FÊTE DE LA MISÉRICORDE

Sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise du début du XXe siècle, a vu Jésus lui apparaître à plusieurs reprises. Elle a rapporté ses propos dans son Petit Journal, notamment ceci:
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« Ma fille, parle au monde entier de Mon inconcevable miséricorde. Je désire que la Sainte Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les écluses de Ma miséricorde sont ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes, qui s’approcheront de la source de Ma miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la Sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l ‘écarlate. Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait approfondir tout ce qui est sorti des profondeurs de Ma miséricorde. Chaque âme en relation avec Moi, méditera Mon amour et Ma miséricorde durant toute l’éternité. La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles. Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de Ma Miséricorde. » (Petit journal 699)
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« Ma fille, délectation et prédilection de Mon Cœur, rien ne M’empêche de t’accorder Ma grâce. Ta misère ne s’oppose en rien à Ma Miséricorde. Ma fille, écrit que plus la misère de l’âme est grande, plus celle-ci aura droit à Ma Miséricorde. Et encourage toutes les âmes la confiance en l’inconcevable abîme de Ma Miséricorde. Car Je désire leur salut à toutes. La source de Ma Miséricorde a été largement ouverte sur la croix, par la blessure de la lance, et depuis elle coule pour toutes les âmes, sans aucune exception. » (Petit journal 1181)
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« Les âmes périssent malgré mon amère passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c’est la fête de ma Miséricorde. Si elles n’adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l’éternité. » (Petit journal 965)
Comme expliqué par prof. Ignacy Różycki, cette grâce est plus grande que les indulgences plénières, qui ne pardonnent que les peines temporelles, mais pas les péchés eux-mêmes. Cette grâce spéciale est également plus grande que les grâces des six sacrements, à l’exception du baptême – qui seul pardonne tous les péchés et toutes les punitions. Mais le Christ a lié cette grâce au sacrement de l’Eucharistie reçu en la fête de la Miséricorde – l’élevant ainsi au rang d’un second baptême
La date choisie par Jésus
La fête de la Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques qu’on appelle actuellement le Dimanche de la Divine Miséricorde. Cette fête a été instituée en 1985, tout d’abord pour l’Archidiocèse de Cracovie, puis célébrée dans quelques autres diocèses de Pologne. Dix ans plus tard, en 1995, le Saint Père Jean Paul II l’a étendue sur tous les diocèses de Pologne, à la demande expresse de l’Épiscopat de Pologne. Le 30 avril 2000, le deuxième dimanche de Pâques et le jour de la canonisation de sainte Faustine à Rome, le Souverain Pontife Jean Paul II l’a instituée pour l’Église universelle.
Jésus lui dit : « Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde. » (Petit journal 299)
Ce n’est pas un hasard, on y trouve un profond fondement théologique : en ce jour se termine l’Octave de Pâques qui clôt la célébration du Mystère Pascal de Jésus-Christ. Or, cette période montre plus que tous les autres Temps de l’Année liturgique le mystère de la Divine Miséricorde, révélé pleinement dans la Passion, mort et Résurrection du Christ. L’institution de la fête de la Divine Miséricorde à proximité de la liturgie de la Passion, la mort et la Résurrection du Seigneur fait mieux voir d’où jaillit la source de tous ces mystères, à savoir la Miséricorde Divine. L’Œuvre de notre Rédemption est impensable sans la Miséricorde de Dieu. Sœur Faustine a bien perçu ce lien qui existe entre le salut et la Miséricorde :
Sainte Faustine a écrit :« Je comprends maintenant que l’œuvre de la Rédemption est unie à cette œuvre de la Miséricorde que le Seigneur exige. »(Petit journal 89)
Le rôle des croyants
Jésus a instruit l’Église sur la façon de la préparer et célébrer, et surtout Il a donné de grandes promesses dont la plus insolite est celle « d’une totale rémission de ses fautes et de leurs châtiments à qui s’approchera, ce jour-là de la Source de Vie » (Petit journal 300).
D’après le Petit Journal, le Christ a demandé que la fête de la divine Miséricorde soit précédée par une Neuvaine (ici) à commencer le Vendredi saint. Cette neuvaine peut cependant être récitée à tout moment de l’année.
« Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l’heure de la mort. […] Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde. » (Petit Journal, § 1209)
Le jour de la Fête , il faut donc recevoir pendant la fête de la Divine Miséricorde la sainte Communion après une bonne confession, c’est-à-dire sans avoir d’attache au moindre péché, et en toute confiance en la Miséricorde Divine et la Miséricorde envers autrui. Jésus dit : « toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition » (Petit journal 699).
Jésus a parlé pour la première fois de cette fête en février 1931 à Płock lorsqu’il a parlé à Faustine de la peinture d’une image : « Je veux que ce tableau que vous allez peindre soit solennellement béni le premier dimanche après Pâques. Ce dimanche sera la fête de la Miséricorde. » (Petit journal 49)
Au cours des années suivantes, Jésus répéta ce désir dans de nombreuses apparitions, où il expliqua en détail non seulement le moment et la raison de la fête, mais aussi les grâces qui y étaient associées.
Tout le monde, même ceux qui ne pratiquaient pas jusqu’alors la Dévotion à la Miséricorde Divine, peuvent-ils se tourner avec foi en Dieu, en ce jour, et puiser à toutes les promesses du Christ données pour la fête. Ses promesses concernent et les grâces du salut et des bienfaits temporels : il n’est pas de limites, on peut tout demander à Dieu et tout obtenir de sa Miséricorde, pourvu qu’on prie avec confiance et qu’on soumette sa volonté à la volonté divine. Lui, ne désire pas uniquement notre bien temporel, mais notre salut éternel obtenu par Son Fils au prix de la mort sur la Croix. Si nous Lui demandons les grâces du salut, nous pouvons être sûrs d’agir selon Sa volonté. Répétons-le avec force, à titre de conclusion : le jour de la fête de la Miséricorde Divine toutes les grâces et bienfaits sont accessibles à tous les hommes, pourvu qu’ils mettent leur confiance en Dieu.
Tableau de la Miséricorde

Le jour même de la fête, ce tableau doit être solennellement béni par des prêtres et exposé à la vénération publique des fidèles. Des prêtres doivent prêcher en ce jour l’infinie Miséricorde de Dieu, en suscitant ainsi une grande confiance dans les âmes. Les fidèles devraient participer aux cérémonies le cœur pur (en état de grâce sanctifiante), pleins de confiance en Dieu et de miséricorde envers le prochain.
C’est Christ lui-même en étant le premier auteur de ce tableau. Il s’est révélé tel à Soeur Faustine au couvent des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde à Płock, sous Varsovie, le 22 février 1931 en lui demandant de peindre son image. Sœur Faustine relata ainsi cette vision dans son Petit Journal : « Ce soir, alors que j’ étais dans ma cellule, j’ ai vu le Seigneur Jésus revêtu d’ une tunique blanche. Il avait une main levée pour bénir et de l’ autre il écartait son vêtement sur sa poitrine. De sa tunique entrouverte jaillissaient deux grands rayons, l’ un rouge et l’ autre translucide (…) Au bout d’un instant, Jésus m’a dit: « Peins un tableau selon le modèle que tu vois, avec l’ inscription: Jésus, j’ai confiance en toi. Je désire que l’on vénère ce tableau d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. » (Petit Journal 47)
« Je veux que ce tableau que vous allez peindre soit solennellement béni le premier dimanche après Pâques. Ce dimanche sera la fête de la Miséricorde. » (Petit journal 49)
Jésus dit : « Oui, le premier dimanche après Pâques est la fête de la Miséricorde, mais il doit y avoir aussi l’action ; et j’exige qu’on honore ma miséricorde en célébrant solennellement cette fête et en honorant cette image qui a été peinte. » (Petit journal 742)
L’Heure de la Miséricorde – 15h00
« Je te rappelle, ma fille, chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière dans ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant ; fais appel à sa toute-puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs, car à ce moment elle est grande ouverte à toutes les âmes. A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres ; à cette heure, la grâce été donnée au monde entier, la miséricorde l’emporta sur la justice. Ma fille, essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent ; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins à la chapelle et célèbre mon cœur qui est plein de miséricorde dans le Saint-Sacrement ; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment. J’exige de toute créature de vénérer ma miséricorde, mais de toi d’abord, car je t’ai fait connaître le plus profondément ce mystère. » (Petit Journal, § 1572)
A l’heure de la miséricorde – 15h00, on cite dans le monde entier le Chapelet de la Miséricorde (ici).
« Encouragez les âmes à prier ce chapelet. Je suis heureux d’exaucer tout ce qu’elles me demandent, même aux pécheurs les plus endurcis. Je remplis leurs âmes de paix et l’heure de leur mort sera heureuse. Qu’elles ne s’effraient pas en voyant leur misère, qu’elles se jettent dans ma miséricorde comme un enfant dans les bras d’une mère aimante. De telles âmes ont la préférence de mon Cœur miséricordieux. » (Petit journal 1541)
« Recommandez constamment ce chapelet. Quiconque le récite obtiendra une grande miséricorde à l’heure de la mort. Les prêtres ne doivent le recommander qu’en dernier recours. Même le pécheur le plus endurci – s’il le récite au moins une fois – obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde. » (Petit journal 687)
« Toute âme qui la prie, je la défendrai à l’heure de la mort comme ma gloire..
. (…) Lorsqu’on prie sur les mourants, la colère de Dieu s’apaise et une miséricorde infinie entoure l’âme. » (Petit journal 811)
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