LE PURGATOIRE
« De toutes les prières, les plus méritoires, les plus agréables à Dieu, sont les prières pour les morts, car elles impliquent toutes les œuvres de charité, tant corporelles que spirituelles.» Saint Thomas d’Aquin
Le Purgatoire est un lieu de purification où les âmes décédées par la grâce de Dieu, mais qui ont encore besoin d’être purifiées de leurs péchés véniels ou de la peine temporelle due aux péchés pardonnés, subissent une purification spirituelle. On dit qu’un feu perpétuel existe au Purgatoire ; non pas un feu qui consume comme en Enfer, mais un feu qui purifie l’âme, la rendant digne d’entrer au Paradis.
Sainte Catherine de Gênes affirmait : « Le feu du Purgatoire est l’amour de Dieu qui brûle l’âme jusqu’à ce qu’elle soit complètement pure.»
La structure du purgatoire selon sainte Françoise Romaine.
Sainte Françoise Romaine divise le purgatoire en trois zones principales selon la profondeur et l’intensité des souffrances.
- Purgatoire inférieur (proche de l’enfer)
C’est le lieu le plus terrible, destiné à ceux qui ont commis des péchés mortels mais les ont confessés avant leur mort.
Il y a ici un feu réel, semblable à celui de l’enfer, à la différence qu’il n’est pas éternel.
Selon la description, les âmes y sont punies de diverses manières selon leurs transgressions. Par exemple, les meurtriers sont plongés dans des chaudrons de sang bouillant, les voleurs et les avares dans de l’or et du plomb fondus, et ceux qui ont commis des blasphèmes souffrent dans un froid glacial et des tempêtes.
- Purgatoire moyen
Ce lieu est destiné à ceux qui n’ont pas commis de crimes aussi graves, mais dont la vie a été marquée par des imperfections et un attachement au monde.
Il n’y a ni sang ni métal en fusion, mais les âmes souffrent d’une faim et d’une soif extrêmes, et sont rongées par la souillure. François le décrit comme un lieu de brouillard épais et d’obscurité, où les âmes errent sans cesse, cherchant un soulagement qu’elles ne trouveront qu’après leur purification complète.
- Haut Purgatoire (près du ciel)
C’est le lieu des âmes presque pures, mais pas encore dignes de rencontrer Dieu face à face.
La souffrance principale n’y est pas physique, mais spirituelle, empreinte de nostalgie et d’aspiration.
Ces âmes perçoivent déjà la lumière du paradis, mais souffrent en même temps car la porte leur demeure fermée.
Contrairement à d’autres mystiques qui affirment que les âmes du purgatoire sont déjà en sécurité sous la protection des anges, François soutient que, dans les profondeurs du purgatoire, des démons peuvent les tourmenter et leur rappeler leurs péchés.
Bien que les châtiments soient terribles, les âmes les acceptent avec une soumission totale, sachant que chaque seconde de souffrance les rend plus belles aux yeux de Dieu.
Source : Giovanni Mattiotti : Visions et Vie de Sainte Françoise Romaine.
Un feu qui ne brûle pas, mais guérit

Imaginez une personne ayant vécu dans les ténèbres toute sa vie et se retrouvant soudain face à un soleil un million de fois plus éclatant que le nôtre. Ce soleil n’est pas une étoile, c’est une Personne – Dieu. En cet instant, cette personne ressent un amour si immense qu’il la fait flancher.
Mais au même moment, elle aperçoit sur ses vêtements la saleté, la poussière et les minuscules craquelures que sa vie terrestre y a laissées.
Alors, un phénomène étrange se produit. Dieu ne la rejette pas. C’est elle-même qui dit : « Seigneur, je ne peux pas encore. Je ne suis pas assez pur pour T’accueillir. »
Ce sentiment n’est pas qu’une simple métaphore. Dans une petite église discrète de Rome (le Sacré-Cœur du Suffrage), se trouve un musée que l’Église a reconnu comme un témoignage de cet état.
Parmi les objets exposés figure un morceau de bois portant une empreinte de main profondément brûlée. La légende raconte que l’âme qui a laissé cette empreinte n’est pas venue hanter les lieux. Elle est venue demander des prières afin de se débarrasser rapidement des ¨ débris ¨ qui l’empêchent d’accéder à la lumière.
Le pape Benoît XVI a expliqué dans ses enseignements que le purgatoire n’est pas une prison de flammes. Ce feu est en réalité le regard de Jésus.
Imaginez que quelqu’un que vous aimez profondément et que vous avez déçu vous regarde droit dans les yeux. La douleur que vous ressentez dans votre cœur – la honte liée à l’amour – est le feu du purgatoire. Il nous guérit en consumant notre égoïsme.
Sainte Catherine de Gênes, grande mystique dont l’enseignement est également dispensé par l’Église catholique, a décrit cet état comme le plus grand paradoxe de l’univers.
Elle disait que l’âme au purgatoire endure un tourment indescriptible, mais qu’en même temps, elle connaît une joie plus grande que tout au monde. Pourquoi ? Parce qu’à chaque instant, elle devient plus pure, plus lumineuse et plus proche de la Maison.
Cette histoire ne s’arrête pas dans l’autre monde. Le Catéchisme enseigne qu’il existe un ¨ pont invisible ¨ entre nous et ces âmes. Nos prières et nos modestes sacrifices pour eux sont comme offrir un verre d’eau fraîche à quelqu’un qui erre dans le désert.
Le purgatoire n’est pas la colère de Dieu. C’est son exigence – Dieu veut que nous soyons parfaits car il désire nous accueillir auprès de lui dans toute notre beauté.
Pourquoi le Purgatoire existe-t-il alors que Jésus est mort pour nos péchés ?
Jésus-Christ est mort pour nous par amour, pour nous ouvrir le ciel. Son sacrifice est parfait et suffisant. Mais même lorsqu’il pardonne nos péchés, nos âmes ne sont souvent pas encore prêtes à se tenir dans sa gloire.
Imaginez-vous arrivant de la rue dans un palais royal : vous êtes invité, mais vous êtes sale, fatigué, couvert de poussière. Le roi vous accueille à bras ouverts, mais par amour, il vous permet d’être purifié au préalable. C’est le purgatoire, le bain de l’âme avant d’entrer au ciel. (Matthieu 22)
« Car rien de souillé n’entrera au ciel.» (Apocalypse 21:27)
« Certains seront sauvés, mais comme à travers le feu.» (1 Corinthiens 3:15)
Le purgatoire n’est pas une punition, mais la grâce de Dieu, la touche finale de son amour qui nous transforme.
Maria Anna Lindmayr écrit qu’« offenser Dieu est une grande faute ». Tout ce qu’une personne n’a pas réussi à expier durant sa vie terrestre doit être purifié au purgatoire. Les âmes lui ont révélé comment, dans l’éternité, chaque chose, jusqu’au dernier acte, sera examinée et justifiée. Le purgatoire n’est donc pas seulement un lieu de souffrance, mais aussi un lieu de justice divine.
Et pourtant, comme le disent de nombreux saints et mystiques, le purgatoire est un don de la miséricorde divine. Clara Moes l’exprime ainsi : « Nous ne pouvons que remercier Dieu pour son infinie miséricorde pour le purgatoire. » Si la miséricorde ne surpassait pas la justice, les âmes n’auraient pas de seconde chance – le purgatoire n’existerait pas et chacun serait condamné selon une loi stricte.
Le purgatoire est donc un lieu d’espoir. C’est une prison, certes, mais une prison d’où l’on émerge vers la lumière.
« Le purgatoire est doux quand on y souffre par amour pour Dieu. » sainte Thérèse
Combien de temps les âmes restent-elles au Purgatoire ?
Le séjour des âmes au purgatoire est, en règle générale, bien plus long qu’on ne l’imagine généralement. La durée du séjour des âmes au purgatoire dépend :
- du nombre de leurs fautes ;
- de la malice et de la volonté avec lesquelles elles ont été commises ;
- de la pénitence accomplie ou non, de la satisfaction accordée ou non pour les péchés commis durant la vie ;
- beaucoup dépend aussi des suffrages offerts pour elles après leur mort.
Voici quelques exemples parmi les nombreux récits de vies et de révélations des saints sur la logeur du purgatoire:
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Le père de saint Louis Bertrand était un chrétien exemplaire, comme on pouvait s’y attendre, étant le père d’un si grand saint. Il avait même souhaité devenir moine chartreux, jusqu’à ce qu’il apprenne que ce n’était pas la volonté de Dieu pour lui. À sa mort, après de longues années passées à pratiquer toutes les vertus chrétiennes, son saint fils, pleinement conscient des rigueurs de la justice divine, célébra de nombreuses messes et déversa les plus ferventes supplications pour l’âme qu’il aimait tant. Une vision de son père encore au Purgatoire le força à multiplier par cent ses suffrages. Il ajouta à ses messes et à ses prières de sévères pénitences et de longs jeûnes. Pourtant, huit années entières s’écoulèrent avant qu’il n’obtienne la libération de son père.
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La sœur de saint Malachie fut retenue au Purgatoire très longtemps, malgré les messes, les prières et les mortifications héroïques que le saint offrit pour elle !
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On racontait qu’une sainte religieuse de Pampelune, qui avait réussi à libérer de nombreuses carmélites du Purgatoire, avait déclaré que la plupart d’entre elles y avaient passé entre 30 et 60 ans !
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Après la mort de sa sœur, saint Vincent Ferrier pria avec une ferveur incroyable pour son âme et célébra de nombreuses messes pour sa délivrance. Elle lui apparut longuement et lui dit que, sans sa puissante intercession auprès de Dieu, elle serait restée interminablement au purgatoire.
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Dans l’Ordre dominicain, la règle est de prier pour les maîtres généraux nommément à l’occasion de leurs anniversaires. Nombre d’entre eux sont morts depuis plusieurs siècles ! C’étaient des hommes particulièrement éminents par leur piété et leur érudition. Cette règle ne serait pas approuvée par l’Église si elle n’était nécessaire et prudente.
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Voici l’histoire racontée par bienheureuse mère Speranza. D’abord, le Seigneur lui apparut et lui dit : « Je vais te montrer avec quelle gloire l’évêque entre au ciel, parce qu’il a donné son approbation au premier sanctuaire de l’Amour Miséricordieux au monde. » Puis le Seigneur disparut et l’évêque arriva dans son corps glorifié.
L’évêque lui dit : « Mère Speranza, le Seigneur m’a envoyé vers vous pour vous remercier parce que vous m’avez appelé à donner votre consentement au sanctuaire, et le Seigneur en a été très heureux. Maintenant, j’aurai la gloire du Ciel pour toute l’éternité. . Je dois vous remercier. » « Mais je dois dire que j’ai beaucoup souffert au purgatoire avant d’aller au ciel.»
A cela la Mère répondit : « Votre Excellence, vous êtes décédée hier à Rome, pourquoi me dites-vous que vous avez souffert si longtemps alors que ce n’était que deux jours ? »
L’évêque lui répondit : « Mère Speranza, le temps dans l’au-delà n’est pas le même que le temps qu’une personne vit sur terre. Pendant ces deux jours de purgatoire, j’ai beaucoup souffert, beaucoup plus que pendant 80 ans de vie sur terre, car quand une personne meurt, l’âme se manifeste devant Dieu et en présence de Dieu, l’âme a honte. Elle a honte de son comportement dans la vie, quand elle a négligé le Seigneur. Vous devez dire à tout le monde qu’il y a une vie après la mort et la chose la plus importante sur terre est d’aimer le Seigneur, tout le reste est inutile. »
Nous ne voulons pas sous-entendre que toutes les âmes sont détenues aussi longtemps dans les feux expiatoires. Nombre d’entre elles ont commis des fautes moins graves et ont fait plus de pénitence. Leur châtiment sera donc beaucoup moins sévère.
Cependant, les exemples que nous avons cités sont tout à fait pertinents, car si ces âmes qui ont joui de l’intimité, qui ont vu l’exemple et qui ont partagé l’intercession de grands saints au cours de leur vie et ont été aidées par leurs suffrages les plus efficaces après la mort ont été encore détenues pendant une si longue période au Purgatoire, que peut-il nous arriver à nous qui ne jouissons d’aucun de ces merveilleux privilèges et qui vivons au milieu des tentations du monde et de leurs innombrables faiblesses ?
Combien sont pénibles les tourments du Purgatoire !
Sénèque, le célèbre philosophe antique, dit qu’un homme sage ne désespère pas des souffrances de cette vie car si elles sont légères, elles sont faciles à supporter, et si elles sont grandes, elles ne durent pas longtemps. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant des souffrances du purgatoire, car elles sont à la fois longues et pénibles. Au purgatoire, les heures semblent des jours, les jours des mois, les mois des années et les années des siècles. Thomas a Kempis dit qu’une heure de tourment y paraît plus dure que cent ans de la plus sévère pénitence ici-bas. Les « Mémoires des Pères Capucins » de 1618 contiennent un récit particulier à ce sujet.
Le père Hippolyte Scealvo, grand serviteur de Dieu, était très zélé dans ses efforts pour sauver ses semblables et les âmes souffrant au purgatoire. Il priait avec ferveur pour eux, subissait diverses mortifications et prêchait souvent sur les souffrances de l’au-delà, afin d’encourager les fidèles à aider ces pauvres âmes. Ce pieux prêtre leur consacrait habituellement les premières heures de chaque journée : il se levait plus tôt que les autres et récitait l’office des défunts ; durant la journée, il leur offrait diverses bonnes œuvres. Cependant, il n’avait aucune idée précise du purgatoire, jusqu’à ce qu’un événement lui en fasse comprendre clairement la signification.
Envoyé en Flandre comme commissaire général, il y fonda plusieurs monastères capucins qui, par leurs vertus et leur travail apostolique, préserveraient la sainte foi dans un pays infesté d’hérésies. Sa mission accomplie, il fut laissé dans l’un de ces monastères comme gardien et maître des novices. Il s’acquitta de sa nouvelle charge avec le plus grand soin, enseignant les jeunes frères à toutes les vertus de l’état religieux.
L’un d’eux, qui progressait rapidement dans la perfection religieuse, tomba subitement malade et frôla la mort au cours de sa première année de noviciat. Malheureusement, le Père Scealvo n’était pas présent à sa mort et ne put lui donner l’absolution et la bénédiction finales, ce qui peina profondément le bon gardien. Le soir même, il retourna au monastère et, la nuit suivante, comme à son habitude, il resta à l’église après les matines et pria avec ferveur pour l’âme du frère défunt, lorsqu’il lui apparut soudain dans des flammes sombres et brillantes. Il se tourna vers son ancien supérieur et, avec un gémissement de douleur, confessa la seule petite offense qu’il avait commise à la règle religieuse.
« Ô mon père, lui dit-il, vous êtes plein d’amour pour votre prochain ! Accordez-moi votre bénédiction, afin que je sois libéré de cette faute pour laquelle je souffre maintenant. Vous-même, père, prescrivez-moi une pénitence – et le Seigneur Dieu, dans sa miséricorde, l’acceptera comme l’achèvement de ma purification.
Le moine fut si terrifié par cette révélation qu’il resta comme pétrifié, et pour en finir au plus vite, il répondit précipitamment : « Du plus profond de mon cœur, mon fils, je t’accorde l’absolution et la bénédiction ; quant à la pénitence – puisque tu me dis que je peux te la prescrire – tu resteras au purgatoire jusqu’au chant du primum»
En se limitant à quelques heures seulement, le saint homme crut faire preuve d’une grande indulgence. Mais à cette réponse, son frère, comme foudroyé, courut dans l’église, désespéré, en criant : « Ô cœur sans pitié ! Ô père sans compassion pour ton fils tourmenté ! Comment est-il possible d’accorder une telle pénitence pour une si petite faute ?! Ne sais-tu pas combien sont terribles les tourments du purgatoire ?! Ô cœur sans pitié ! Ô repentir sans pitié !»
Alors la vision disparut. Le père Scealvo fut bouleversé ; Ses cheveux se dressèrent sur sa tête d’horreur, il était envahi de remords, de peur et d’horreur… Il chercha un moyen de changer cette sentence, mais il ne savait que faire. Alors Dieu lui inspira une bonne idée : il courut au clocher du monastère et appela les frères à l’église. Lorsqu’ils se réunirent à cette heure inhabituelle, il leur raconta ce qui s’était passé et leur demanda de chanter le primum immédiatement, ce qu’ils firent.
Mais durant les vingt années qu’il vécut, il n’oublia jamais cette vision, y repensant constamment et répétant dans ses sermons les paroles de saint Anselme : « Après la mort, même la plus petite punition du purgatoire est plus grande que toutes les souffrances imaginables ici-bas. »
La Vierge Marie visite les âmes du Purgatoire
« Quand il invoque le nom de Marie, la joie se répand au purgatoire comme un rayon de lumière céleste.» Sainte Gertrude la Grande
Marie d’Agreda raconte qu’après son Assomption, la Vierge Marie reçut de Dieu une mission particulière : secourir les âmes souffrantes du Purgatoire. D’après ses visions, Marie descendait souvent auprès d’elles pour les consoler et leur apporter l’espérance.
Lorsque la Vierge Marie apparaissait au Purgatoire, les souffrances des âmes étaient apaisées pour un temps. Elles l’accueillaient avec une grande joie, car elles voyaient en elle la Mère de Miséricorde et un signe que Dieu ne les avait pas oubliées.
L’auteure écrit que Marie intercédait tout particulièrement pour les âmes qui l’avaient vénérée durant leur vie, qui avaient prié le chapelet ou qui lui avaient consacré leurs souffrances. Pour certaines d’entre elles, Dieu aurait abrégé leur séjour au Purgatoire par son intercession.
Marie d’Agreda décrit également que des anges accompagnaient les âmes prêtes à quitter le Purgatoire. Au moment de la libération, une immense joie s’empara de l’âme, car enfin elle pouvait entrer au ciel et contempler Dieu.
Selon ses visions, les âmes du purgatoire apprécient grandement les prières des hommes sur terre : les messes, les aumônes, les offrandes et les prières pour les défunts leur apportent réconfort et aide dans leur purification.
Toute la description du purgatoire chez Marie d’Agreda n’est pas axée sur la peur, mais sur la miséricorde divine, la purification et l’espérance de la rencontre avec Dieu.
Livre Cité mystique de Dieu de Marie d’Agreda ici
L’une des sources de dévotion souvent citées est « Un manuscrit inédit sur le Purgatoire », basé sur des conversations rapportées entre une religieuse française et l’âme de sœur Marie Gabriel à la fin du XIXe siècle. Bien qu’il s’agisse d’une révélation privée et non d’un dogme officiel de l’Église, les messages sont profondément en accord avec l’enseignement de l’Église sur la prière pour les défunts et l’intercession maternelle de Marie.
Les âmes auraient dit : « Quant à la Vierge Marie, nous la voyons en chair et en os. Elle descend au Purgatoire lors de ses fêtes et retourne au Ciel avec de nombreuses âmes. Tant qu’elle est avec nous, nous ne souffrons pas.»
Ils ont également dit : « La vue de notre Mère nous réconforte et nous parle du Ciel. En la contemplant, nos souffrances s’apaisent. »
L’Église n’exige pas des catholiques qu’ils croient à de telles révélations privées, mais elles peuvent fortifier leur dévotion et leur rappeler des vérités essentielles. Les catholiques ont toujours cru que la Vierge Marie veille sur ses enfants et intercède pour eux, en particulier pour ceux qui se purifient avant d’entrer au Ciel.
Aujourd’hui, beaucoup prient pour leurs propres besoins, mais rarement pour les défunts. Pourtant, l’Église a toujours encouragé la prière, les sacrifices, le chapelet et les messes pour le repos des âmes du Purgatoire. Un jour, nous aussi, nous pourrons compter sur ces prières.
Aujourd’hui, priez pour un défunt. Même un simple « Seigneur, accorde-lui le repos éternel » est un acte de charité.
Saint Alphonse de Liguori enseigne que notre relation avec la Vierge Marie ne s’achève pas avec la mort.
Ceux qui lui ont été dévoués durant cette vie ne sont pas laissés seuls dans l’autre. Elle continue de prendre soin d’eux, apportant du réconfort aux âmes en voie de purification.
Les âmes du purgatoire ne sont ni perdues ni abandonnées. Elles font toujours partie de l’Église, et la Vierge Marie, en véritable Mère, demeure attentive à elles, même dans leurs souffrances.
C’est pourquoi l’Église nous exhorte à prier, à offrir des sacrifices et à faire dire des messes pour elles. Et surtout, à les confier à la Vierge Marie, qui n’oublie jamais ses enfants.
Les saints et les âmes du Purgatoire
Les saints ne parlaient pas du purgatoire avec désespoir, mais avec espérance. Ils savaient que Dieu n’oublie pas ceux qui meurent en son amitié.

Sainte Thérèse de Lisieux nous a laissé un récit écrit de Jésus selon lequel, un jour, lorsqu’elle commença à prier le Rosaire, elle se trouva en extase et vit le Purgatoire dans lequel les âmes souffraient. Lorsqu’elle a commencé, dès le premier Je vous salue Marie, elle a immédiatement remarqué combien l’eau froide tombait sur les âmes pour les rafraîchir. De même avec le deuxième et le troisième. De là, elle comprit que le chapelet apporte un grand soulagement aux âmes, et elle ne voulait pas du tout l’interrompre.
« Ecoutez jusqu’où doit aller votre confiance ! Elle doit vous faire croire que le purgatoire n’est pas fait pour vous, mais seulement pour les âmes qui ont méconnu l’Amour miséricordieux, ou qui ont douté de sa puissance purificatrice.
Avec ceux qui s’efforcent de répondre à cet amour, Jésus est « aveugle » et ne « compte pas », ou plutôt il ne compte, pour les purifier, que sur ce feu de charité qui « couvre toutes les fautes » et surtout sur les fruits de son perpétuel Sacrifice. Oui, malgré vos petites infidélités, vous pouvez espérer d’aller droit au ciel, car le bon Dieu le désire encore plus que vous et il vous donnera sûrement ce que vous aurez espéré de sa miséricorde.
C’est votre confiance et votre abandon qu’Il récompensera; sa justice, qui connaît votre fragilité, s’est arrangée divinement pour y parvenir. Seulement, en vous appuyant sur cette assurance, veuillez bien d’autant plus à ce qu’Il ne perde pas en amour! »
C’est pourquoi saint Alphonse recommandait constamment : « Si nous voulons aider les âmes du purgatoire, prions pour elles le chapelet, qui leur procure un grand soulagement ».
En outre, saint Anibal Maria di Francia affirme : « Lorsque nous prions le chapelet pour une âme du purgatoire, l’âme a l’impression que les flammes se sont refroidies et elle éprouve un soulagement céleste.»
Saint Dominique a parlé dans un de ses sermons de la bénédiction du Saint Rosaire pour les âmes du purgatoire. Cependant, l’un des auditeurs a commencé à s’en moquer. La nuit, il voyait l’abîme ardent et les âmes souffrantes et voyait la Vierge Marie, pleine de compassion maternelle, tendre aux âmes une chaîne d’or pour les tirer de cet abîme. C’était une chaîne en or du saint chapelet.
L’apôtre extraordinaire du chapelet pour les âmes du purgatoire était saint Pompilio Pirotti. Par ses chapelets, il entre en amitié intime avec les âmes du purgatoire, qui lui témoignent leur gratitude pour la force qu’il leur donne à travers cette prière. Cette intimité allait si loin que le saint, en priant, entendait les âmes répondre par la deuxième partie du Je vous salue Marie.
Sainte Thérèse d’Avila nous dit dans ses écrits : « Le jour des morts, lorsque je me retirais dans ma cellule pour réciter l’Office des morts, je me sentais fortement gêné par le malin qui voulait m’en empêcher. Je l’ai chassé avec de l’eau bénite et j’ai pu prier en paix ; puis je vis plusieurs âmes monter du purgatoire au ciel, libérées par cette prière. Il est bon de prier pour les morts surtout dans ces circonstances : quand on passe près des cimetières (oh, si seulement on pouvait voir combien d’âmes attendent la prière !) ; lorsque nous nous rencontrons et participons à un cortège funèbre ; lorsque nous entendons des nouvelles d’accidents, de catastrophes ou de décès de personnes connues ou inconnues. Prier le Je vous salue Marie ou d’autres prières ne nous coûte rien, et cela ne nous coûte rien non plus de sacrifier ce que nous faisons. Au contraire, c’est un amour rare qui donne de la joie à ceux qui le pratiquent et apporte toujours des bénédictions à ceux qui le reçoivent. »
Saint Dionysos Chartreux raconte qu’une certaine vierge pieuse nommée Gertrude, par amour pour les âmes du purgatoire, leur sacrifiait chaque matin tous les mérites qu’elle pouvait tirer de ses bonnes œuvres : aumônes, prières, souffrances, etc., et par une foi vivante, implorant le Christ Sauveur, il disposa de ce trésor selon sa très sainte volonté. Plus d’une fois, le Seigneur Jésus lui montra miraculeusement les âmes qui avaient le plus besoin de salut, et alors la sainte vierge redoubla sa pénitence et ses prières et ne cessa de pratiquer ces exercices pieux jusqu’à ce qu’il lui semble qu’elle payait pour eux la justice de Dieu. Ces âmes lui apparaissaient souvent au moment d’entrer au ciel et la comblaient de leurs remerciements et de leurs bénédictions. C’est ainsi qu’elle vécut, pleine de vertus et de mérites, jusqu’à la vieillesse. Une terrible tentation la saisit sur son lit de mort. Satan, l’esprit des ténèbres, lui dit qu’elle avait libéré tant d’âmes du purgatoire afin qu’elle puisse prendre leur place et souffrir de graves tourments pour leurs péchés ; car elle a donné tous les mérites de toute sa vie aux autres et elle-même se tiendra les mains vides devant le jugement de Dieu. Tourmentée par ces pensées, elle commença à se sentir triste et à gémir : « Oh, comme je suis malheureuse ! » se dit-elle. « Dans un instant, je mourrai et je devrai répondre de toutes les affaires de ma vie. Comment serai-je justifié alors que je n’ai aucun mérite… Je serai condamné à de longs tourments dans les feux du purgatoire ! Dieu, permettras-tu cela ?... » Alors qu’elle était si désolée, le Seigneur Jésus, l’Époux Céleste, lui apparut et lui demanda pourquoi elle était si triste. « Seigneur » répondit Gertrude « Je suis très triste parce que je vois que je suis en train de mourir et je n’ai aucune bonne action avec laquelle je compenserais Ta justice pour tant de péchés que j’ai commis ; parce que j’ai donné tous mes mérites aux âmes souffrantes, comme tu le sais, Seigneur. » Alors le Sauveur, souriant d’amour, la consola : « Ma fille Gertrude ! » lui dit-il. « Juste pour que tu saches combien j’apprécie ta compassion pour les pauvres âmes, je te pardonne le Purgatoire. Tous les péchés et punitions. D’ailleurs, puisque j’ai promis d’en donner cent pour un à ceux qui m’aiment, je vous en récompense en augmentant le degré de gloire qui vous attend au ciel. Toutes les âmes que vous avez sauvées du purgatoire viendront à votre rencontre sur mon ordre et vous conduiront au paradis au milieu de chants joyeux. » Ainsi, la bienheureuse vierge Gertrude, assurée de son bonheur éternel, s’est hâtée aux noces de l’Époux céleste.
Anne Catherine Emmerich a vu les différents états de souffrance des âmes au purgatoire et a entendu les appels à l’aide des abandonnés, ce qui l’a remplie de compassion : « Il est triste de constater le peu d’aide apportée aux âmes du purgatoire ! Leur misère est si grande et ils ne peuvent pas la soulager par eux même. Mais quand quelqu’un prie pour eux, souffre pour eux, fait l’aumône pour eux, ils en profitent immédiatement. Après ça, ils sont aussi heureux qu’un mourant à qui l’on donne une boisson fraîche. Aucune bonne pensée, aucun souhait sincère offert par une personne vivante aux âmes du purgatoire ne restera sans effet ; et pourtant si peu de gens se soucient des âmes du purgatoire! »
La mystique de 46 ans écrit en septembre 1820 : « Ce soir, j’ai beaucoup prié pour les âmes du purgatoire et j’en ai aussi ressenti beaucoup. J’ai aussi vu l’incompréhensible miséricorde de Dieu, selon laquelle rien de ce qui est vraiment bon chez une personne n’est perdu. »
Sainte Gemma Galgani – Lorsque la religieuse passioniste mère Maria Thérèse est morte le 16 juillet 1900, elle pria beaucoup pour son âme. Il est écrit dans son journal : « Aujourd’hui l’ange gardien m’a dit que Jésus voulait que je souffre ce soir environ deux heures… par une âme du purgatoire. J’ai en effet souffert deux heures comme Jésus le voulait pour Mère Marie Thérèse » (9-8-1900). « Le jour de l’Assomption de Marie, j’ai cru que j’étais touché dans le dos. Je me suis retournée et j’ai vu une personne habillée de blanc à côté de moi. Cette personne m’a demandé : « Est-ce que tu me connais ? Je suis Mère Marie Thérèse. Je suis venue te remercier pour ton aide. Ça continue. Encore quelques jours et je serai éternellement heureuse…» Enfin hier matin, après la Sainte Communion, Jésus m’a dit qu’aujourd’hui, après minuit, elle s’envolerait vers le Ciel… effectivement, c’était le cas… J’ai vu la Vierge arriver avec son ange gardien. Il m’a dit que son purgatoire était terminé et qu’elle allait au paradis… J’étais si heureuse si je l’avais vue! Jésus et son ange gardien sont venus la chercher. Et Jésus, en la recevant, lui dit:« Viens, ô âme, tu m’as été si chère. » Et il l’a prise. » (Lettres à Mons. Volpi, 10-8-1900).
Sainte Gemma Galgani priait chaque jour cent « requiem » pour les âmes du purgatoire. Son ange la stimulait dans ce désir de libérer ces âmes. Un jour, il lui a dit : « Depuis combien de temps n’as-tu pas supplié pour les âmes du purgatoire ? » Depuis ce matin, je n’ai pas supplié pour elles. Il m’a dit qu’il aimerait que toute la souffrance soit offerte pour les âmes du purgatoire. « Chaque petite souffrance les soulage, oui ma fille, tout sacrifice aussi petit soit-il, les soulage. » (Journal, 6-8-1900)
« Ma mère a vraiment vécu de telle manière qu’elle a glorifié Ton nom, Seigneur, par sa foi et la pureté de ses mœurs. Si seulement j’osais déclarer qu’aucun mot contre vos commandements ne sortait de ses lèvres. Cependant, quelle est la vie la plus sainte si vous la testez avec une sainte justice. Par conséquent, Seigneur, je ne parlerai pas des bonnes actions de ma mère, mais je te demanderai de pardonner ses péchés. Je le demande pour le mérite des blessures saignantes, celui qui est mort pour elle sur la croix et qui, après Ta Main est notre Médiateur. Que tous vos serviteurs, nos frères et tous ceux qui liront ces lignes se souviennent des pauvres âmes de leurs proches. Rien d’imparfait ne peut entrer au ciel. Tous les péchés y sont pardonnés. » Saint Augustin
Anne Catherine Emmerich et ses visions du purgatoire

Emmerich avait de puissantes visions mystiques, souvent dramatiques. Elle décrivait le purgatoire comme un vaste royaume hiérarchisé. D’après ses visions, ce lieu n’était pas identique pour tous : l’intensité de la purification et le degré d’obscurité dépendaient de l’attachement de l’âme à la terre et au péché durant sa vie.
Elle décrivait le niveau le plus bas du purgatoire comme le plus sombre et le plus difficile. C’est le lieu des âmes qui, à un cheveu de la damnation, se sont sincèrement repenties de leurs actes au dernier moment. Elle y voyait des personnes ayant vécu dans le péché, la haine, la cruauté ou un orgueil profond. Leur souffrance est intense et semble durer une éternité, plongées dans un silence et des ténèbres qui leur rappellent leur aveuglement spirituel. Ces âmes ont le plus besoin des prières et des sacrifices des Saintes Messes.
Selon elle, le niveau intermédiaire est la partie la plus peuplée du purgatoire. L’obscurité y est moins présente, mais la tristesse et le désir y demeurent très présents. Ici se trouvent les âmes de personnes fondamentalement bonnes, mais coupables de péchés terrestres tels que la calomnie, la vanité, la colère ou l’attachement excessif aux biens matériels. Ces âmes éprouvent ici un profond regret pour leurs erreurs et la douleur de ne plus pouvoir réparer les dégâts qu’elles ont causés de leur vivant. Il leur est d’un grand réconfort que leurs proches sur terre réparent leurs fautes.
Le niveau supérieur du purgatoire est déjà empli de lumière et de paix. Les âmes qui s’y trouvent ne souffrent pas, mais éprouvent un immense désir de Dieu. Ce sont des personnes justes qui ont presque achevé leur purification, ou celles qui ont mené une vie sainte mais qui ont encore connu de légères imperfections dans l’amour ou la confiance en la grâce divine. Elles sont emplies de paix et de joie, car elles savent que leur délivrance est proche, et elles sont souvent réconfortées ici par les anges. Pour ces âmes, une simple prière suffit pour accéder à la gloire du ciel.
Emmerich a également mentionné des groupes d’âmes particuliers. Elle voyait les âmes délaissées des riches qui possédaient tout sur terre, mais qu’après leur mort, personne ne se souvenait, et qui, de ce fait, souffraient davantage que les pauvres, pour lesquels on priait. Elle évoquait aussi les prêtres et les religieux qui n’avaient pas accompli leurs devoirs consciencieusement et qui, par conséquent, subissaient une purification plus sévère. Elle mentionnait également les enfants morts après avoir atteint l’âge de raison ; leur purgatoire était court et doux, comme une ombre bienfaisante.
Elle soulignait aussi la perception différente du temps au purgatoire. Une heure peut y paraître des années à l’âme, car le désir de Dieu est si intense que chaque instant d’attente est douloureux. C’est pourquoi, selon elle, il est important de prier pour les âmes immédiatement, et non après une longue attente.
Source : Inspiré des visions d’Anna Catherine Emmerich (révélations privées), retranscrites par Clemens Brentano.
L’une de ses visions le plus impressionnante était celle d’une âme se tenant à la frontière entre le purgatoire et le ciel.
En extase, elle vit : un vaste espace obscur d’où émergeaient des âmes, de l’autre côté une lumière éclatante, entre elles, un escalier abrupt composé de dizaines de « pierres » représentant les bonnes actions.
Une âme solitaire gravissait cet escalier – lentement, avec peine. À chaque pas, un craquement douloureux se faisait entendre, comme si toutes les erreurs du passé étaient arrachées de son être.
Alors qu’elle était presque arrivée en haut, son dernier péché – l’orgueil – la retint. Elle commença à tomber.
À cet instant, Emmerich fut témoin d’un acte héroïque. Un groupe d’anges descendit du ciel. Ils rattrapèrent l’âme en pleine chute et, par leur puissance, la ramenèrent en haut de l’escalier. Les anges dirent : « Ne désespère pas. Nul ne tombe seul ; la grâce le soutient toujours s’il la demande. »
Et l’âme poursuivit son chemin, lentement mais avec un espoir renouvelé.
Source : « Vie et Visions » Catherine Emmerich
Un appel à l’aide : Le voyage au Purgatoire par sainte Faustine

Une nuit de 1926, sœur Faustine eut une vision de son ange gardien, qui lui ordonna de le suivre. Elle se retrouva dans un lieu empli de brouillard et de feu, où se trouvaient de nombreuses âmes souffrantes. Ce que Faustine vit là-bas :
- Le feu intérieur : Bien qu’elle mentionne le feu, elle souligne que la plus grande souffrance pour ces âmes n’était pas la douleur physique, mais le désir ardent de Dieu.
- La prière comme salut : Lorsqu’elle demanda aux âmes ce qui les faisait le plus souffrir, elles répondirent à l’unanimité que c’était le sentiment d’être séparées de Dieu.
- La présence de la Vierge Marie : Faustine vit la Vierge Marie entrer au Purgatoire. Les âmes l’appelèrent « l’Étoile des Mers » et elle leur apporta un réconfort et un soulagement tangibles.
- Conversation avec le Seigneur Jésus : Après cette vision, Faustine s’entretint avec Jésus. Dans son journal, elle consigna les paroles qu’il lui avait adressées : « Ma miséricorde ne le veut pas, mais la justice l’ordonne. »
Ce moment fut un tournant pour Faustine. Elle comprit que le purgatoire est une manifestation de la justice divine, mais aussi une chance de purification pour ceux qui n’étaient pas prêts à entrer immédiatement dans la pleine gloire de Dieu après la mort.
Sœur Faustine a laissé trois enseignements importants concernant le purgatoire dans son livre :
-
Les âmes ne peuvent se sauver elles-mêmes : Les âmes souffrantes sont dans un état où elles ne peuvent plus accomplir d’actes de pénitence. Elles dépendent entièrement de nos prières et de nos sacrifices.
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La puissance de la Sainte Messe : Faustine souligna que le plus grand secours pour les âmes du purgatoire est le sacrifice de la Sainte Messe, suivi des prières et des indulgences.
-
La responsabilité des vivants : Jésus lui fit clairement comprendre que nous qui sommes encore vivants détenons les « clés » de cette prison et pouvons les aider à abréger leur attente du Ciel.
Pour sœur Faustine, le purgatoire n’était pas un lieu effrayant, mais un rappel de l’importance de la pureté d’intention durant notre vie. Elle écrivait souvent que nous devons aspirer à la sainteté ici-bas afin qu’après la mort, nous puissions reposer immédiatement dans les bras de Dieu.
Sainte Catherine de Gênes expliqua le purgatoire par une magnifique analogie.
Imaginez l’âme comme un miroir et Dieu comme le soleil.
Lorsqu’un miroir est recouvert d’une couche de poussière et de boue (le péché), il ne peut refléter les rayons du soleil.
Dieu (le Soleil) brille constamment sur l’âme, mais celle-ci ne peut recevoir cet amour tant qu’elle est souillée.
Le purgatoire est un processus au cours duquel cette « couche » se consume. Plus la poussière disparaît, plus l’âme reçoit de lumière et plus grande est sa joie.
Un feu qui n’est pas punition, mais amour
Dans sa vision, Catherine comprit que le feu du purgatoire n’est pas un feu que Dieu allume pour nous tourmenter. Ce feu est l’amour de Dieu.
Lorsque l’âme contemple Dieu dans toute sa splendeur après la mort, elle ressent une attraction si intense qu’elle voudrait se précipiter vers lui. Mais en même temps, elle aperçoit les traces de ses propres imperfections. Cette « barrière » lui cause une douleur indicible. C’est comme quelqu’un qui, affamé, contemple un festin sans pouvoir s’en approcher avant de s’être lavé.
Emprisonnement volontaire
L’un des aspects les plus intéressants de sa vision est que les âmes sont au purgatoire de leur plein gré. Catherine décrivait combien l’âme aspire à la pureté pour Dieu, à tel point que même si on lui avait ouvert les portes du ciel plus tôt, elle n’y serait pas entrée. Elle se serait sentie plus mal en présence de la sainteté divine qu’au cœur du purgatoire.
Catherine affirmait qu’en dehors du ciel, il n’y a pas de plus grand bonheur que celui des âmes du purgatoire.
C’est un paradoxe :
Elles souffrent d’être séparées de Dieu.
Elles se réjouissent car, à chaque instant, elles sentent que le poids de leurs péchés diminue et qu’elles se rapprochent de l’étreinte éternelle.
Sainte Catherine ne décrivait pas le purgatoire comme une tragédie, mais comme « une seconde chance offerte par Dieu ».
Sa vision nous révèle que le purgatoire est en réalité miséricorde – un bain d’amour qui nous prépare à supporter la lumière infinie du ciel.
Source : Sainte Catherine de Gênes, Traité du purgatoire / Catéchèse de Benoît XVI (12/01/2011)
Aider les pauvres âmes est un grand acte de miséricorde
L’Église enseigne que prier pour les défunts est une œuvre spirituelle de miséricorde :
« Prier pour les défunts est l’un des plus grands actes de charité et de miséricorde que nous puissions accomplir.» Catéchisme de l’Église catholique, 1032
Saint Padre Pio encourageait également la dévotion aux âmes saintes, en disant : « Nous devons vider le Purgatoire par nos prières !»
Marie nous invite à plusieurs reprises, dans ses messages, à prier pour les âmes du Purgatoire. Lorsqu’une personne meurt, nous pensons souvent que son âme – que nous considérons comme « sainte » – accède directement au Ciel. Or, il n’en est rien.
« La plupart des gens, après leur mort, vont au Purgatoire ; un très grand nombre va en Enfer, et seules quelques âmes accèdent immédiatement au Ciel. Il vaudrait mieux renoncer à tout pour être emmené directement au Ciel au moment de sa mort. » (Message du 2 novembre 1983)
Le message est clair : beaucoup d’âmes sont damnées, peu accèdent immédiatement au Ciel, et la plupart passent par le Purgatoire. C’est un état de purification pour les âmes qui meurent dans la grâce de Dieu, mais qui ne sont pas encore pleinement libérées des péchés véniels ni des conséquences temporelles du péché. C’est l’étape nécessaire pour être admis à la vision de Dieu.
Pour éviter cela, la Vierge Marie nous invite à vivre dans le renoncement et la pureté, mais aussi à aider les âmes qui s’y trouvent : « Il y a beaucoup d’âmes au Purgatoire, y compris des personnes consacrées à Dieu. Priez pour elles au moins sept Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et le Credo. Je vous le recommande ! Beaucoup d’âmes sont au Purgatoire depuis longtemps parce que personne ne prie pour elles. Il y a différents degrés au Purgatoire : les plus bas sont proches de l’Enfer, tandis que les plus hauts s’approchent progressivement du Ciel. » (Message du 20 juillet 1982)
Un petit acte de charité qui attire aussi la bénédiction de Dieu sur nos vies. L’âme la plus pauvre de toutes est celle du Purgatoire, infiniment plus pauvre que toute personne vivante, et le Seigneur bénit toujours ceux qui sont généreux envers les autres.
Les âmes terrestres ont encore le temps de se convertir, et nous devons toujours prier pour elles afin qu’elles s’ouvrent à la grâce de Dieu. Les âmes du Purgatoire, en revanche, ne peuvent plus avoir des mérites : elles dépendent entièrement de nos prières pour progresser vers la lumière éternelle. La Vierge Marie nous l’a promis : « Mes chers enfants, aujourd’hui je vous invite à prier chaque jour pour les âmes du Purgatoire. Chaque âme a besoin de prière et de grâce pour atteindre Dieu et son amour. Ainsi, vous aussi recevrez de nouveaux intercesseurs qui vous aideront à comprendre que les choses terrestres n’ont pas d’importance : seul le Ciel est le but vers lequel vous devez tendre. Priez sans cesse afin de vous aider vous-mêmes et d’aider les autres, à qui vos prières apporteront de la joie. » (Message du 6 novembre 1986)
De nombreux saints ont témoigné de la réalité du Purgatoire et de l’importance de prier pour ces âmes. La bienheureuse Anne Catherine Emmerich, par exemple, raconte :
« La nuit dernière, j’étais au Purgatoire. J’ai été conduite dans un profond abîme, où j’ai vu un vaste espace rempli d’âmes pauvres, silencieuses et tristes. Leurs visages exprimaient encore la joie de savoir que la miséricorde de Dieu les accueillerait enfin. J’ai vu la Mère de Dieu sur un trône majestueux, plus belle que jamais. Elle m’a exhortée : « Apprends aux fidèles à prier avec ferveur pour les âmes du Purgatoire : par gratitude, ils prieront aussi beaucoup pour toi. Cette prière est très agréable à Dieu car elle les rapproche de son image. »
Prenons le chapelet et consacrons au moins une partie de nos prières à ces âmes ; faisons célébrer des messes pour les défunts – en particulier pour les oubliés – et n’oublions pas la courte prière que Notre-Dame nous a donnée. Quelques minutes suffisent pour apporter du réconfort à une âme oubliée et la rapprocher de la lumière éternelle.
La puissance de l’intercession des pauvres âmes
Lorsque vous priez pour une faveur, au lieu de prier directement pour la faveur, priez pour le soulagement des âmes saintes au purgatoire, et demandez-leur d’obtenir la faveur pour vous.
De cette façon, vous aidez les âmes saintes au purgatoire, vous obtenez aussi du mérite par cet acte charitable, vous diminuez votre propre purgatoire, et bien sûr vous recevez le bénéfice de leurs puissantes prières et gagnez également de futurs intercesseurs qui se souviendront de vous devant Dieu. En faisant preuve de miséricorde envers les pauvres âmes, nous aussi, nous recevrons la miséricorde de Dieu le moment venu.
Nous ne comprendrons jamais assez clairement qu’une aumône, petite ou grande, donnée en faveur des âmes souffrantes, nous la donnons directement à Dieu. Il accepte et se souvient comme si elle avait été donnée directement à lui-même. Ainsi, tout ce que nous faisons pour elles, Dieu l’accepte pour Lui. C’est comme si nous le soulagions ou nous le libérions lui-même du purgatoire. Comment va-t-il nous payer ?
Il n’y a pas de plus grande soif, pauvreté, besoin, peine, douleur, souffrance comparable à celles des âmes du purgatoire, donc il n’y a pas d’aumône plus méritée, pas plus agréable à Dieu, ni plus grand mérite pour nous, que de prier, de demander des célébrations de messes et de faire l’aumône en faveur des pauvres Saintes Âmes.
Il est fort possible que certains de nos proches souffrent encore des peines purifiantes du purgatoire et nous appellent parmi des gémissements pitoyables pour que nous les aidions et les soulagions.
N’est-ce pas terrible que nous soyons si durs que nous ne puissions pas penser à eux, ni être si cruels que nous les oublions délibérément ?
Combien d’amour pouvons-nous montrer aux âmes lorsque nous prions pour elles autant de chapelets que possible…Il est aussi extrêmement important d’offrir des messes pour les morts tout au long de l’année.
Celui qui sacrifie ses mérites et ses bonnes actions pour les âmes qui souffrent au purgatoire, pour les sauver des tourments et les amener au ciel, trouvera sans aucun doute une grande récompense et une grande gloire auprès de Dieu. On pourrait dire qu’un tel chrétien peuple le ciel ; mais en même temps il y envoie pour lui des défenseurs et des amis qui, par gratitude, tenteront d’obtenir toutes les grâces nécessaires à la vie temporelle et au salut dans l’éternité. De plus, les anges gardiens de ces âmes libérées lui sont reconnaissants pour l’amour qu’il leur a montré. Les saints du ciel le regardent avec délice, car il augmente leur nombre pour louer la majesté de Dieu. La très sainte Vierge Marie le couvre du manteau de sa protection, car il se tenait sur la couronne de ces âmes avec le sang le plus précieux de son Fils racheté. Et quelle bénédiction, quelles grâces et quelle récompense il recevra du Christ Seigneur lui-même pour une si noble coopération à l’œuvre de rédemption !
Saint Thomas d’Aquin affirme : « Les âmes délivrées par nos prières intercéderont pour nous auprès de Dieu lorsqu’elles entreront dans sa gloire. »
Saint Jean-Marie Vianney nous rappelle : « Si seulement nous savions combien est grand le pouvoir des âmes du Purgatoire sur le cœur de Dieu, et si nous connaissions toutes les grâces que nous pouvons obtenir par leur intercession, elles ne seraient pas autant oubliées. »
Saint Alphonse de Liguori a souligné : « Les âmes du Purgatoire, une fois libérées, n’oublieront pas ceux qui ont prié pour elles. En signe de gratitude, elles prieront pour nous devant le trône de Dieu. »
Fondement biblique:
« Ainsi il fit l’expiation pour les morts, afin qu’ils soient absous de leurs péchés. » (2 Maccabées 12:46)
« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » (Matthieu 5:7)
L’importance de l’aspersion ou du déversement d’eau bénite sur le sol pour les âmes du Purgatoire
L’aspersion ou le déversement d’eau bénite sur le sol, que ce soit dans un cimetière ou dans la terre de votre jardin, est un acte de charité simple mais puissant pour les âmes pauvres. L’eau bénite, bénie par l’Église, est porteuse de grâce sacramentelle et a le pouvoir d’apporter réconfort et soulagement spirituels aux âmes souffrantes du Purgatoire.
Saint Jean Macias, le dominicain, surnommé le Secours des âmes pauvres, consacra sa vie à prier et à offrir des sacrifices pour elles. Il passait d’innombrables heures à réciter trois chapelets par jour pour leur délivrance. Il avait également l’habitude d’asperger le sol d’eau bénite en offrande pour le soulagement des âmes du Purgatoire. Il croyait que chaque goutte d’eau bénite, utilisée avec foi et amour, pouvait apaiser leurs souffrances et abréger leur purification.
Les âmes du Purgatoire lui apparaissaient souvent en vision, suppliant : « Donnez-nous vos prières ! Ô frère Jean, vous aidez les pauvres et les malades ; soyez aussi notre ami ! Aidez-nous à devenir dignes d’être avec Dieu et ses bienheureux.»
Saint Jean n’a jamais cessé ses actes de miséricorde envers elles, nous enseignant que même les plus petits gestes, comme l’aspersion d’eau bénite, peuvent avoir une signification éternelle pour les âmes souffrant au Purgatoire.
Dans les actes de béatification de st. Jean Macias, nous lisons que la Vierge Marie lui est apparue sur son lit de mort et lui a dit qu’en récitant constamment le chapelet, il avait libéré du purgatoire un million quatre cent mille âmes. Le pape Grégoire XVI. ordonna que ce nombre soit inscrit dans les actes de béatification pour encourager tous les adorateurs du Saint Rosaire.
Dites la prière suivante en aspergeant le sol :
Signe de croix; « Par cette eau bénite et le très précieux Sang de Jésus, multipliez ces gouttes afin qu’elles soulagent les pauvres âmes du Purgatoire. Qu’elles entrent bientôt dans votre gloire, Seigneur, et qu’une fois au Ciel, intercède pour nous. Au nom de Jésus. Amen. »; signe de croix.
Chaque goutte d’eau bénite versée avec foi est un moment de soulagement pour une âme souffrante. À l’exemple de saint Jean Macias, aspergeons fréquemment le sol d’eau bénite, notamment dans les cimetières ou dans nos jardins, en signe d’amour et de miséricorde pour les âmes du Purgatoire. N’oublions jamais d’offrir ce geste de miséricorde simple mais puissant !
Telles sont les actions d’un homme, telle sera sa récompense après la mort.
La justice divine punit généralement les péchés commis. Celui qui, durant sa vie, eut un cœur dur envers les pauvres et les malheureux, ne trouvera ni pitié ni miséricorde pour lui-même après sa mort ; celui qui n’a rien refusé à son corps, mais lui a permis des plaisirs interdits, souffrira de terribles tourments au purgatoire. Il en va de même de la bonté divine envers les vertus : celui qui aimait faire l’aumône sera soutenu au purgatoire par l’aumône des vivants ; celui qui pratiquait la mortification sera soulagé par le repentir et la mortification des serviteurs de Dieu. Ainsi, nous préparons notre avenir.
Otton IV, l’empereur germanique, fut un grand bienfaiteur des monastères et des maisons religieuses, tout en étant d’une grande sévérité envers lui-même ; c’est pourquoi, après sa mort, il fut rapidement délivré du purgatoire par les prières et la pénitence des religieux. Ce prince mourut avec une réputation de grande piété, et tout le monde le crut au ciel lorsqu’il apparut un matin à sa tante, la très sainte abbesse d’un ordre religieux. Elle se trouvait alors dans le salon, où l’on conversait avec les invités à travers une fenêtre grillagée ; soudain, elle entendit un léger coup à la porte, qui s’ouvrit aussitôt et l’empereur entra, humble et suppliant.
Je suis déjà entré dans l’éternité, lui dit-il d’une voix douloureuse, mais je souffre de terribles tourments au purgatoire. Ah ! Si vous avez pitié de moi, tâchez d’obtenir le salut des ordres religieux. Qu’ils récitent le psautier à plusieurs reprises pour mon âme et qu’ils se flagellent pendant le psaume « Du fond des abîmes, je t’implore, Seigneur » ; qu’ils prient aussi pour moi autant qu’ils le peuvent. Leur repentir volontaire me purifiera de mes péchés, car durant ma vie j’ai soutenu les monastères et les serviteurs de Dieu. Le Seigneur Dieu, dans sa miséricorde, m’a donc permis d’être délivrée des tourments par eux.
L’abbesse annonça immédiatement cette nouvelle aux différentes communautés religieuses. Elles s’empressèrent de sauver le défunt, accomplissant les prières et pénitences mentionnées ci-dessus, en signe de gratitude pour les soins qu’il leur avait prodigués. Quelques jours plus tard, l’âme de l’empereur réapparut au même endroit. Mais quelle différence ! Sa gloire était si grande, sa lumière si éclatante que les yeux ne pouvaient supporter la lumière céleste. Dans des paroles très émouvantes, il exprima sa gratitude aux monastères, remerciant Dieu mille fois de l’avoir accueilli dans la communauté des élus, couronné éternellement au ciel.
N’oubliez pas vos proches décédés !
Lorsqu’une personne décède, il est habituel d’entendre : « Il ne souffre plus, il est déjà au paradis avec Dieu », mais en réalité nous ne savons pas.
Ce que nous savons c’est que rien d’impur ne peut entrer au paradis et qu’entre paradis et enfer il y a un autre état intermédiaire – le purgatoire.
Et que tomber en enfer est très facile mais entrer au paradis ne l’est pas. Cependant, la miséricorde de Dieu est si grande qu’elle nous met cet état intermédiaire pour nous purifier et enfin profiter de Sa présence éternelle.
J’espère que vous comprendrez cela en lisant l’histoire suivante.
Cette histoire raconte qu’un jeune homme qui était fiancé, faisait la liste pour son mariage quand soudain sa mère est arrivée et lui a dit : « fils, souviens-toi qu’il faut offrir des messes pour l’âme de ta défunte sœur », ce à quoi il a répondu ; « non, ne t’inquiète pas maman, ma sœur était si dévouée quand elle était vivante, que je pense qu’elle est déjà au paradis.»
Sa mère, en entendant ces mots, est rentrée chez elle en croyant qu’il a raison.
Plus tard, la défunte soeur est apparue au frère et lui a dit : « Frère, dis à mes parents de se souvenir que je suis la fille de leurs entrailles qui est morte pour arriver amèrement au purgatoire.»
Ce jeune homme a vu que la femme était en flammes, elle avait le visage brûlé, profondément, et que la voix qu’il entendait était celle de sa sœur.
Cette âme en chagrin continua à dire: « Oh ! Frère, je te demande, par pitié, un suffrage, souviens-toi que si tu avais été dans ma situation je ne t’aurais pas oublié. Que tu as eu l’audace de prétendre que j’étais sauvée mais je suis au purgatoire pour mes péchés de la langue.
Je sais que nos parents ont dépensé beaucoup d’argent pour me donner pour époux un homme, et maintenant vous ne pouvez pas utiliser deux pièces pour me donner pour époux Dieu ?
Je sais aussi que tu vas te marier. Oh ! Grosse dépense pour mon enterrement et grosse dépense pour ton mariage, cependant mon âme souffre. Oh ! Oh ! Mon frère, mon frère, c’est toi qui m’as condamné à ces peines, parce que tu veux me pousser à l’oubli. Oh ma douleur.
Tu penses pouvoir vivre une vie pleinement, en oubliant que c’est à toi de m’aider ?
Tout comme je n’ai pas renoncé à être ta sœur parce que l’âme ne meurt pas, intercède pour moi, en plus souviens-toi mon frère, que tu as reçu plus de biens grâce à ma mort.
Raisons de plus pour que tu me soulages en m’aidant dans ce que je demande et besoin.
N’oublie pas que nous sommes nés du même ventre, avons grandi ensemble puis j’ai été donnée à mon mari qui n’est pas non plus un saint, et ne se souvient pas de moi non plus.
Mon frère, éloigne-toi de l’amour de l’argent, sois généreux et cherche l’effet saint de ma liberté éternelle même si je ne le mérite pas.
Pour mes péchés de la langue, Dieu a eu pitié de moi, car ma mère avait de bonnes intentions pour ma délivrance, mais tu as fait le contraire de la miséricorde ! »
Puis l’âme de la sœur a disparu au purgatoire et le frère a lâché les papiers en se dirigeant à l’église pour offrir pour l’âme de sa sœur le suffrage qu’elle demandait et avait besoin.
Pour l’amour du Christ, faisons tout, mais tout ce que nous pouvons pour elles.
Le péché peut être pardonné quand tu es vivant, pas après la morts.
Livre de vérité, 26 septembre 2012 père d’amour et de miséricorde:
« Ma chère fille, je te permets cette souffrance physique intense pour sauver plus d’âmes aujourd’hui. Offrez cette douleur aux âmes sélectionnées que vous devez m’aider à sauver. Cette douleur ne durera pas longtemps mais quand vous serez soulagé sachez que beaucoup d’âmes ont été sauvées des feux de l’enfer et sont maintenant au Purgatoire en attendant leur purification.
En tant qu’âme victime, vous devez accepter que je puisse vous accorder des moments de souffrance pour aider à sauver les âmes des enfants de Dieu. Vous rencontrerez, un jour, ces âmes et ensuite vous comprendrez combien cela apporte à mon Père. Sache que quand tu souffres, je souffre avec toi pour soulager ta douleur. Tu n’es pas seule. Quand vous sentez que vous ne pouvez pas respirer, c’est le même sentiment d’étouffement ressenti par les âmes qui, après la mort, affrontent les vapeurs des feux. Si seulement les gens savaient la Vérité de la vie après la mort. Après que l’âme quitte le corps, qu’il soit en état de grâce ou non, Satan la tourmente par le pouvoir de séduction. Il essaie, même alors, d’attirer des âmes vers lui. La prière pour de telles âmes est très importante.
J’attire les âmes vers Ma Lumière. Mais seuls ceux qui sont dans un état de grâce peuvent résister au pouvoir de Ma Lumière de Miséricorde. S’ils ne sont pas purs d’âme alors ils doivent être purifiés au Purgatoire.
Il y a, beaucoup de niveau au Purgatoire et, selon les péchés commis par l’âme, elles seront remplies du Feu purifiant du Saint-Esprit.
Le purgatoire est douloureux pour l’âme et ceux qui doivent y passer du temps ressentent ça comme une douleur physique comme s’ils étaient encore en vie.
Que personne ne sous-estime les sacrifices nécessaires pour garder leurs âmes dans un état digne du Royaume de mon Père. Mon Père aime tous ses enfants, mais les âmes doivent gagner le droit d’être aptes à entrer dans le Royaume de mon Père. Pour être dignes, ils doivent se racheter dans Mes Yeux tant qu’ils sont encore en vie. Ils doivent expier leurs péchés avec un cœur sincère.
Même au point de la mort, un pécheur peut profiter de Ma Grande Miséricorde en Me demandant de lui pardonner ses péchés. Je vais l’arracher et le prendre dans Mes Bras. Je déverserai ensuite Ma Miséricorde sur lui et je le prendrai par la main aux portes du paradis.
Le péché peut être pardonné quand tu es vivant. Pas après la mort. »
Prières pour les âmes au purgatoire ici.
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