QU’ARRIVE-T-IL APRÈS LA MORT

« Si tu savais avec quelle rapidité on t’oublierait après ta mort, tu ne chercherais dans ta vie à plaire à personne d’autre qu’à Dieu.» Saint Jean Chrysostome

Qu’arrive-t-il réellement aux âmes après la mort : veillent-elles sur vous ?
L’Église catholique enseigne qu’après la mort, l’âme subit un jugement particulier, dans lequel elle est dirigée vers l’un des trois états possibles : le paradis, l’enfer ou le purgatoire. Ceci est affirmé dans le Catéchisme de l’Église catholique (CEC 1022), qui explique qu’immédiatement après la mort, l’âme de chaque personne est jugée par le Christ sur la base de sa foi et de ses actions dans la vie.
Certains des plus grands saints de l’histoire de l’Église ont eu des visions terrifiantes et glorieuses de l’éternité. Ce qu’ils ont vu les a profondément marqués, et leurs avertissements résonnent encore aujourd’hui. 
Mais les saints ne virent pas seulement la souffrance…Ils virent aussi l’indescriptible beauté du Ciel. Ils virent des anges, une lumière rayonnante, une paix éternelle, des saints revêtus de gloire et, par-dessus tout, la présence bouleversante de Jésus-Christ. Les saints affirmèrent qu’un seul instant au Ciel vaut plus que tous les plaisirs, les richesses, la gloire et le pouvoir que ce monde puisse offrir.

  • Le PARADIS

Le Paradis est l’état éternel d’union avec Dieu pour les âmes qui meurent en état de grâce. Une fois au ciel, une âme éprouve un bonheur parfait en présence de Dieu, et elle n’a ni besoin ni raison de retourner sur terre. L’Au-delà ici.
« Qu’est-ce que le bonheur, sinon la possession de tous les biens qui rendent l’homme pleinement satisfait ? Mais existe-t-il quelqu’un sur cette terre qui serait pleinement heureux ? Non, certainement pas. L’homme le serait s’il restait fidèle à son Dieu. Mais comme l’homme est rempli de crimes, c’est-à-dire de péchés, il ne peut jamais être pleinement heureux. C’est pourquoi le bonheur ne se trouve qu’au Ciel ; il n’y a pas de danger de perdre Dieu, pas de souffrance, pas de mort, mais la vie éternelle avec Jésus-Christ.» Padre Pio 

4 saints ayant rapporté des visions du ciel qui nous rappellent une vérité fondamentale de la foi catholique : « Nous avons été créés pour le ciel. » (CIC §1024)
Au milieu des luttes et des souffrances, le chrétien a les yeux fixés sur un seul but : la communion éternelle avec Dieu.

1. Sainte Thérèse d’Avila, la vision du ciel et l’union avec Dieu.
« Un jour, je priais et soudain, l’esprit m’a envahie. Il m’a semblé voir quelque chose de si merveilleux que je ne trouve pas les mots pour l’exprimer. Il m’a semblé voir une lumière très brillante et, au milieu, j’ai vu le Seigneur Jésus-Christ et j’ai compris, sans même avoir vu avec mes yeux, que c’était le ciel. L’âme est envahie par une paix et une joie si grandes qu’aucune intelligence humaine ne peut les saisir. » Sainte Thérèse de Jésus, Livre de Vie, chap. 38, §16-18).

2. Saint Jean Bosco et ses rêves mystiques du Paradis

Saint Don Bosco, fondateur des Salésiens, a eu de nombreux « rêves prophétiques » au cours de sa vie, dont beaucoup ont été reconnus comme des visions mystiques.

L’un des plus célèbres est le « Rêve du Paradis », qui eut lieu en 1873, où il vit ses élèves défunts et la gloire des justes. Et il vit : « J’ai vu devant moi un jardin d’une beauté indescriptible. Des fleurs éternelles, une musique venue d’un autre monde. J’ai vu des jeunes gens morts pour la grâce de Dieu ; leurs visages rayonnaient comme le soleil. J’ai demandé : « Est-ce le paradis ? » et mon guide m’a répondu : « Non, ce n’est que le seuil. Si tu pouvais voir le paradis, tu mourrais de joie. » (Mémoires biographiques de San Giovanni Bosco, vol. 10, p. 64-67).

Le Paradis selon le rêve prophétique de saint Jean Bosco
Saint Jean Bosco fit un rêve intitulé « Le Chemin du Paradis ».
Et bien qu’il décrive le chemin difficile… il révèle aussi une beauté profonde :
Un lieu empli de vie et de beauté.
Il vit une colline boisée où se côtoyaient :
des fleurs
des fruits verts
des fruits mûrs
Le meilleur de chaque saison… en un seul lieu.
Voici le paradis : une plénitude infinie.
Paix et douceur en toute chose.
Une douce brise, des parfums délicats et un calme parfait.
Aucune douleur.
Aucun chaos.
Tout était harmonie.
Le paradis est repos et paix totale en Dieu.
Une abondance sans limites.
Les fruits étaient si nombreux que les branches peinaient à les supporter.
En Dieu, il n’y a ni vide ni manque.
Tout est abondance, amour et vie.
Joie et beauté surnaturelle.
Près de la ligne d’arrivée, de doux chants s’élevaient et ceux qui y parvenaient étaient accueillis avec une immense joie.
Le Ciel n’est pas solitude, c’est rencontre, célébration et amour éternel.
Mais aussi un avertissement.
Nombreux étaient ceux qui désiraient y parvenir…mais peu y sont parvenus.
Pourquoi ?
Ils étaient distraits.
Ils se sont laissés absorber par des futilités.
Ils n’ont pas persévéré.

Le Rêve du Ciel de Saint Jean Bosco (1876)
Une nuit, après une longue journée de travail avec les garçons, Don Bosco s’endormit et se retrouva baigné d’une magnifique lumière.
Son ange gardien se tenait devant lui et lui dit en souriant : « Viens, le Seigneur veut te montrer quelque chose.»
Soudain, un chemin d’or pur s’ouvrit devant eux, bordé de fleurs éternelles. On entendait partout des chants, doux et pourtant si beaux que son cœur s’arrêta. L’air était empli d’un parfum qu’il n’avait jamais senti sur terre.
Bosco demanda à l’ange : « Quel est cet endroit ?»
L’ange sourit : « C’est l’antichambre du ciel.»
Ils poursuivirent leur chemin et, au bout du chemin, s’étendit un jardin d’une lumière infinie.
Il y revit nombre de ses anciens élèves de l’oratoire, morts jeunes mais vivant avec un cœur pur. Ils coururent vers lui, souriants, vêtus de robes blanches, les palmes de la victoire à la main.
« Père Bosco ! Ici règne une joie sans fin ! » ; « Ici, ni douleur, ni peur, que de l’amour ! »
Leurs visages rayonnaient comme le soleil. Certains chantaient, d’autres dansaient de joie. Don Bosco sentit son cœur fondre de lumière. Au loin, il aperçut un trône enveloppé d’une lueur incompréhensible. De cette lueur jaillit une lumière qui pénétra tout – et en elle, il reconnut Dieu. Ce n’était pas une silhouette, mais un amour pur, une pure bonté. Il tomba à genoux, incapable de parler.
Alors l’ange lui dit : « Chaque âme a une place au ciel préparée selon la façon dont elle a aimé sur terre. »
Et il ajouta : « Dis à tes garçons que personne ne vient ici sans une croix – mais que même la croix la plus lourde sera transformée ici en joie éternelle. »
Bosco voulut s’approcher, mais l’ange l’en empêcha : « Pas encore. Tu dois encore travailler pour tes enfants.»
À cet instant, toute lumière disparut et Don Bosco se réveilla. Des larmes coulaient sur son visage, non pas de tristesse, mais de désir. À partir de ce jour, il répétait souvent : « Si vous voyiez ce que j’ai vu, vous voudriez devenir saints. Le ciel vaut tout.» (11e volume des « Mémoires biographiques de San Giovanni Bosco »)

Message :
Le Ciel est réel… et il est plus beau que nous ne l’imaginons.
Mais on ne l’atteint pas par hasard.
On l’atteint par l’effort, en étant fidèle, en marchant avec Dieu.
Prière :
Seigneur Jésus,
ne permets pas que je sois distrait sur le chemin du Ciel.
Donne-moi un cœur ferme pour te chercher jusqu’à la fin.
Amen.

3. Sainte Faustine Kowalska et un regard direct vers le ciel, 27 novembre 1936.
Sœur Faustine, apôtre de la Divine Miséricorde, décrit plusieurs expériences surnaturelles dans son Petit journal. Parmi elles, une vision du ciel avec une description vivante de sa beauté et de la communion des saints. Le message est le suivant : « Aujourd’hui, j’étais au ciel, en esprit, et j’ai vu la beauté et le bonheur incompréhensibles qui attendent les âmes. J’ai vu comment toute la création rend constamment gloire à Dieu. J’ai vu combien est grand le bonheur de ceux qui aiment Dieu sincèrement. Et ce bonheur ne connaît jamais de fin. […] J’ai vu comment chaque grâce reçue ici-bas multiplie la gloire de l’âme au ciel.» Sainte Faustine Kowalska, Petit Journal : La Divine Miséricorde sur mon âme, (777).

4. Quand l’âme aperçoit le Ciel pour la première fois du point de vue de Marie d’Agreda
Au moment où la « dette est payée » et que l’âme est parfaitement pure (dépourvue de la moindre trace d’orgueil ou d’égoïsme), son ange gardien descend dans le royaume obscur du purgatoire. Il ne vient plus seulement consoler, mais en vainqueur. Marie écrit que l’ange embrasse l’âme avec une telle tendresse qu’en un instant, tout souvenir des souffrances endurées disparaît.
Au purgatoire, l’âme apparaît incolore ou enveloppée d’ombre. Pourtant, un phénomène fascinant se produit à sa sortie :
L’âme se met à rayonner de l’intérieur.
Elle reçoit ce que l’auteure appelle une « robe de noces » – une splendeur qui reflète l’amour qu’elle a reçu sur terre.
Soudain, elle se voit comme Dieu la voit – comme une œuvre d’art parfaite.
Marie d’Agreda souligne que presque toutes les âmes qui sortent du purgatoire aperçoivent d’abord la Vierge Marie. Elle se tient là, telle une mère attendant son enfant à la porte de la maison. Ce premier aperçu de la beauté de Marie est un tel choc de joie pour l’âme qu’à cet instant, elle « mourrait de bonheur » si elle n’était pas déjà immortelle. Marie accueille l’âme, la prend par la main et la présente personnellement à Jésus.
Le livre décrit que lorsqu’une âme entre au paradis, un son ou une musique particulière se fait entendre au ciel, jouée par les autres saints. C’est comme des applaudissements célestes. Chaque âme qui arrive accroît la joie de toutes les autres. Il n’y a pas d’envie au ciel – même les plus grands saints célèbrent votre arrivée comme si vous étiez leur propre frère.
Le sentiment le plus intense survient à l’instant où l’âme voit Dieu pour la première fois face à face (la vision béatifique). Marie d’Agreda dit qu’à ce moment précis, en une seule seconde, tous les mystères de sa vie sont expliqués à l’âme :
Elle comprendra pourquoi elle a dû souffrir.
Elle verra de quelles catastrophes Dieu l’a silencieusement préservée. Elle découvrira que chaque bonne action, même la plus infime, revêtait une importance capitale.
La force de ce moment réside dans la signification profonde de tout le processus de purification.
Le purgatoire n’est pas présenté ici comme une vengeance divine, mais comme une purification spirituelle avant le plus grand bal de l’histoire. Selon le livre, le soulagement ressenti lorsque l’âme quitte la « prison du désir » pour se réfugier dans les bras de Dieu est indescriptible.
Source : Marie d’Agreda : La Cité mystique de Dieu

  • PURGATOIRE

Le Purgatoire est l’état où les âmes subissent une purification pour atteindre la sainteté nécessaire pour entrer au ciel. Si ces âmes peuvent bénéficier des prières des fidèles sur terre, elles ne reviennent pas elles-mêmes sur terre. Selon les enseignements de saints tels que St. Catherine de Gênes, qui a beaucoup écrit sur le purgatoire, ces âmes sont en état de grâce mais sont purifiées des effets du péché avant d’entrer dans la présence de Dieu. Elle expliqua que la souffrance là-bas provient du désir ardent de l’âme d’être unie à Dieu, tout en ayant besoin d’être purifiée de toute souillure du péché.
Saint Padre Pio parlait souvent de la réalité du combat spirituel, du jugement et de la souffrance des âmes. Il aurait rencontré des âmes du Purgatoire qui lui demandaient des prières et des sacrifices pour pouvoir entrer plus tôt au Ciel.
Le Purgatoire existe… Il est bon de réfléchir sérieusement à ce qui arrive à notre âme, par Don Giuseppe Tomasselli, exorciste:
Le 3 février 1944, une vieille dame, près de quatre-vingts ans, décède. C’était ma mère. J’ai pu voir son corps sans vie dans la chapelle du cimetière avant les funérailles. En tant que prêtre, je pensais à l’époque : Toi, femme, autant que je sache, tu n’as jamais sérieusement enfreint un seul commandement de Dieu !
Et dans mon esprit, je suis retourné à sa vie. Ma mère était vraiment exemplaire, et c’est à elle que je dois en grande partie ma vocation sacerdotale. Elle allait à la messe tous les jours, même dans sa vieillesse, avec ses enfants. Elle recevait la communion quotidiennement. Elle n’a jamais manqué un chapelet. Elle était gentille, allant même jusqu’à perdre un œil dans un acte de charité exceptionnelle envers une femme pauvre. Elle était tellement unie à la volonté de Dieu qu’en regardant son père mort à la maison, elle m’a demandé : « Que puis-je dire à Jésus dans ces moments pour le rendre heureux ?»
Sur son lit de mort, elle reçut les derniers sacrements avec une grande foi. Quelques heures avant sa mort, alors qu’elle souffrait beaucoup, elle répétait :« Ô Jésus, je voudrais vous demander d’alléger mes souffrances. Mais je ne veux pas m’opposer à ta volonté ; Que ta volonté soit faite ! » Alors la femme qui m’a donné la vie est morte.
Sur la base du concept de la justice de Dieu, indépendamment des éloges des connaissances ou des prêtres eux-mêmes, j’ai intensifié mes prières pour elle. Un grand nombre de Saintes Messes, un amour abondant, et partout où j’ai prêché, j’ai encouragé les fidèles à offrir des communions, des prières et de bonnes œuvres pour son âme.
Dieu a permis que ma mère m’apparaisse. Je l’ai étudié et je l’ai fait examiner par de bons théologiens et la conclusion a été : c’était une véritable révélation !
Ma mère était morte depuis deux ans et demi. Soudain, elle est apparue dans la pièce sous forme humaine. Elle était très triste.
« Tu m’as laissé au purgatoire !… Je suis toujours là !… Mon âme est entourée de ténèbres et je ne peux pas voir la Lumière qui est Dieu ! Je suis au seuil du paradis, proche de la joie éternelle, et je suis tourmenté par le désir d’y entrer ; mais je ne peux pas ! Combien de fois me suis-je dit : Si mes enfants connaissaient mes terribles souffrances, oh, comme ils viendraient à mon secours !…»
« Et pourquoi n’es-tu pas venu me prévenir plus tôt ?»
« Ce n’était pas en mon pouvoir.»
« N’as-tu pas encore vu le Seigneur ?»
« Immédiatement après ma mort, j’ai vu Dieu, mais pas dans toute sa gloire.»
« Que pouvons-nous faire pour vous libérer maintenant ?»
« Je n’ai besoin que d’une seule messe. Dieu m’a permis de venir lui demander.»
« Quand vous entrerez au paradis, revenez et faites-le nous savoir !»
« Si le Seigneur le permet !… Quelle Lumière… quel rayonnement !…» – Ainsi la vision fut perdue.
Deux messes furent célébrées, et un jour plus tard, elle réapparut en disant : «Je suis entrée au paradis !»
Après ce que je viens de décrire, je me dis : Une vie chrétienne exemplaire, beaucoup de prière… et deux ans et demi de purgatoire !… C’est autre chose que les jugements humains !
…Et nous, qui sommes de pauvres pécheurs, combien de temps devrions-nous passer dans ce lieu horrible? Nous devrions réfléchir à cela plutôt qu’à des discours quotidiens trompeurs.

Plus sur le Purgatoire ici

  • ENFER

L’Enfer est la séparation définitive avec Dieu pour les âmes qui ont rejeté son amour et sa miséricorde. Selon l’enseignement de l’Église, les âmes en enfer sont éternellement condamnées et ne peuvent quitter leur état de tourment. Ils ne peuvent pas retourner sur terre pour accomplir une mission ou interagir avec les vivants. Ils sont retranchés de toute bonté. 

Citations de saints sur l’enfer

  • Père Gabriele Amorth : « Ce n’est pas Dieu qui nous envoie en enfer. C’est nous qui y allons volontairement. »
  • Sainte Thérèse d’Avila eut une vision terrifiante de l’Enfer préparé pour les âmes qui rejettent la grâce divine. Elle affirma qu’aucune souffrance terrestre ne pouvait se comparer à un seul instant passé là-bas. Cette expérience la transforma complètement et lui insuffla une passion encore plus grande pour la sainteté.: « Le fond de l’enfer, recouvert d’une boue nauséabonde, regorge de reptiles répugnants. Il n’y a pas de lumière, seulement d’épaisses ténèbres, et pourtant tout ce qui peut être insoutenable pour les yeux est encore visible.» 
  • Sainte Véronique Giuliani: « Même lorsqu’il se retrouve dans un lieu désert, sombre et solitaire, il n’entend que des cris, des cris, le sifflement des serpents, le bruit des chaînes, des roues, des barres de fer et des coups si violents qu’à chaque coup, il a l’impression que le monde entier s’effondre. Si les pécheurs pouvaient voir l’enfer ne serait-ce qu’un instant, ils ramperaient sur du verre brisé pour se confesser.»
  • Bienheureuse Catherine Emmerich : « L’enfer est une immense caverne obscure, faiblement éclairée par une lumière presque métallique. À l’entrée se trouve une énorme porte noire aux verrous et aux cadenas incandescents. L’enfer renferme des prisons caverneuses, des déserts terribles et de vastes lacs grouillant de monstres. Terrible, terrible.» 
  • Sœur Faustina Kowalska a raconté avoir été conduite par un ange dans les profondeurs de l’Enfer. Elle a décrit des souffrances atroces, les ténèbres, la haine et des démons tourmentant les âmes. Elle a écrit que la plupart des âmes présentes ne croyaient pas à l’existence de l’Enfer. : « L’enfer est un lieu de grands tourments dans toute son immensité terrifiante. Des cavernes et des abîmes de souffrance effroyables, où chaque tourment est différent du précédent.» 
  • Saint Pio de Pietrelcina : « Vous serez toujours en compagnie des damnés : vos yeux seront terrifiés par les visions les plus terribles, vos oreilles par les blasphèmes les plus inimaginables et les plus terribles, tous vos sens seront torturés d’une manière indéfinissable, et votre âme, incapable de voir et de goûter Dieu, son infinie bonté, se maudira elle-même et Le maudira dans le désespoir et la douleur ; et cela toujours, « pour toujours ! ». Ne croyez-vous pas en l’enfer ? Quand vous y irez, vous y croirez !» 
  • Les trois enfants de Fatima — Lucie, Jacinthe et François — ont vu l’Enfer par la Vierge Marie elle-même. Ils ont vu des âmes tomber dans le feu « comme des flocons de neige dans une tempête de neige », hurlant d’agonie parmi des démons terrifiants. La vision fut si bouleversante que la petite Jacinta passa le reste de sa courte vie à prier et à faire des sacrifices sans relâche pour les pécheurs. Extrait du livre Les Trois Bergers de Fatima : « Les damnés poussent des cris et des gémissements de désespoir et de douleur qui terrifient et font trembler de peur.» 
  • Saint Jean Bosco eut à plusieurs reprises des visions de l’Enfer en songe. Dans l’une d’elles, il vit des jeunes gens marcher joyeusement vers la perdition sans se rendre compte de leur destin. Il avertit que le péché non confessé endurcit lentement l’âme jusqu’à ce qu’elle ne désire plus Dieu.

Le Ciel est réel.
L’Enfer est réel.
Le Purgatoire est réel.
Et l’éternité est sans fin.
Ces visions n’ont pas été données aux saints pour nous divertir… Elles leur ont été données pour nous ÉVEILLER.
Ce monde est éphémère.
Le péché détruit les âmes.
La confession sauve les âmes.
La prière protège les âmes.
L’Eucharistie fortifie les âmes.
La miséricorde est toujours possible, mais le temps n’est pas garanti.
Une confession sincère peut changer l’éternité.
Un acte de repentir peut sauver une âme.
Une prière peut soulager une âme souffrante au Purgatoire.
Une vie sainte peut conduire beaucoup d’autres au Ciel.
Les saints pleuraient, jeûnaient, priaient et se sacrifiaient car ils comprenaient une vérité que beaucoup ignorent aujourd’hui :
Chaque âme comparaîtra devant Dieu.
Puissions-nous ne pas attendre la mort pour prendre notre foi au sérieux.
Puissions-nous revenir à la confession.
Puissions-nous prier le Rosaire fidèlement.
Puissions-nous intercéder pour les âmes du Purgatoire.
Et puissions-nous vivre chaque jour en nous préparant à la vie éternelle.

Voyage en Enfer par sainte Faustine ici
Message de Fatima – avertissement concernant l’enfer ici
Voyage en enfer – ici

La mort des enfants

  • Natuzza Evolo, une mystique italienne, s’adresse à la Vierge Marie (Carême 1989), avec ces mots : « Ma Madone, beaucoup de mères endeuillées viennent me rendre visite à cause de la mort de leurs enfants, que dois-je dire pour les réconforter ? », recevant cette réponse : « À quoi sert le désespoir ? Ils ne sont pas morts, car la vraie mort est l’éternelle, pour les âmes qui seront ressuscités avec Jésus, c’est juste un moment de ténèbres, un passage vers la vraie vie éclairé par la lumière divine. »

  • À une femme qui éprouvait une grande tristesse à cause de la mort de son enfant, Padre Pio a dit : « Je veux que vous sachiez que votre enfant est parti dans un endroit où il n’y a plus de douleur ni de souffrance. Cela devrait être un grand réconfort pour vous. » Et c’était vraiment le cas.

  • « Je le dis à vous, auditeurs, surtout à ceux qui vont dans les cimetières et se tiennent devant la tombe d’un défunt en pensant qu’avec la mort tout s’arrête, que la vie continue ! Nous ne sommes que des passagers ici sur Terre. » Vicka, voyante de Medjugorje

  • Maria Simma – Quel est le destin des enfants à naître
    Des âmes pures m’ont confié qu’elles ne vont ni au ciel ni au purgatoire, car elles sont innocentes. Elles vont dans un lieu intermédiaire, que l’on peut appeler les limbes ou le paradis des enfants. Le mot « limbes » vient du latin « limbus », qui désigne l’espace entre le texte et le bord de la page. Les âmes de ces petits ne savent pas qu’il existe un monde meilleur. Elles ignorent qu’elles ne sont pas au ciel. La responsabilité de leur passage au ciel nous incombe. Ce n’est pas une tâche difficile, car elles n’ont jamais eu l’occasion de pécher. Nous pouvons accomplir cela en baptisant les enfants à naître ou en faisant célébrer une messe de funérailles. Nous devons leur donner un nom et les accueillir dans la famille. Ainsi, ils sont inscrits dans le livre de la vie. Une infirmière viennoise ne manquait jamais une occasion de baptiser les enfants mort-nés ou ayant fait l’objet d’une fausse couche dans le service. Elle le faisait jusqu’à deux fois par jour : le matin pour ceux décédés la nuit et le soir pour ceux décédés le jour. À sa mort, tous ces enfants baptisés étaient avec elle.
    Les enfants des limbes apparaissent-ils aux vivants ou restent-ils proches de leurs parents ?
    Oui. Les frères et sœurs peuvent ressentir la présence de leur frère ou sœur mort-né(e) ou ayant fait l’objet d’une fausse couche lorsqu’il/elle est à proximité, même s’ils ne savent rien de lui/elle. Certains enfants très sensibles ont vu leur frère ou sœur mort-né(e) ou ayant fait l’objet d’une fausse couche à plusieurs reprises. Lorsqu’ils les voient, ils les observent grandir et mûrir au même rythme que ceux qui vivent sur terre.

Les âmes ne reviennent pas pour accomplir des missions

L’idée selon laquelle les âmes reviennent sur terre après la mort pour accomplir une mission ou s’occuper des membres de leur famille n’est pas conforme à l’enseignement catholique. L’Église enseigne fermement qu’une fois qu’une âme quitte ce monde, son destin éternel est scellé. Il n’est pas permis de parcourir la terre pour quelque raison que ce soit. St. Augustin, dans son De Cura Pro Mortuis Gerenda, précise que les morts ne peuvent influencer les vivants que par l’intercession et la prière, mais qu’ils ne reviennent pas physiquement pour accomplir des tâches.

Apparitions d’âmes : exceptions permises par Dieu
Bien que l’Église reconnaisse que, dans de rares cas, Dieu peut permettre qu’une âme apparaisse aux vivants, ces événements sont strictement contrôlés par la Volonté Divine. Par exemple, certains saints ont eu des visions d’âmes du purgatoire demandant des prières pour leur libération rapide, comme saint Paul.
Padre Pio, qui recevait fréquemment la visite d’âmes en quête d’intercession. Cependant, ces âmes ne parcourent pas la terre sans but ; leur apparition sert un objectif spécifique, divinement sanctionné. 
Dans les cas où une âme apparaît pour prier, ce n’est jamais pour effrayer ou tromper, mais pour demander doucement de l’aide, toujours sous la providence de Dieu. Une fois le but de l’âme atteint, elle retourne à sa place au purgatoire ou au paradis.

Esprits errants : tromperie du mal
L’Église et de nombreux exorcistes mettent en garde contre la croyance selon laquelle les esprits errants sont les âmes de proches décédés. Selon d’éminents exorcistes comme le père Gabriele Amorth et le père Chad Ripperger, les esprits errants sont souvent des démons imitant l’apparence ou le comportement des personnes décédées pour tromper et confondre les vivants. Les esprits démoniaques exploitent le chagrin et l’attachement aux morts pour attirer les gens dans des pièges spirituels, les éloignant de Dieu.
Ceci est confirmé par l’Écriture, qui enseigne que Satan est un trompeur et le « père du mensonge » (Jean 8:44). Les démons ont la capacité de prendre différentes formes, y compris celle d’une personne décédée, afin de conduire les individus vers des superstitions, des pratiques occultes ou de fausses croyances sur l’au-delà. Les exorcistes avertissent que s’engager avec ces esprits par le biais de séances, de médiums ou de pratiques paranormales est dangereux et ouvre la porte à l’oppression démoniaque.

Prières et messes pour les âmes du purgatoire
L’Église encourage les fidèles à prier pour les âmes du purgatoire, car ces prières et messes (ici) contribuent à leur purification et accélèrent leur voyage vers le ciel. Même si les âmes du purgatoire ne peuvent pas retourner sur terre pour protéger ou guider les membres de leur famille, elles peuvent intercéder en faveur de leurs proches, en priant pour eux devant Dieu.
« Quand nous entrerons au ciel, nous les verrons, beaucoup d’entre eux viendront à nous et nous remercieront. Nous demandons qui sont-ils et ils répondront : la pauvre âme du purgatoire pour laquelle vous avez prié. » Fulton J. Sheen

Faites confiance à la Providence de Dieu

L’Église, guidée par les enseignements de l’Écriture et des saints, appelle les fidèles à faire confiance à la Providence de Dieu à l’égard des âmes des défunts. Les âmes ne parcourent pas la terre, et si l’on rencontre ce qui semble être l’esprit d’une personne décédée, il est sage d’être prudent et de rechercher une guidance spirituelle. La solution la plus sûre est de prier pour les morts et de les confier à la miséricorde de Dieu, sachant que Lui seul gouverne leur sort.

Un homme gravement malade saisit la main de son médecin : « Docteur, j’ai peur de la mort. Dites-moi, qu’est-ce qui m’attend après la mort ? À quoi ressemblera l’au-delà ? »
« Je ne sais pas », répondit le médecin.
« Vous ne savez pas ? » murmura l’homme mourant.
Au lieu de répondre, le médecin ouvrit la porte du couloir. Un chien accourut alors vers lui, sautillant de joie, manifestant par tous ses signes de bonheur à la vue de son maître.
Le médecin se tourna vers le patient et dit : « Avez-vous remarqué le comportement du chien ? Il n’était jamais venu dans cette pièce auparavant et ne connaissait même pas les personnes qui s’y trouvaient. Cependant, il savait que son maître était de l’autre côté de la porte, alors il s’est précipité à l’intérieur dès que celle-ci s’est ouverte. Voyez-vous, je ne sais rien non plus de ce qui nous attend après la mort, mais il me suffit de savoir que mon Seigneur et Maître est de l’autre côté. Aussi, lorsque la porte s’ouvrira un jour, je la franchirai avec une immense joie. »

Le deuil
Le deuil n’était pas seulement une émotion, mais une déchirure profonde, un vide béant là où autrefois vivait quelque chose de beau. Le deuil te traverse tout entier, laissant un silence douloureux là où l’amour avait planté ses racines.
Au début, cela semble insupportable, comme une plaie que rien ne viendra refermer. Mais peu à peu, les blessures cicatrisent, le chagrin s’atténue — sans jamais effacer la trace laissée, ce témoignage silencieux de ce qui fut. On ne « surmonte » jamais vraiment le deuil ; on apprend simplement à vivre avec lui. L’amour, lui, ne disparaît pas : il devient écho d’un rire ancien, chaleur d’un souvenir, murmure dans les instants silencieux où l’on cherche ce qui n’est plus. Et c’est ainsi que cela doit être.
Le deuil n’est ni un fardeau honteux, ni une faiblesse à cacher. Il est la preuve la plus intime que l’amour a existé, qu’une beauté véritable a touché ta vie. Alors permets-toi de le ressentir, de le pleurer, de le chérir.
Il n’existe pas de calendrier universel pour faire son deuil. Certains jours seront lourds, d’autres plus légers. Parfois, une vague de tristesse surgira sans prévenir ; parfois, ce sera une gratitude paisible pour avoir connu cet amour.
Honore ton deuil — car il est sacré. Il est le reflet profond de ton cœur. Et avec le temps, au milieu de la douleur, tu trouveras la guérison — non pas parce que tu auras oublié, mais parce que tu auras appris à porter en toi à la fois l’amour… et la perte.
Et quand Dieu t’appellera, tu retrouveras tes bien aimés (des personnes comme des animaux) à la porte du paradis. N’oublions pas que Dieu nous a donné la vie éternelle, vivez de façon de pouvoir passer l’éternité avec ceux que vous avez aimé.

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