. Nous triompherons si nous nous abandonnons entièrement à Dieu. L’ignorance est le bastion de l’ennemi : lorsqu’un chrétien ignore les armes de Dieu et l’œuvre du Christ sur la croix, il devient vulnérable aux attaques démoniaques. Jésus a donné à l’Église sa puissance pour marcher dans la victoire : « En mon nom, ils chasseront les démons. »
Dieu est avec vous, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église !
Utilisez votre autorité en Christ et arrêtez l’attaque dès aujourd’hui !

Le rôle des sacrements
Les sacrements sont nos armes les plus puissantes dans la guerre spirituelle :
La confession : ce sacrement purifie l’âme, restaure la grâce et répare notre relation avec Dieu. Monseigneur Rossetti souligne souvent son pouvoir de guérison des blessures spirituelles et de rupture des chaînes du péché.
La Sainte Messe : l’Eucharistie fortifie l’âme, nous rappelant le sacrifice ultime du Christ. Chaque messe est un renouvellement de notre engagement envers la volonté de Dieu.
« Quand les gens sont vides de Christ, mille et une autres choses viennent les combler : la jalousie, l’inimitié, l’ennui, la mélancolie, le ressentiment, une vision mondaine, les plaisirs terrestres. Efforcez-vous de remplir votre âme de Christ afin qu’elle ne soit pas vide.» Saint Porpgyrios

Voici cinq étapes pour résister et surmonter les attaques spirituelles :

  1. Rappelez-vous qui vous a créé : Dieu vous a équipé pour affronter les tempêtes de la vie avec foi et courage.
  2. Revenir à la prière : Désignez un moment et un lieu pour la prière quotidienne, même lorsque cela semble difficile.
  3. Restez proche des sacrements : La confession fréquente et la participation régulière à la messe sont essentielles pour garder votre âme fortifiée.
  4. Pratiquez la vertu : Les actes de bonté, de charité et de pardon renforcent la force spirituelle et alignent votre cœur sur la volonté de Dieu.
  5. Résistez à l’isolement : Entretenez des relations avec des amis pieux et des communautés d’Église pour vous aider à porter les fardeaux les uns des autres.
  6. Padre Pio disait que les démons sont des chiens attachés qui ne vous font du mal que lorsque vous vous approchez d’eux. C’est pourquoi si votre vie est pleine de lumière, ils ne pourront jamais s’approcher de vous car l’Esprit du vrai Dieu est irrésistible pour eux. « Évitez de prononcer le nom du mauvais esprit. Si vous devez le prononcer, signez-vous afin qu’il ne vous fasse aucun mal. Car il signifie : « Tu m’as appelé, alors je suis venu ! » Vénérable aîné géorgien Gabriel (Ourgebadze) Éloignez-vous d’eux comme Jésus lorsqu’il dit au diable de s’en aller : VA-T’EN SATAN / VADE RETRO SATANAS ! Que jamais aucun tourment n’atteigne votre demeure. 

N’ayez pas peur des attaques

« Croyez fermement que plus les attaques de l’ennemi s’intensifient, plus Dieu est proche de votre âme. Méditez sur cette grande et consolante vérité et laissez-la pénétrer profondément en vous. » Padre Pio

Peut-être êtes-vous entré dans le ministère. Peut-être avez-vous commencé à prendre le Rosaire, la chasteté, l’apostolat plus au sérieux. Peut-être vous êtes-vous affirmé comme un homme de foi…
Et soudain, c’est le choc.
Soudain, des tensions familiales, des accès de colère, des tentations, de la fatigue, du dégoût, des attaques de la part de vos proches.
Savez-vous ce que cela signifie ?
Que vous venez de franchir la limite que le diable ne voulait pas que vous franchissiez.
Le diable n’attaque pas ceux qui dorment. Il attaque ceux qui s’éveillent.
Il attaque ceux qui représentent un danger pour lui.
Quand un homme se lève et prend le Rosaire entre ses mains, le ciel se réjouit, mais l’enfer tremble.
Et c’est pourquoi il attaque. Il se déchaîne. Il cherche vos faiblesses.
Mais n’ayez pas peur ! C’est le signe que vous êtes sur le bon chemin. Que le ciel guide votre route. « Mon fils, si tu veux servir Dieu, tiens bon dans la justice et la crainte et prépare-toi à l’épreuve ! (Sir 2:1)
Lorsque vous serez entré dans l’œuvre de Dieu, ne vous attendez pas à ce que l’ennemi vous laisse tranquille.
Mais souvenez-vous : Dieu ne t’a pas donné un esprit de crainte, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Timothée 1:7).
Les attaques ne sont pas un signe d’échec.
Elles sont le signe que vous combattez.
Et plus encore, que vous êtes proche d’un grand accomplissement. Sinon, l’ennemi n’aurait pas pris autant de risques pour vous arrêter.
Ne vous découragez pas.
N’ayez pas peur, même lorsque vous êtes tombé.
Car même lorsqu’un guerrier tombe, la Vierge Marie le relèvera s’il crie à son secours.
Ce n’est ni la force, ni la perfection, mais la fidélité qui fait de vous un guerrier.
La Vierge Marie recherche les fidèles, non les irréprochables.
Le diable craint davantage un homme seul qui crie en pleurant « Je vous salue Marie » que toute une foule qui ne prie qu’avec langue.
Acceptez-les comme un signe que le Ciel vous façonne et que l’Enfer vous craint.
Élevez votre chapelet. Relevez la tête.
Et poursuivez votre chemin, non par vos propres forces, mais au nom de la Reine du Saint Rosaire.
Si vous lisez ceci et que vous traversez une épreuve difficile, vous n’êtes pas seul. Dieu vous connaît.
Souvenez-vous : la résistance précède la victoire.

Embrasser l’espoir dans le plan de Dieu

« Le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen » (2 Timothée 4:18)

Aucune lutte ou souffrance n’est trop insignifiante dans l’immense plan de Dieu. Comme nous le rappelle saint Alphonse, « Dieu permet tout pour notre sanctification ». L’ennemi se bat toujours le plus durement quand il sait que Dieu a quelque chose de grand en réserve pour vous.
Cherchons le Sacré-Cœur de Jésus dans la prière, lui demandant de nous cacher dans son amour et de nous protéger de tout mal. Par le jeûne, la pénitence et la confiance dans les sacrements, nous pouvons vaincre chaque attaque spirituelle et en sortir plus forts dans la foi.
La prière (la Sainte Messe et le Rosaire) et le Sacrement (la Confession) sont indispensables.
La bataille spirituelle en nous ne se livre pas uniquement par nos propres forces, mais par la prière et la grâce de Dieu.
« Je sais que le Seigneur permet ces attaques du démon parce que sa miséricorde vous rend chers à ses yeux et qu’il veut que vous lui ressembliez dans l’angoisse du désert, du jardin et de la croix ; cependant, vous devez vous défendre en repoussant et en méprisant ses murmures maléfiques au nom de Dieu et dans la sainte obéissance. » Padre Pio
En priant, nous invitons l’assistance divine de Dieu pour nous aider à surmonter les tentations, à grandir dans la vertu et à aligner nos cœurs sur sa volonté.
La prière est l’armure que nous portons contre les forces des ténèbres, et grâce à une prière constante, nous sommes habilités à affronter les luttes spirituelles de la vie avec courage, paix et la force du Christ.
Nous pouvons toujours nous tourner vers Dieu dans la prière, en faisant confiance à sa miséricorde et à sa puissance pour nous conduire à la victoire.
« N’accordez pas trop d’importance à qui est avec vous ou contre vous, mais efforcez-vous de voir que dans tout ce que vous faites, Dieu est avec vous.» Saint Augustin

Sept saints ayant combattu le diable
Des tentatives de suicide de sainte Marie-Madeleine de Pazzi au pacte de sang avec le diable du bienheureux Egidio : le diable s’est attaqué aux saints, à leurs corps et à leur environnement. C’est le domaine de la spiritualité, le territoire du mysticisme. Ici, il est difficile de discerner la frontière entre ce qui se passe réellement hors du corps et ce qui est perçu comme la réalité. Pourtant, l’histoire connaît de nombreux cas où des saints ou des bienheureux ont été contraints d’affronter le diable et de subir de terribles tortures physiques et mentales. Tantôt Satan possédait leur corps, tantôt il les tourmentait par la colère ou l’obsession.
Dans son livre « Santi indemoniati », l’auteur Marco Tosatti cite plusieurs de ces cas. Nous vous en présentons sept.

  • Saint Jean de Castille, tenté de blasphémer

Jean de Castille, jésuite du XVIe siècle, blasphéma malgré lui, possédé par le diable. « Le diable », écrit son confrère jésuite Auguste Poulain, « utilisa aussi les mains de ce saint jésuite pour frapper ou brûler des images de la Vierge Marie. »

  • Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, tentée de se suicider

Nombreux sont les saints et bienheureux, possédés par le diable, qui furent tentés de se suicider. Marie-Madeleine de Pazzi, qui vécut dans la seconde moitié du XVIe siècle et était connue pour ses extases, quitta sa chambre la nuit de la Saint-André (30 novembre) et se précipita dans la cuisine pour prendre un couteau et tenter de se donner la mort. Dans d’autres situations, craignant que cela ne se reproduise, elle se mit à s’attacher.

  • Les âges bénis du Portugal, pacte de sang avec le diable

Égide, passionné de science et d’invocation des esprits des morts, conclut un pacte avec le diable lors d’un de ses voyages. « Il renonça à sa foi par un serment abominable et vendit son âme dans un contrat écrit de sa propre main et signé de son sang », écrit son biographe, le dominicain André de Resende.
Un jour, un esprit apparut à Égide sous les traits d’un chevalier en armure et lui ordonna de changer de vie. Terrifié, Égide implora le pardon du Seigneur et entreprit dès lors un cheminement spirituel qui le mena à devenir moine. Pendant sept ans, cet enfant de Dieu, qui vécut au XIIIe siècle, fut tourmenté par des démons qui lui rappelaient son passé et le pacte qu’il avait signé et qu’il n’avait pas respecté. Un jour, enfin, par l’intercession de la Vierge Marie, l’alliance fut annulée et les démons quittèrent Égide pour toujours, le laissant en paix.

  • Sainte Colette de Corbie, l’oppression diabolique sous forme animale

L’oppression du diable imprégna profondément la vie de sainte Colette de Corbie, née en 1380. Grande réformatrice des Clarisses, elle fut prise en otage par des démons qui se servaient d’objets ordinaires du quotidien pour perturber sa relation mystique avec Dieu.
Pierre de Valles, son confesseur, raconte : « Elle éprouvait une aversion instinctive pour les fourmis. Au couvent de Besançon, les démons la hantaient souvent avec ces insectes dans les lieux qu’elle affectionnait, sa chambre et la bibliothèque. Des milliers de petites fourmis se rassemblaient autour d’elle puis disparaissaient aussi vite qu’elles étaient apparues. »
En Languedoc, cette persécution prit la forme de mouches. En Picardie, son lit et sa chambre furent envahis par des escargots, des tortues et d’autres reptiles. Cette persécution dura sept ans avec une grande intensité et entraîna sa mort. Lorsqu’elle priait, des démons lui apparaissaient sous forme de mouches, de léopards, de lions et d’autres animaux de toutes sortes. Plusieurs de ses sœurs du couvent furent témoins de ces phénomènes.

  • Saint Nicolas de Tolentin, en proie à un combat diabolique

Saint Nicolas de Tolentino, ermite de saint Augustin, accomplit de nombreux miracles, dont trente furent reconnus authentiques par la commission chargée d’enquêter sur sa cause de béatification. Lui aussi ne fut pas exempt de troubles notables d’origine démoniaque. Un soir, alors qu’il priait dans sa chambre, il vit le diable s’emparer d’une lampe, la jeter à terre et la briser.
Son contemporain et biographe, frère Pierre de Monte Rubiano, relate cette colère du diable contre Nicolas. Il raconte que l’esprit malin s’était littéralement installé sur le toit au-dessus de sa chambre, imitant les cris de diverses bêtes sauvages et faisant tournoyer les tuiles comme s’il voulait renverser toute la maison.
Voyant que le saint continuait de prier, le démon le battit furieusement jusqu’à ce que des ecchymoses soient visibles sur tout son corps, et ce pendant plusieurs jours après l’attaque. Un démon qui le tentait déclara : « Je suis Bélial et j’ai été envoyé vers toi pour éprouver ta sainteté. » Saint Nicolas, mort en 1305, fut canonisé en 1446.

  • Saint Alfonz Rodriguez, l’oppression de grandes souffrances physiques

Alfonz Rodriguez est le saint patron des porteurs. Après avoir reçu une grande bénédiction, il fut assailli par de fortes tentations, ainsi que par des agressions physiques, vers l’âge de cinquante ans, et ce pendant sept ans. « Parfois », écrit Alban Butler, son biographe, « il était si opprimé et souffrait tellement qu’il est impossible de décrire ses souffrances. » Il était parfois contraint d’écouter des menaces et des conversations littéralement infernales et diaboliques, et surtout d’horribles blasphèmes. À d’autres moments, il risquait de mourir suffoqué, car des esprits maléfiques lui serraient la gorge. Généralement, ces événements commençaient à minuit, pendant son sommeil. Saint Alphonse fut réveillé par un grand bruit. Alors, les démons se mirent à danser autour de lui, à lui sauter dessus et à lui saisir les mains pour le blesser, sans qu’il puisse se défendre. Ce furent des années de grandes souffrances.

  • Saint Ignacie de Loyola, l’oppression par strangulation

Ignace de Loyola dut lui aussi lutter contre Satan. Paul Verdun écrit : « Giampaolo avait été le compagnon de chambre de saint Ignace pendant de nombreuses années. Une nuit, alors qu’il dormait dans le même lit que le saint, il fut réveillé par un grand coup et les cris du fondateur de la Compagnie de Jésus. Il se réveilla et demanda à son compagnon de chambre ce qui se passait. Mais saint Ignace lui ordonna de retourner se coucher. Dans cette situation, l’esprit des ténèbres tenta d’étrangler le saint, qui resta longtemps sans voix. »

100 champs de bataille de prière :
La bataille spirituelle en chacun de nous est réelle et toujours présente. En tant que catholiques, nous sommes appelés à lutter contre les tentations et les luttes qui cherchent à nous éloigner de l’amour et de la paix de Dieu. La prière est notre arme principale dans cette bataille, car elle nous renforce spirituellement et invite la grâce de Dieu dans chaque partie de notre vie.
Ce qui suit est une longue liste de 100 choses pour lesquelles les catholiques devraient prier pour combattre les batailles intérieures du péché, de la tentation et de la guerre spirituelle.

  1. La force de résister à la tentation du péché.
  2. La protection contre l’orgueil et l’égocentrisme.
  3. La grâce de surmonter les désirs charnels.
  4. Le courage d’affronter nos faiblesses.
  5. La pureté du cœur et de l’esprit.
  6. Le don de l’humilité.
  7. La fin de l’influence de la colère.
  8. La patience dans les moments de frustration.
  9. La libération de l’envie et de la jalousie.
  10. La capacité de pardonner aux autres qui nous ont blessés.
  11. La paix dans les moments d’anxiété et d’inquiétude.
  12. La grâce d’agir avec charité envers les autres.
  13. La victoire sur la tentation de bavarder.
  14. La force d’éviter les situations qui mènent au péché.
  15. Un plus grand amour pour la vérité.
  16. La protection contre la tentation de la paresse.
  17. La grâce de vivre avec intégrité en toutes choses.
  18. La capacité de contrôler notre langue.
  19. La sagesse de discerner la volonté de Dieu dans nos vies.
  20. La force de nous détourner de la poursuite de la richesse matérielle.
  21. Le courage de rester ferme dans nos croyances.
  22. La libération de la peur du rejet ou de la critique.
  23. La capacité de contrôler nos émotions.
  24. Protection contre la tentation de la cupidité.
  25. Discernement pour éviter la tromperie et les mensonges.
  26. La grâce de faire confiance au plan de Dieu pour nous.
  27. La force de supporter les difficultés avec foi.
  28. Un esprit de gratitude en toutes circonstances.
  29. La capacité de rester humble dans le succès.
  30. Le courage d’affronter les ténèbres de notre cœur.
  31. La force de résister à la tentation de la vanité.
  32. La patience d’attendre le moment choisi par Dieu.
  33. Le courage de suivre le Christ, même lorsque c’est difficile.
  34. Libération d’un esprit critique et de jugement.
  35. Pureté dans nos pensées et nos intentions.
  36. La capacité d’aimer et de servir les autres de manière désintéressée.
  37. Protection contre la tentation de l’orgueil excessif.
  38. Guérison des blessures et des souffrances passées.
  39. La force de supporter la souffrance avec grâce.
  40. Un cœur ouvert à l’appel de Dieu.
  41. La capacité de surmonter le doute et l’insécurité.
  42. Un esprit de paix qui surmonte l’anxiété.
  43. La grâce de rester fidèle dans les moments de tentation.
  44. Le courage de dire « non » quand c’est nécessaire.
  45. La force de lutter contre les tendances égoïstes.
  46. La grâce de vivre une vie de gratitude.
  47. L’humilité de reconnaître notre dépendance envers Dieu.
  48. La sagesse de savoir quand parler et quand se taire.
  49. La patience face à nos propres progrès et revers.
  50. La grâce de prendre notre croix quotidiennement avec joie.
  51. Le discernement pour reconnaître les fausses idéologies et les tentations.
  52. La capacité de rejeter l’amertume et le ressentiment.
  53. La force de supporter la sécheresse spirituelle.
  54. La protection contre la tentation de l’autosatisfaction.
  55. Clarté dans la compréhension de la volonté de Dieu.
  56. Un cœur rempli de compassion pour les autres.
  57. Protection contre la tentation d’idolâtrer des personnes ou des choses.
  58. Victoire sur les désirs malsains et les addictions.
  59. La grâce de persévérer dans la prière.
  60. La force de surmonter les distractions pendant la prière.
  61. La capacité de prier sans cesse.
  62. Protection contre le désir de contrôler les autres.
  63. La grâce de surmonter la peur de la vulnérabilité.
  64. La capacité de voir le bien chez les autres.
  65. Libération de la tentation de l’hypocrisie.
  66. Sagesse pour prendre des décisions pieuses dans la vie.
  67. Protection contre les influences et les environnements négatifs.
  68. La capacité de trouver la paix en présence de Dieu.
  69. La grâce d’accepter humblement la correction.
  70. La force de résister à l’attrait des plaisirs mondains.
  71. Le courage d’affronter nos défauts et de travailler dessus.
  72. La sagesse de choisir des amis et des compagnons vertueux.
  73. La protection contre le désespoir et le désespoir.
  74. La grâce de se contenter de ce que nous avons.
  75. La victoire sur l’apitoiement sur soi et le découragement.
  76. La capacité de reconnaître la voix de Dieu dans nos vies.
  77. Le courage d’affronter les schémas pécheurs dans nos vies.
  78. La liberté de l’attachement aux choses du monde.
  79. Un esprit de pardon, même dans les situations difficiles.
  80. La force de résister à la tentation de la vanité et de la superficialité.
  81. La grâce de pratiquer la maîtrise de soi en toutes choses.
  82. La protection contre les sentiments d’inadéquation.
  83. La capacité d’être reconnaissant dans la souffrance.
  84. La grâce d’être témoin de l’amour de Dieu dans le monde.
  85. Le courage de dire la vérité avec amour.
  86. La force de garder nos cœurs libres de toute amertume.
  87. La capacité de faire entièrement confiance à Dieu dans des situations incertaines.
  88. La victoire sur les pensées et les discours intérieurs négatifs.
  89. La grâce de vivre selon les commandements de Dieu.
  90. La force de supporter le rejet ou la persécution.
  91. La capacité d’équilibrer travail et repos selon la volonté de Dieu.
  92. Le courage d’affronter la tentation de front avec la force de Dieu.
  93. La protection contre les mensonges de l’ennemi.
  94. La sagesse pour savoir comment aborder les situations difficiles avec grâce.
  95. La force de garder notre esprit et notre cœur concentrés sur Dieu.
  96. La grâce de servir les autres avec humilité et amour.
  97. La capacité de rejeter les valeurs du monde qui entrent en conflit avec celles de Dieu.
  98. Le courage de s’éloigner des relations qui nous égarent.
  99. La protection contre la tiédeur spirituelle.
  100. Un cœur plein d’espoir et de confiance dans les promesses de Dieu.

 

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