GUIDE POUR LA CONFESSION

« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.» (Matthieu 9:12-13) Jésus mangait avec les pécheurs, il n’a pas péché avec eux. Sachez faire la différence.

Souvent, nous considérons la confession comme un simple aveu de péchés. Or, il ne s’agit pas seulement de cela. La confession est une rencontre avec la miséricorde de Dieu. Pourtant, nombreux sont ceux qui quittent le confessionnal sans avoir changé… non pas parce que Dieu leur a refusé le pardon, mais parce qu’ils ne se sont pas véritablement ouverts à Lui.

Le confesseur – là où l’âme retourne à Dieu
Il y a une beauté profonde qui passe souvent inaperçue…
les âmes s’animent dans le silence du confesseur.
Ce n’est pas un hasard si le prêtre se tient là, patient, attendant…
car il sait que chaque personne qui vient est un fils qui retourne au Père, comme dans la parabole de l’Évangile selon saint Luc.
Chaque confession est un mystère d’amour…
un moment où Dieu touche une âme blessée avec une infinie tendresse et la relève.
Nulle dureté… que miséricorde.
Il n’y a pas de refus… seulement une étreinte.
Le confessionnal n’est pas un lieu de peur…
c’est un lieu où l’âme lasse trouve le repos,
où le péché est pardonné,
et où le cœur bat à nouveau dans la grâce de Dieu.
Quiconque s’approche avec humilité, même blessé,
découvrira quelque chose qui changera sa vie :
Dieu n’arrête jamais d’aimer… et ne se lasse jamais de pardonner.

La confession sans véritable repentance
Certains confessent leurs péchés, mais au fond d’eux-mêmes, ils n’ont aucune réelle intention de changer. Ou peut-être même qu’ils ne le souhaitent pas. La véritable confession exige la repentance – un regret sincère d’avoir offensé Dieu, et non la simple crainte du châtiment. Dissimuler ou minimiser ses péchés
Par honte, par peur ou par orgueil, certains omettent de mentionner certains péchés ou les présentent de manière à les minimiser (il s’agit de « péchés », de ne pas accomplir une action « régulièrement », même si cela ne s’est produit que quelques fois…). Or, dissimuler ses péchés empêche la guérison que Dieu désire accorder. Dieu ne peut guérir ce que l’on refuse soi-même de reconnaître comme étranger à sa volonté. Saint Augustin disait : « Le commencement des bonnes œuvres est la confession des mauvaises actions

Une confession mécanique, sans sincérité
Parler sans réfléchir affaiblit la rencontre elle-même. La confession n’est pas une routine. C’est un moment de vérité entre vous, votre âme et Dieu. Un examen de conscience superficiel.
Nombreux sont ceux qui ne confessent que les péchés les plus évidents, négligeant des attitudes plus profondes : l’orgueil, l’hostilité, l’impureté, la paresse spirituelle, le manque d’amour. Dieu veut guérir la racine du mal, et non seulement la surface. La confession sans confiance en la miséricorde divine
Certains confessent, mais gardent le poids de la culpabilité, comme si Dieu ne les avait pas pardonnés. Ce n’est pas de l’humilité, c’est un manque de confiance en sa promesse.
Notre regret pour nos péchés et nos faiblesses doit se manifester dans notre vie quotidienne. Il ne suffit pas de confesser ses péchés, il faut s’efforcer de les corriger. À quoi bon exprimer devant Dieu le regret d’avoir offensé quelqu’un si cette personne n’en a même pas conscience ?
La confession est un moment crucial de la vie spirituelle. C’est avec elle que commence le véritable repentir, qui se poursuit ensuite par un effort constant pour réparer ses erreurs et transformer sa vie.
Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Mais il exige sincérité, humilité et abandon. Une bonne confession ne se contente pas de purifier le passé ; elle fortifie l’avenir.
Les saints se confessaient souvent, non par faiblesse, mais par désir de demeurer spirituellement vivants et forts. La confession n’est pas un lieu de honte. C’est un lieu de renaissance.

Nous croyons en un Sauveur aimant qui pardonne nos péchés et qui nous donne la grâce de devenir saint. Jésus-Christ, par le ministère de ses prêtres, accomplit ces deux choses dans le sacrement de pénitence. Dieu même ainsi que les saints nous disent que la confession est la base de notre salue.
« Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie aussi… Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.» (Jean 20:21-23)
« Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. » (Isaïe 1:18)

  • Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars, homélies:
    « Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême 
    « On entend souvent des accusations injustes contre les confesseurs stricts selon lesquelles il n’est pas sage d’exiger trop des pécheurs. Voilà ce que pensent ceux qui ne méritent pas la grâce de l’absolution. Dès le début de l’existence de l’Église, les Saints Pères ont enseigné que si nous voulons recevoir l’absolution, nous devons d’abord avoir une aversion pour le péché et une forte détermination à le corriger. Saint Cyprien enseigne que le confesseur doit adhérer aux préceptes de l’Église et n’absout les péchés que lorsque le pénitent montre des signes clairs de correction et de changement de vie. Jésus-Christ lui-même, le vrai Dieu et l’administrateur de la grâce, n’absout que les véritables pénitents.»
    « Il y a ceux qui ont peur d’effrayer les malades, et ils n’osent pas parler de recevoir les sacrements ; quelle amitié cruelle !…
    On dit dans l’histoire qu’un pauvre père, étant sur le point de mourir, n’avait personne pour lui dire de se confesser. Une petite fille qui revient du catéchisme lui dit : « Père, le médecin dit que tu vas mourir ; la mère pleure dans sa chambre, et personne ne vous invite à vous confesser ; le curé nous a dit que ce serait un péché grave de laisser une personne mourir sans sacrements ; voulez-vous qu’il vienne ? ».
    « Ah ! ma fille, son père lui répond, allez le chercher tout de suite, j’y pensais pas, j’ai tellement mal ! ».
    Le prêtre est arrivé et le patient a avoué avec d’excellentes arrangements.
    Avant de mourir, il a fait venir sa petite fille. lui disant : « Ah ! Ma fille, comme je suis reconnaissant, sans toi je serais damné! Je ne pensais pas avoir à avouer. »
    Hélas ! Combien de pauvres malades meurent sans sacrements et sont endommagés, à cause de ceux qui les entourent, et qui n’ont pas la charité de les faire avouer !»

  • Saint François de Sales: « Pourquoi devrions-nous être si bêtes et laisser notre âme malade si nous avons un médicament aussi salvateur ? Nous savons très bien que la première chose que fait le diable est de nous décourager de nous confesser. » 

  • Sainte Thérèse de Lisieux: « Moi si j’avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d’offenses, n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent. » 

  • Saint Jean Chrysostome, Traité des prêtres, livre 3 :« Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir qui n’est accordé ni aux anges ni aux archanges. Jamais il n’a été dit aux esprits célestes : “Ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié au ciel.” Les princes de ce monde ne peuvent lier et délier que le corps. Le pouvoir du prêtre s’étend plus loin ; il atteint l’âme, et il s’exerce non seulement en baptisant, mais encore plus en pardonnant les péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de révéler ses péchés à un homme et qui refuse de les confesser sera couvert de honte au Jour du Jugement, en présence de l’univers entier.»

Pourquoi se confesser? 

Nous tous avons des choses à se faire pardonner.

Les péchés ne sont pas pardonnés en les cachant, en les faisant taire en les cachant, en les maquillant, en les déguisant, en les justifiant.
Tout le monde est pardonné, par l’intermédiaire du prêtre, dans une bonne confession ayant comme avant un véritable examen de conscience.
C’est notre Seigneur qui pardonne nos péchés par nos prêtres, notre vie est si fragile qu’elle peut s’éteindre en un instant. Une fois mort, les péchés ne pourront plus être pardonnés. Ne retardez plus votre réconciliation.
Reviens à la maison, rapproche-toi de l’Eucharistie reviens vers ton Créateur, notre Seigneur, ne veut pas que le pécheur se perde mais qu’il se repente et soit sauvé…il n’y a pas de pardon sans la confession, c’est soit Le Créateur et la vie éternelle soit les démons et l’enfer.
« Si les pécheurs pouvaient voir l’enfer ne serait-ce qu’un instant, ils ramperaient sur du verre brisé pour se confesser. » Sainte Véronique Giuliani

Apprenez vos enfants dès le plus jeune âge l’habitude de se faire confesser, le diable est fort, votre devoir c’est de tout faire pour les protéger contre lui! 

Choisir son confesseur – conseils des saints

  • « L’erreur la plus courante chez les catholiques est de se confesser auprès d’un autre prêtre par honte d’avoir péché à plusieurs reprises. On trompe alors notre Seigneur Jésus-Christ et c’est une grave offense si on le fait intentionnellement et délibérément. Rappelez-vous toujours que, lors de la confession, au confessionnal, le prêtre se tient à la place de Dieu ; le pénitent est donc tenu de lui obéir » Saint Robert Bellarmin, docteur de l’Église.

  • Saint Jean Bosco aborde également ce sujet : « Consulter constamment différents confesseurs, comme certains le font, est une erreur. De même, il est imprudent d’avoir un confesseur pour certains péchés et un autre pour les plus graves. Ceux qui agissent ainsi sont dans leur droit, mais ils n’auront jamais de guide sûr et éclairé. Consulterait-on un médecin différent à chaque fois qu’on est malade ? Un nouveau médecin pourrait difficilement diagnostiquer sa maladie et prescrire un remède approprié. »
    Don Bosco nous a également conseillé de mettre fin à nos péchés habituels, car nous ne savons pas si nous aurons encore le temps de nous racheter. « Le moyen le plus efficace pour éviter de pécher à nouveau est de suivre les conseils de votre confesseur. N’imitez pas ceux qui se trompent en disant : « Je vais pécher et ensuite me confesser ». Comment savez-vous que vous aurez le temps de vous confesser ? N’est-ce pas folie de se blesser en espérant qu’un médecin viendra guérir la blessure ? »

  • « Nous devons bien réfléchir avant de choisir notre confesseur; mais une fois qu’on l’a choisi, on ne doit pas le changer, sauf pour des raisons très urgentes, mais mettre la plus grande confiance en notre directeur.» Saint Philippe Neri

À quelle fréquence devons-nous nous confesser ?

Padre Pio recommande une fois par semaine mais Notre-Dame de Medjugorje nous demande de nous confesser au moins une fois par mois. 
« Il est très utile de se confesser avec une certaine régularité. C’est vrai : nos péchés sont toujours les mêmes, mais nous nettoyons nos maisons, nos chambres, au moins une fois par semaine, même si la saleté est toujours la même, afin de vivre dans la propreté, pour pouvoir recommencer. Sinon, la saleté ne se voit peut-être pas, mais elle s’accumule. On peut dire la même chose de l’âmePape Benoît XVI, Rencontre avec les enfants ayant reçu leur première communion au cours de l’année, 15 octobre 2005

I. UN EXAMEN DE CONSCIENCE DÉTAILLÉ AVANT DE SE CONFESSER

Le pénitent doit prendre le temps d’examiner sa conscience et de discerner ses péchés avant d’entrer au confessionnal. C’est pour le bien de son âme, car cela lui permet de faire une confession digne et complète.
Les péchés mortels n’expirent pas, et chaque péché affecte l’âme, devenant un refuge pour le diable. Pour une guérison complète, tous les péchés doivent être confessés et effacés. Être minutieux garantit que votre confession purifie entièrement votre âme. La honte de la confession est le dernier obstacle à l’orgueil. Si cette honte l’emporte sur le désir de pardon, alors l’individu aime davantage son péché et son image que la miséricorde divine.
Demain n’est jamais garanti, et l’état de notre âme est de la plus haute importance. Même à la confession, le diable tente de nous perturber et de nous tromper, utilisant nos péchés oubliés comme un moyen de nous dominer. Mais si nous persévérons et refusons de laisser le diable jouer ses tours, la grâce de Dieu, les saints remèdes et l’intervention divine prévaudront toujours.
C’est pourquoi nous devons être vigilants et nous préparer minutieusement avant d’aller à la confession. Nous devrions demander l’aide de Marie, notre ange gardien, et de nos saints patrons afin que notre confession ne soit pas détournée par le diable ou entravée par des distractions, des retards ou des obstacles, notamment l’absence d’un prêtre au moment où nous en avons le plus besoin.

Instructions pour la confession : Liste et quantification des péchés

  • Identifier chaque péché: Utilisez le guide pour lister tous vos péchés applicables à votre vie. Soyez honnête et minutieux.
  • Quantifier le péché: Pour chaque péché, donnez une estimation du nombre de fois où il s’est produit. Si le nombre exact est inconnu, donnez une estimation.

  1. Aimer Dieu

La relation personnelle avec le Seigneur
Ne pas vouloir prier. Négliger les prières.
Oublier Dieu ou vivre comme s’il n’existait pas, être en colère contre Lui, ne pas l’aimer de tout son coeur.
Ne pas lire la Bible, avoir une vie spirituelle tiède et paresseuse. Murmurer ou se révolter contre Dieu.
Ne pas avoir confiance en Dieu et en sa miséricorde.
Jurer au nom de Dieu ou utiliser le nom de Dieu en vain.
Blasphémer. 
Ne pas tenir une promesse faite à Dieu.

La pratique religieuse
Manquer la messe du dimanche ou des fêtes de préceptes ou être en retard ou partir plus tôt.
Ne pas avoir tenir le code vestimentaire à l’église (Code vestimentaire – ici).
Être distrait volontairement pendant la messe.
Communier sans préparation, ni attention, ni respect ou dans la main.
Ne pas respecter le repos dominical.
Ne pas se confesser au moins une fois par an.
Ne pas recevoir une Eucharistie au moins une fois par an.
Manger la viande un vendredi et des jours fixés.
Travailler le dimanche et jour.
Acheter ou vendre des choses non nécessaires (centre commerciaux).
Manquer à l’obligation pascale (confession et communion le dimanche de Pâques)
Recevoir la Sainte Communion en état de péché mortel ? (c’est un très grave sacrilège.)

La foi et la vie catholique
Entretenir des doutes sur sa foi ou sur un enseignement de l’Eglise. Avoir honte de Dieu, de l’Eglise ou d’être catholique.
Adhérer à des doctrines contraires à la foi catholique (la franc-maçonnerie, la religion universelle, la réincarnation, d’autres religions etc).
Recourir à des pratiques occultes : horoscope, spiritisme, thème astrale, lecture des cartes ou des mains, tarot, ésotérisme, magie noire, invocation des morts …
Ne pas avertir les pécheurs.

Le respect de la Création.
Ne pas prendre soin de la Création : gâchis de nourriture, d’eau ou d’énergie.
Maltraiter un animal.

2. L’Amour du prochain

En général
Tuer.
Calomnier ou insulter des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu
Manquer à la charité.
Manquer de respect, de sens du service.
Oppresser des pauvres, des veuves.
Critiquer ou juger ; mal parler des autres que ça soit vrai (médisance) ou faux (calomnie).
Causer un préjudice matériel ou spirituel par des mensonges.
Révéler les péchés d’autrui
Flatter les erreurs des autres ?
Sciemment inciter les autres à pécher ou coopéré aux péchés des autres (par conseil, par ordre, par consentement, par provocation , par la louange ou la flatterie, par la dissimulation, par la participation, par le silence, par la défense du mal fait)
Être jaloux ou envieux.
Être imprudent (voiture, sport, etc …).
Refuser de pardonner ou de demander pardon.
Entretenir la rancune, se venger.
Recourir à l’avortement ou en être complice.
Provoquer, désirer, avoir l’intention ou précipiter la mort ou des blessures corporelles de quelqu’un.
Se disputer ou se battre avec quelqu’un.
Souhaité du mal à quelqu’un.
Opprimer quelqu’un.
Maudire quelqu’un.
Avoir plaisir au malheur de quelqu’un.
Refuser ou négliger d’aider une personne dans le besoin.

Dans la famille
Désobéir ou manquer de respect aux parents, ou négliger ou refuser de les aider dans leurs besoins ou d’accomplir leurs dernières volontés.

Dans le couple
Se disputer, manquer de respect, d’écoute, d’amour.
Avoir vécu maritalement sans avoir reçu le sacrement du mariage.
Mettre en péril la fidélité et l’unité du couple.
Recourir à la contraception.
Commettre l’adultère dans son cœur ou dans son corps.

Avec les enfants
Maltraiter ses enfants.
Négliger leurs besoins matériels, éducation religieuse.
Négliger leur baptême précoce (saint Alphonse Maria Liguori a averti que l’enfant doit être baptisé dans les 10-11 jours après sa naissance, au-delà de ce délai, sans raison valable, les parents commettent un péché grave.)
Donner un mauvais exemple (jurer ou se disputer devant eux…).
Manquer d’amour, de discipline ou de fermeté dans l’éducation.
Laisser les enfants regarder des émissions inappropriées. 
Négliger de surveiller leurs fréquentations.
Les laisser fréquenter quelqu’un sans envisager un mariage dans un avenir proche (selon Saint Alphonse un maximum d’un an).
Permettre de porter des vêtements indécents (chemisiers transparents, shorts, jupes courts, maillots de bain trop révélateurs, vêtements sexy).
Refuser la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse.

Contre la justice
Être malhonnête dans les études ou le travail.
Mentir ou falsifier la vérité.
Convoiter le bien d’autrui ; voler ; ne pas payer ses dettes ou ses impôts.
Acquérir quelque chose que je savais avoir été volé.
Ne pas restituer ses vols, tricheries et fraudes ? (rendre au propriétaire ce que vous lui avez injustement pris.)
Endommager ou avoir négligence d’endommager les biens, l’argent de quelqu’un, tromper ou escroquer autrui .
Priver le travailleur de son juste salaire, escroquer ses employés ou son employeur.
Être avare ou trop attaché aux biens matériels.
Dépenser inutilement de l’argent.
Jouer à des jeux d’argent.

3. L’amour de soi
Avoir des pensées suicidaires, désirer ou tenter de se suicider.
S’exposer intentionnellement ou involontairement à des tentations (télévision, musique, plage, etc.)
Avoir recours à la contraception (pilule, dispositifs, vasectomie, retrait).
Se détester, ne pas prendre soin de son corps et de sa santé.

L’orgueil
Être vaniteux, avoir un soin exagéré de son apparence.
Être égoïste, refuser de partager.

La colère
Se mettre en colère, envers soi-même ou les autres.
Détester quelqu’un.
Être impatient ou grossier.
Se disputer, être violent en parole ou par les gestes.

La paresse
Être paresseux dans sa vie personnelle ou spirituelle, dans ses engagements.
Perdre du temps ou faire un mauvais usage des moyens de communication (télévision, portable, internet, séries…).
Ne pas prendre soin de sa santé.

La gourmandise
Trop ou mal manger.
Ne pas vouloir partager la nourriture ou choisir toujours la meilleur part.
Boulimie (en dehors de la maladie).
Consommer trop d’alcool, fumer excessivement, se droguer.

L’impureté  
Ne pas être marié à l’Église catholique / refuser à son conjoint ses droits au mariage. (Le mariage civil et le mariage non catholique sont des péchés aux yeux de Dieu. Indiquez depuis combien d’années vous vivez ensemble et le nombre de fois que vous avez eu des relations sexuelles avant le mariage.)
Entretenir ou prendre plaisir aux pensées impures.
Avoir un langage obscène ou raconté des histoires obscènes, écouter volontairement de telles histoires et fait des blagues à caractère sexuel.
Se vanter de ses péchés ou se réjouir de ses péchés passés ?
Consentir aux regards impurs .
Assouvir des désirs lubriques pour quelqu’un, ou désiré volontairement voir ou faire quelque chose d’impur
Être une occasion de péché pour autrui en portant des vêtements serrés, révélateurs et indécents.
Faire quoi que ce soit qui ait pu provoquer ou susciter des pensées ou des désirs impurs chez autrui, délibérément ou par négligence.
Lire de la littérature obscène ou regardé de mauvaises images.
Regarder des films pornographiques, pervers ou trop violents (ou des jeux vidéos).
Se masturber.
Chercher à séduire.
Commettre l’adultère ou la fornication (relations sexuelles avant le mariage ou en dehors de mariage)
Avoir des relations contre nature, contre la pureté (homosexualité ou lesbianisme, sodomie, fellation, jouets sexuels, pratiquer des positions sexuelles indignes. etc.) 
Toucher ou embrasser quelqu’un de manière impure.
Assister à des bals, des clubs ou des pièces de théâtre indécents.
Voyeurisme.
Si certains points évoqués ici suscitent en vous des questions ou des incompréhensions, parlez-en simplement avec un prêtre.
« Rappelez-vous que notre sainte foi catholique nous enseigne que, comme le corps sans l’esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte.» (Jacques 2:26)

Prière avant l’examen de conscience et préparation à la confession générale
Le plus important avant la confession est de prier pour recevoir la grâce de la sincérité et avoir la paix du cœur. Pendant le sacrement, le prêtre nous bénit et nous absout, mais s’il n’y a pas d’harmonie dans nos âmes, nous nous trompons nous-mêmes, car le prêtre ne sait pas ce qui se passe en nous. Ce n’est qu’en respectant ces conditions que la confession sera véritablement efficace pour le repentir et le salut.

  • Seigneur, accorde-moi la lumière pour me voir comme tu me vois, et la grâce de regretter sincèrement et efficacement mes péchés. Ô Marie, aide-moi à faire une bonne confession.

  • Ô Mère très douloureuse et compatissante, Notre-Dame des Douleurs, je viens humblement à vous, implorant votre tendre direction et votre intercession. Aidez-moi à connaître et à me souvenir de tous mes péchés, en particulier ceux que j’ai oubliés ou négligés. Illuminez mon esprit et adoucissez mon cœur, afin que je puisse voir clairement mes fautes et ressentir une véritable contrition pour mes fautes.
    Ô Très Précieux Sang de Jésus, couvre-moi et protège-moi de tout mal pendant mon examen de conscience. Protège-moi de tout mal, maladie, mauvaise situation ou retard qui pourrait entraver ma conversion et ma confession. Que ton Sang salvateur me purifie et me maintienne sur le chemin du repentir et de la réconciliation.
    Saint Michel Archange, défends-moi dans ce combat spirituel. Saint Gabriel, apporte-moi la clarté et la force de me confesser sincèrement. Saint Raphaël, guéris toutes les blessures causées par mes péchés. Sainte Marie-Madeleine, inspire-moi par ton exemple de repentance et d’amour pour notre Sauveur. Saint Jean Bosco, guide-moi vers une confession juste et complète, sans crainte ni hésitation.

Avec l’aide de ces saints intercesseurs et la grâce de Dieu, puis-je faire une confession sincère et complète, menant au pardon de mes péchés et au renouveau de mon âme. Amen.

II. LES BONNES MANIÈRES DES PENITENTS

Déterminer ce que le pénitent doit dire à son confesseur avant d’entrer au confessionnal est aussi une question de bonnes manières, car cela lui évite de rester trop longtemps au confessionnal, prenant le temps du prêtre et celui des pénitents qui attendent.
Le pénitent, en attendant son tour pour se confesser, doit se tenir assez loin du confessionnal pour ne pouvoir rien entendre de ce qui pourrait y être dit.
Le pénitent ne doit jamais se frayer un chemin devant les autres qui attendent d’être entendus. Ce n’est pas seulement une mauvaise manière inexcusable, c’est aussi, compte tenu du lieu et du but, peu charitable et antichrétien. Mais si quelqu’un se fraye un chemin dans la file d’attente devant vous, ne le regardez pas et ne montrez pas votre mécontentement. « Offrez » cette petite épreuve à notre Seigneur en sacrifice, et soyez à la fois un bon catholique et un gentleman.
Le pénitent doit toujours se comporter calmement et respectueusement, en se souvenant de Celui qui est présent sur l’autel. Les écoliers qui vont se confesser l’oublient parfois et ricanent et chuchotent entre eux ou marchent bruyamment. Les parents devraient mettre leurs enfants en garde à ce sujet.
Au confessionnal, le pénitent doit parler à voix basse. Si l’on entend par inadvertance une partie de ce qui est dit en confession, on ne doit jamais le répéter et on doit s’efforcer de l’oublier immédiatement.
La tenue vestimentaire appropriée est la même que pour toutes les autres occasions où l’on entre dans l’église. Lorsque cela est possible, il faut être habillé à la fois proprement et formellement. Les femmes doivent acheter et garder dans leur sac à main les petits voiles de prière désormais disponibles, pour les visites imprévues à l’église.

III. JE VAIS RECEVOIR LE PARDON DE DIEU

1. Je vais voir le prêtre, et je fais avec lui le signe de croix : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen »
2. Je demande au prêtre de me bénir : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché »
3. Je dis depuis combien de temps je ne me suis pas confessé.
4. Je confesse mes péchés avec clarté, simplicité et confiance.
5. J’écoute le prêtre et je peux, éventuellement, dialoguer avec lui. Il m’indique une pénitence, c’est-à-dire une prière ou un acte que je ferai après ma confession pour manifester à Dieu que je veux changer et que je regrette vraiment le mal que j’ai fait.
6. Je récite alors l’acte de contrition de tout mon cœur:
« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de T’avoir offensé, parce que Tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché Te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta sainte grâce de ne plus T’offenser et de faire pénitence ».
7. Le prêtre me donne le pardon de Dieu, l’absolution : « Que Dieu notre Père te montre sa miséricorde. Par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec Lui, et Il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l’Eglise, qu’Il te donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je te pardonne tout tes péchés ».
Je fais alors le signe de croix en répondant : « Amen ! »
8. Le prêtre ajoute : « Va en paix ! ».
9. Je réponds : « Je rends grâce à Dieu ».
10. Ensuite, je repars dans la joie en prenant le temps de remercier le Seigneur de m’avoir pardonné, de m’avoir renouvelé son amitié. Je fais la pénitence donnée par le prêtre.

Que tout cela vous aide à progresser vers une bonne confession.

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