S’ARRETER DE PRIER
« L’une des premières choses que fait toujours le diable est d’empêcher les gens de prier.» Saint Jean-Marie Vianney
Lorsque vous sentez que vous avez du mal à prier, que vous êtes envahi par la paresse ou le découragement, reconnaissez que vous êtes tenté. L’ennemi sait qu’une prière fervente fait tomber les murs et fortifie l’âme, c’est pourquoi il essaie de vous en éloigner.
Ne vous laissez pas vaincre par l’apathie spirituelle. Rappelez-vous que la prière est l’arme la plus puissante contre les tentations et un refuge sûr dans les moments difficiles. Faites un effort, même si c’est petit, et commencez à parler à Dieu, même si ce ne sont que des mots simples ou un soupir du cœur.
Dieu connaît vos luttes et il attend que vous revenez à Lui. Ne laissez pas l’ennemi gagner du terrain dans votre vie. Priez avec foi et vous vaincrez !
Ne pas prier régulièrement, surtout pendant une période prolongée comme un mois, peut être considéré comme un péché mortel car cela reflète une grave négligence de notre devoir de maintenir une relation avec Dieu. La prière est essentielle à la nourriture et à la croissance spirituelles. Saint Alphonse de Liguori a souligné : « Celui qui prie est sauvé ; celui qui ne prie pas est damné », soulignant le rôle essentiel de la prière dans notre salut.
Le premier commandement stipule que nous devons aimer, servir et honorer Dieu par-dessus tout. Si Dieu n’est pas votre première priorité, alors le travail, la famille, les affaires ou d’autres préoccupations peuvent facilement devenir votre « dieu ». Cette négligence de notre devoir de prier et d’adorer Dieu est une violation du premier commandement, qui nous appelle à faire de Dieu le centre de notre vie.
De plus, le troisième commandement nous appelle à sanctifier le jour du Seigneur en assistant à la Sainte Messe, qui est la plus haute forme de prière et d’adoration. En n’assistant pas à la Messe et en négligeant la prière, nous négligeons ce commandement. Saint Jean Chrysostome nous a prévenus : « Il est tout simplement impossible de mener une vie vertueuse sans l’aide de la prière. » Lorsque nous ne prions pas et n’assistons pas à la messe, nous nous détournons de la grâce de Dieu, risquant la mort spirituelle. Cette négligence, lorsqu’elle est commise en pleine connaissance de cause et avec un consentement délibéré, remplit les conditions du péché mortel.
La Bible souligne l’importance de la prière. Dans 1 Thessaloniciens 5:17, on nous demande de prier sans cesse. La prière régulière, y compris la célébration de la Sainte Messe, nous maintient en phase avec la volonté de Dieu et renforce notre âme contre la tentation et le péché. En négligeant ce devoir, nous nous éloignons de Dieu, ce qui nous oblige à revenir à Lui par la prière sincère et le sacrement de la confession.
Pour éviter ce grave péché, les catholiques devraient donner la priorité à la prière quotidienne, assister à la messe, participer aux sacrements et rechercher une orientation spirituelle. Ce faisant, ils restent dans la grâce de Dieu et continuent leur chemin vers la sainteté.
Lorsque vous ne priez que lorsque vous êtes en danger, vous êtes vraiment en danger.
Pourquoi nous en arrivons parfois à stagner dans la prière ?
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C’est bien souvent parce que nous prions Dieu en gardant en nous la même image que nous avons de Lui (image toujours imparfaite, partielle…).
Si cette image n’évolue pas, avec le temps, alors elle finit immanquablement par « s’user ». Pour nous renouveler dans la prière, il nous faut donc renouveler en nous l’image que nous avons de Dieu. Et pour cela, quoi de mieux que de lire la vie des saints ?
En effet, chez tel saint, on découvre le Dieu de la joie; chez tel autre, le Dieu de la persévérance; chez tel autre, le Dieu de l’impossible; chez tel autre, le Dieu miséricordieux; chez tel autre, le Dieu qui aime en priorité les plus pauvres…
Lisons donc la vie des saints et mettons des images représentant des saints dans notre coin prière. En travers des histoires des saints, Dieu prend la vie et devient accessible, réel.
Regardons ces images, tandis que nous prions, et, à travers elles, approfondissons en nous l’image que nous avons de Dieu.
Laissons nous interpeler par les différents « visages » de Dieu, enrichissons notre cœur, faisons évoluer nos projets, grandissons dans la foi… à la lumière de ce que la multitude des saints nous inspirent. -
Nous sommes déçus ou fâchés contre Seigneur.
C’est souvent quand ils nous arrive un malheur, nous perdons quelqu’un très cher et nous resterons bloqués dans cette douleur et déception car nous nous comprenons pas pourquoi Dieu l’a permis si j’ai fait mes prières comme il faut. C’est un sort de rébellion mais qui à chaque fois se retourne contre nous. Même si c’est très dur, rappelez-vous sans cesse, Dieu seul sait ce qui est le mieux pour vous et si vous avez confiance en Lui, Il prendra toujours soin de vous, même si nous sommes pas censés à le comprendre, que de croire.
Conseil de Padre Pio : « Ne désespérez pas face aux difficultés, mais tournez-vous vers la prière et agissez. Certaines grâces mettent du temps à arriver. Durant cette attente, la miséricorde divine agit, car l’âme demeure dans l’exercice de la prière. Soyez donc persévérant et ne dites pas : « Puisque je ne reçois rien, je ne prierai plus ! » Si le chaudron ne bout pas encore, que faites-vous ? Éteignez-vous le feu ? Non, vous l’attisez davantage. Soyez persévérant et vous serez exaucé. La prière doit être persévérante, car la persévérance témoigne de la foi. »
« Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? » (Luc 11:11) -
Nous avons beaucoup de travail.
Le Père Elias Vella dit de lui-même : « Il fut un temps où je n’avais pas le temps pour la prière intérieure. J’en ai parlé à mon directeur spirituel : « J’ai besoin de prière personnelle, mais je n’en trouve pas du tout. Je ne sais pas quoi faire.» Je me souviens encore de son large sourire lorsqu’il m’a demandé : « Pourquoi ?» « Eh bien, parce que j’ai énormément de travail », lui ai-je répondu. « Et toi, que fais-tu exactement, à quoi te consacres-tu ?» J’ai commencé à énumérer toutes mes activités, et déjà pendant ce calcul, il m’a interrompu et m’a dit : « Je vois, frère, que tu as vraiment beaucoup de travail. Tu ne peux donc pas prier trente minutes, mais il te faut soixante minutes.» J’espérais au fond de moi qu’il me libérerait de l’obligation de prier, et il m’a conseillé de prier deux fois plus !
Et puis il a continué : « Pour qui travailles-tu ?» Je lui ai répondu : « Pour Jésus !» Il m’a sagement répondu : « Mais Jésus n’a pas besoin de ton travail, il a besoin de toi !» Ce fut un moment important dans ma vie, lorsque j’ai compris que Jésus ne voulait pas de mon travail, mais de moi. Et j’ai profondément pris conscience de la nécessité de la prière dans ma vie.
Aujourd’hui, je sais que le diable se fiche que vous travailliez pour Dieu. Il se soucie que vous Lui parliez. Et lorsqu’il en arrive au point où vous ne parlez plus à Jésus, il vous aidera même à travailler pour lui. Mais alors, vous ne parlerez plus du tout à Jésus. -
Nous avons d’autres choses « plus intéressantes» à faire.
Saint Padre Pio a dit :« La société d’aujourd’hui ne prie pas, c’est pourquoi elle s’effondre.»
Avec des réseaux sociaux, des consoles de jeux, des sorties, la prière se trouve rarement tout à haut des choses les plus amusantes à faire. Cela ne vient certainement pas de la prière car nous avons été créés pour chercher et servir Dieu ce qui aussi à communiquer avec Dieu. Mais le monde d’aujourd’hui appartient à Satan et il fera tout pour nous éloigner de Celui qui veut nous donne la vie éternelle. Et c’est là où commence la bataille spirituelle. En passant trop de temps sur les réseaux sociaux, vous exposez votre âme à d’innombrables péchés mortels, par ce que vous entendez, voyez, ressentez, réagissez, publiez et partagez. Soyez vigilants, car même le monde numérique peut vous éloigner de la grâce. Est-ce que je vais passer une heure sur Facebook, à regarder mes émissions préférées ou prier le Rosaire et aller à la messe et Adoration. Des fois, on ne voit les conséquence de nos choix que plus tard. Si les agriculteur ne sèmerait pas car il faut attendre pour cueillir les fruits et légumes , alors on serait tous morts de faim. Et c’est pareil pour la prières, si on ne prie pas, comme voulez-vous attendre le paradis ? Et cela dépend que de vous si vous voulez voir le prière comme une obligation ou un moyen de communiquer avec Dieu. Des fois, c’est juste notre perspective de la prière qui nous donne envie de prier ou pas.
Saint Padre Pio connaissait très bien les tentations du diable:
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« Sur le chemin de la prière, il faut toujours avancer. Il est impossible de s’arrêter car l’amour ne s’arrête jamais. Si cela n’arrive pas, cela signifie que le diable complote sans aucun doute contre vous pour vous éloigner du Seigneur. Le diable veut vous éloigner de la volonté de Dieu dans de petites choses, en obscurcissant votre esprit, en affaiblissant votre volonté et en renforçant votre égoïsme. Peut-être que le Seigneur le permettra, mais ne pensez pas qu’après vous avoir amené si haut, Il vous laissera échapper de Ses mains et vous laissera seul. Tu es trop précieux pour Jésus. Si vous persévérez dans la prière, Il vous donnera de nombreux soutiens intérieurs et vous aidera à combattre le mal jusqu’à la victoire.»
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« Si vous n’avez pas l’occasion de prier, de lire, etc. pendant longtemps, il n’y a aucune raison de vous décourager. Tant que vous portez Jésus dans votre cœur, considérez-vous heureux. Si vous ne pouvez pas vous consacrer à une prière plus longue, invoquez Jésus pendant la journée. Invoquez-le également dans toutes vos activités, même avec un soupir résigné dans votre âme, et il viendra et restera à jamais uni à votre âme par sa grâce et son amour. Envolez-vous en esprit vers le tabernacle lorsque vous ne pouvez pas vous y rendre physiquement et cédez à vos désirs fervents : parlez, suppliez et embrassez les âmes humaines de ses mains bien-aimées. Faites-le d’autant plus que vous le receviez dans la Sainte Communion.»
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Un de ses frères spirituels est allé le voir en lui disant qu’une jeune maman est morte la nuit dernière et la famille veut savoir si elle a été sauvée ? Padre Pio a demandé : « Est-elle allée à la messe ? » « Non » , répondit le frère. « Alors comment elle aurait pu être sauvée ? » a dit Padre Pio.
Sainte Thérèse d’Avila a cessé de prier pendant 15 ans
Cela s’est produit juste après une période de profonde contemplation et de prière.
On dit que, lorsqu’elle fut gravement malade, ce fut un véritable miracle qu’elle ait survécu. À cette époque aussi, elle fit preuve d’une grande foi et d’une grande patience face à ses souffrances, grâce à la grâce de Dieu.
Cependant, après sa guérison, les tentations commencèrent. Bien que bénie par des visions, elle crut ceux qui lui disaient qu’elles venaient du diable. Elle se sentait également inférieure et, sous couvert d’humilité, elle cessa donc la prière mentale.
Cependant, éviter la prière mentale eut des conséquences lamentables.
Car plus elle s’éloignait de la prière, plus elle s’adonnait aux activités mondaines et plus elle se sentait pécheresse. C’était comme un cercle vicieux : plus elle se croyait pécheresse, plus elle s’éloignait de la prière ! Je commençai alors à m’adonner à un passe-temps après l’autre, à une vanité après l’autre, à une occasion de péché après l’autre. Je tombai dans tant et si gravement des occasions de péché, et mon âme fut si égarée par toutes ces vanités que j’eus honte de retourner à Dieu et de m’approcher de Lui dans l’amitié intime que procure la prière. Cette honte s’accrut du fait que, mes péchés se multipliant, je commençai à perdre le plaisir et la joie que je tirais des choses vertueuses. Je vis très clairement, Seigneur, que cela me manquait parce que je te manquais. Le diable, sous couvert d’humilité, me conduisait alors dans la plus grande des erreurs possibles. Voyant que j’étais si perdu, je commençai à avoir peur de prier. – Sainte Thérèse d’Avila
Sainte Thérèse nous confie que la pire erreur serait d’éviter la prière.
« Nous pouvons penser témoigner à Dieu la révérence et le respect qui lui sont dus en ne nous approchant pas de lui, mais nous nous privons de la possibilité d’être purifiés et guéris de nos péchés. Nous ne devenons pas saints en évitant Dieu. Nous ne devenons saints que par sa grâce, et comment trouver la grâce si nous ne nous approchons pas de Dieu ?
Je crois avoir vécu la même chose. Même si j’avais toujours été occupée à écrire des articles religieux, à enregistrer des cantiques chrétiens et à partager mes livres catholiques, je n’avais souvent pas le temps d’avoir une conversation plus intime avec Jésus.
Au fond de moi, j’ai honte. Mais plus je négligeais le temps de prière, plus je cédais à diverses tentations et moins j’étais inspirée par les choses spirituelles. Mon âme était affamée au plus profond de moi-même et je fuyais la nourriture spirituelle qui aurait pu la nourrir.
Maintenant, j’aimerais m’approcher davantage de Lui, confesser mes péchés et mes défauts, et Lui demander la grâce de changer. Je sais que je ne suis pas assez sainte pour me tenir en Sa présence, mais j’aimerais faire confiance à Son infinie miséricorde. »
Avez-vous également ressenti un manque dans votre intimité avec Jésus ? Sainte Thérèse nous adresse ces paroles inspirantes : « Qu’il ne se laisse donc pas tenter par le diable, comme je l’ai été, d’abandonner par humilité, mais qu’il croie que les paroles de Celui qui dit que, si nous nous repentons sincèrement et décidons de ne pas l’offenser, il renouera avec nous son amitié d’antan et nous accordera les faveurs qu’il nous a accordées autrefois, et parfois bien davantage… Et quiconque n’a pas encore commencé à prier, je le prie, par amour du Seigneur, de ne pas manquer une si grande bénédiction. Ici, la peur n’a pas sa place, mais seulement le désir. Car, même si l’on ne progresse pas, ou ne s’efforce pas d’atteindre la perfection, afin de mériter les consolations et les faveurs accordées par Dieu aux parfaits, on acquerra peu à peu la connaissance du chemin du Ciel. »
Quand ta vie devient difficile,
quand les difficultés sont nombreuses,
quand tes certitudes volent en éclats,
quand tu ne peux plus compter sur personne,
quand tes amis partent les uns après les autres,
quand personne ne te tend la main,
quand tout te semble inutile,
quand tu ressens ta propre déception,
quand tu te sens vide, seul et fatigué,
quand tu as tout perdu…
eh bien, il ne te reste qu’une seule option : la prière !
La prière est ta force, c’est ton dernier recours. Aucune de tes prières ne sera vaine, car le Père céleste est toujours avec toi et entend tes prières.
Ne fuyez pas Dieu, car même si vous le faites, il vous poursuit. Il a un plan pour votre vie, et où que vous soyez, il vous utilisera pour accomplir ses desseins, comme Il a fait avec Jonas. Si vous n’avez pas envie de prier ou aller à la messe, forcez-vous car quelque chose vous oblige également à ne pas prier….
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