MÉDAILLE MIRACULEUSE
« Ces lumières symbolisent les grâces que je répands sur ceux qui me les demandent. Les joyaux d’où ne jaillissent pas les lumières sont les grâces qu’ils ont oublié de demander.» Vierge Marie à Catherine Labouré
Histoire de la Médaille (aussi connue comme Médaille de Notre-Dame des Grâces).
Catherine Labouré, jeune fille de la campagne, rentre chez les Filles de la charité en janvier 1830 et elle est envoyée en avril de la même année au couvent installé rue du Bac à Paris, pour y faire son noviciat. Elle raconte avoir une première apparition de la Vierge le 18 juillet, lui annonçant qu’elle aurait « une mission à remplir ». Le 27 novembre, lors d’une autre vision, la Vierge lui montre l’avers et le revers d’une médaille à faire frapper et diffuser, assurant que les personnes qui la porteront jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu. Une nouvelle vision en décembre 1830 l’encourage à insister auprès de son confesseur pour faire frapper cette médaille.
La jeune religieuse Catherine Labouré, toujours en phase de noviciat, parle de ses visions et de la « demande de la Vierge » à son directeur spirituel le père Aladel. Mais celui-ci se montre très hostile aux déclarations de cette novice. Catherine prononce ses vœux annuels en janvier 1831, et elle part à l’hospice d’Enghien. La jeune religieuse insiste auprès du prêtre qui, réticent, consulte le Supérieur de la congrégation et ils décident de porter l’affaire à l’archevêque de Paris, Mgr de Quélen, sans lui révéler l’identité de Catherine. L’évêque n’émet pas d’objection et déclare : « Nul inconvénient à frapper la médaille. Elle n’a rien que de très conforme à la foi et à la piété. Elle peut contribuer à faire honorer Dieu ». Mais l’archevêque se montre prudent sur la vision de la religieuse à l’origine de la médaille, et demande que celle-ci ne soit pas divulguée, concluant qu’on jugera l’arbre à ses fruits.
Les premières médailles sont frappées en juin 1832, et aussitôt diffusées. Paris est alors victime d’une épidémie de choléra, partie de Moscou et qui frappe la capitale au printemps 1832. Les Sœurs de la Charité (dont fait partie Catherine Labouré), qui œuvrent au service des victimes de l’épidémie contribuent à la diffusion de la médaille. Certains rapportent des cas de « guérisons inexpliquées grâce à la médaille ». Cette médaille devient extrêmement populaire; elle se répand dans toute la France et dans le monde à très grande vitesse : en sept ans, plus de 10 millions de médailles sont frappées et répandues dans le monde entier.
Un des « miracles » les plus retentissants, et qui sera reconnu par l’Église catholique après un procès canonique, est la conversion d’un Juif, Alphonse Ratisbonne, en 1842. Frère de Théodore précédemment converti en 1827 (vicaire à l’époque), et fils de banquier strasbourgeois , porte la médaille sur lui, lorsqu’il visite la basilique Sant’Andrea delle Fratte, à Rome. Il a une vision de la Vierge Marie et se convertit au catholicisme et entre dans l’Ordre des Jésuites.
Au XXe siècle, la diffusion de la « médaille miraculeuse » connaît une nouvelle impulsion grâce à saint Maximilien-Marie Kolbe. Ce jeune religieux des Tiers Mineurs Conventuels choisit la « médaille miraculeuse » comme le signe distinctif pour les membres de la Mission de l’Immaculée qu’il fonde à Rome en 1917.
Aujourd’hui encore, il se vend chaque année 4 millions de médailles dans la seule chapelle de la Rue du Bac. Des porteurs de la médaille attribuèrent à cette médaille, et à la Vierge Marie, l’origine de « grâces reçues » ou de « protection », souvent résumés sous le terme de « miracles ».
Porter une médaille n’est pas de la superstition. L’honneur que nous leur rendons se rapporte à la personne qu’elles représentent. Chose bien différente de la superstition, laquelle attribue à un objet un effet occulte, automatique mais vain. La médaille, née de l’apparition de la Sainte Vierge à Catherine, n’est qu’une petite pièce de métal. Elle ne doit pas être considérée par nous comme un talisman ou une amulette au pouvoir magique, ce qui serait de notre part vaine crédulité.
Petit mémorial de l’amour de la Vierge, elle nous aide à le garder vivant dans notre cœur et dans notre esprit, car nous avons la mémoire courte et la volonté défaillante! La médaille, rappel de la foi qui nous est donnée, nous stimule à montrer notre reconnaissance par une conduite digne d’un enfant de la Vierge Marie.
L’Eglise d’ailleurs bénit ces objets de piété, en rappelant qu’ils ont pour rôle de nous rappeler l’amour de Jésus-Christ et d’augmenter notre confiance dans l’aide de sa Mère, qui est aussi notre Mère.
Ici vous pouvez déposer votre intention de prière qui sera présenté à la Vierge Marie et prier tous les mardi pendant la messe dans une Chapelle de la Médaille Miraculeuse rue du Bac.
Quatre spécificités de la Médaille

-
Elle a été « dessinée » par la Vierge elle-même.
-
La Vierge en a donné le contenu : le message, explicite et implicite, de sa propre identité, sa Conception Immaculée, de sa coopération au salut donné par son divin Fils, et de sa maternité universelle.
-
La Sainte Vierge en a donné le mode d’emploi : « Ceux qui la porteront avec confiance », on trouve là comme un écho des paroles de Jésus à la femme guérie après avoir touché son manteau : « Va, ta foi t’a sauvée ».
-
Enfin, la Vierge en assigne le but : recevoir de grandes grâces, nous rappelant ainsi la miséricorde de Dieu et la primauté de la vie spirituelle.
La Sainte Vierge attribue à sa médaille une efficacité particulière.
Déscription de la Médaille
Iconographie de l’avers
-
La Vierge Marie est représentée en pied, les bras légèrement détachés du corps et les mains ouvertes, étendues vers la terre, en geste d’ouverture et de don.
-
Le serpent, sous les pieds de Marie est écrasé. Cela évoque l’image de la Genèse (Gn 3:15): « je mettrai l’hostilité entre toi et la femme […] Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon ». Dans la lutte entre le bien et le mal (symbolisé par le serpent) Marie vient à notre aide.
-
Les rayons de lumière symbolisent les grâces qui sont obtenues par l’intercession de la Vierge Marie.
-
La prière « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » circule le long du bord de la médaille, entourant la Vierge Marie. « Marie conçue sans péché » évoque le dogme marial de « l’Immaculée Conception », proclamé en 1854 par le pape, et que l’on retrouve lors des apparitions de Lourdes en 1858 : « Je suis l’Immaculée Conception ». Cette prière est l’invocation suggérée pour en obtenir la grâce souhaitée.
-
1830 est l’année des trois apparitions successives de la Vierge Marie à Catherine Labouré.
Iconographie du revers
-
Au centre, la lettre « M » pour Marie. La lettre entrelace une barre transversale qui soutient le pied de la Croix. Ce « M » entrelacé avec la croix de Jésus rappelle le lien indéfectible qui les unit.
-
Les douze étoiles symbolisent les douze tribus d’Israël et les douze apôtres. Marie se trouve au cœur du peuple d’Israël et de l’Église. Nous retrouvons ces 12 étoiles dans un passage du livre de l’Apocalypse avec la Femme de l’Apocalypse (Ap 12:1).
-
Le cœur encerclé d’une couronne d’épines est le cœur de Jésus (Sacré-Cœur). Jésus a révélé à Marguerite-Marie Alacoque le cœur du Christ, symbole de son amour infini et sans limite.
-
Le cœur transpercé par une épée est le cœur immaculé de Marie, inséparable de celui de Jésus, comme pour représenter la douleur d’une mère voyant son enfant souffrir.
-
La barre et la Croix symbolisent l’épreuve. La célébration eucharistique, dans la vie chrétienne, actualise le sacrifice de la Crucifixion.
!!! Les francs-maçons ont créé des versions blasphématoires des médailles miraculeuses en remplaçant la 12ème étoile de la couronne de Notre-Dame par une boussole maçonnique. !!!

NEUVAINE À NOTRE-DAME DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE – ici
Pas encore de messages