C’EST QUOI L’AMOUR?

Dans le monde d’aujourd’hui, beaucoup déforment le sens de l’amour, le réduisant aux émotions, à la convoitise ou aux passions passagères, en particulier dans les relations entre copains et copines ou dans la cohabitation sans mariage sacramentel. L’enseignement catholique traditionnel nous rappelle que l’amour est une vertu – pure, sacrificielle et sainte – et non pas simplement une connexion émotionnelle ou une attirance physique. Les relations enracinées dans des sentiments passagers, plutôt que dans l’ordre divin de Dieu, ne peuvent pas favoriser le véritable amour. Ces relations conduisent souvent au chagrin, à l’infidélité, aux abus et à l’effondrement des familles, car elles manquent de grâce et d’engagement que l’on trouve dans le mariage sacramentel.
Le véritable amour est une vertu enracinée en Dieu
L’amour est bien plus qu’une émotion ou un sentiment ; c’est une vertu qui découle de Dieu lui-même. Comme le définit saint Paul dans les Écritures : « L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal.» (1 Corinthiens 13:4-5).
La charité, ou le véritable amour, recherche le bien de l’autre et reflète la nature généreuse de Dieu. Saint Thomas d’Aquin a enseigné que « aimer, c’est vouloir le bien de l’autre ». Cependant, dans les relations en dehors du mariage sacramentel, l’accent est souvent mis sur l’égoïsme, motivé par la gratification personnelle plutôt que par le sacrifice. De telles relations ne peuvent pas soutenir le véritable amour parce qu’elles manquent de la grâce de Dieu et de l’ordre naturel qu’il a conçu pour l’amour.
« Le véritable amour ne s’achète ni ne se force ; il naît comme un don que Dieu place dans l’âme. Lorsqu’on l’accueille avec humilité, il devient une force indomptable qui nous soutient dans les épreuves et nous réconforte dans la solitude. » Padre Pio
Pourquoi la cohabitation et les relations occasionnelles échouent?
Les relations entre copains et copines ou la cohabitation, en particulier lorsqu’il y a infidélité, abus ou égoïsme, sont des signes clairs que le véritable amour est absent. Si l’amour était présent, pourquoi la tromperie est-elle si répandue ? Pourquoi les abus sont-ils tolérés ? Pourquoi la monoparentalité est-elle devenue endémique ? Ces réalités douloureuses révèlent que de telles relations ne sont pas fondées sur l’amour mais sur la luxure, les émotions passagères ou la commodité.
Le véritable amour est enraciné dans l’engagement, la fidélité et le sacrifice. La cohabitation, qui n’a pas la permanence du mariage sacramentel, laisse souvent les individus sans protection contre les tentations d’infidélité, d’abus et d’abandon. La rupture de telles relations cause de profondes blessures non seulement au couple, mais à leurs enfants et à la société en général. Le processus de l’amour commence par la cour et non par les fréquentations. L’objectif de la cour est le mariage, tandis que les fréquentations sont destinées à des sentiments passagers pour une expérience occasionnelle avec différentes personnes.
Infidélité et abus : l’attaque du diable contre l’amour
Lorsqu’un couple marié se détourne de ses vœux sacramentels, permettant à l’infidélité, aux abus ou à la négligence de pénétrer dans sa relation, il abandonne la vertu de l’amour. L’infidélité détruit la confiance, cultive la haine et invite le diable à semer la discorde. Saint Jean Chrysostome nous a prévenus : « L’amour du mari et de la femme est la force qui soude la société. » Sans cet amour, les familles s’effondrent et les enfants souffrent des conséquences des foyers brisés.
Le but ultime du diable est de détruire l’union sacrée du mariage et de la famille. Lorsque les couples ne respectent pas leurs vœux, ils invitent le péché dans leur relation, ce qui conduit à un cycle de haine, de méfiance et de désespoir. Saint Jean Vianney nous rappelle : « Le diable ne tente que les âmes qui souhaitent abandonner le péché et celles qui sont en état de grâce. » Le sacrement du mariage offre la grâce pour surmonter ces tentations, mais l’abandonner invite à la destruction.
Arrêtez de rationaliser, d’excuser et de romancer le péché
Utilisez les Dix Commandements comme source pour identifier le péché mortel. Ne romancez pas, n’excusez pas ou n’intellectualisez pas le péché – c’est la tromperie de satan – pour le rationaliser et le rendre moins offensant. Le péché est un péché, qu’il paraisse mineur ou majeur. Comme le dit la Bible : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5:28). Cela illustre que même la pensée du péché est grave aux yeux de Dieu, tout comme le fait de commettre l’acte lui-même.
Le mariage religieux : l’ordre naturel de l’amour
Dieu a consacré le premier amour entre Adam et Ève par l’institution du mariage. Dans ce lien sacré, l’amour n’est pas seulement naturel mais élevé au rang d’alliance surnaturelle avec Dieu en son centre. En dehors du mariage sacramentel, les relations amoureuses conduisent souvent à des désirs désordonnés, qui sont contraires au plan de Dieu.
Satan veut détruire le mariage catholique, car c’est une alliance scellée par Dieu. Les mariages civils et les couples vivant en concubinage lui appartiennent déjà ; ils sont dépourvus de grâce sacramentelle et de protection divine.
Saint Augustin enseigne : « Ô mon Dieu, mets en ordre l’amour en moi. » L’amour doit être ordonné à la volonté de Dieu, et non désordonné par des émotions passagères ou des désirs mondains. Le sacrement du mariage apporte la grâce nécessaire pour que l’amour s’épanouisse et reste constant, même au milieu des épreuves.
L’amour exige sacrifice et engagement
Le véritable amour exige sacrifice, altruisme et engagement pour le bien de l’autre. Il ne s’exprime pas par des textos occasionnels, des attirances passagères ou des engouements. Dire « je t’aime » sans la volonté de se sacrifier pour l’autre est creux et dénué de sens. Saint Paul souligne : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25).
L’amour du Christ est sacrificiel et saint. L’amour romantique, pour être vrai, doit refléter cet amour qui se donne. Tout ce qui est en dehors de cela – que ce soit l’infidélité, l’abus ou l’égoïsme – n’est pas de l’amour mais un péché.
Les relations entre copains et copines, la cohabitation et l’infidélité sont contraires à l’ordre naturel et divin de l’amour. L’amour est une vertu, pas une émotion passagère ou une attirance physique. Il est fondé sur le sacrifice, la fidélité et la grâce de Dieu. Sans mariage sacramentel, Les relations amoureuses manquent du fondement nécessaire à l’épanouissement du véritable amour.
En tant que catholiques, nous sommes appelés à honorer le dessein de Dieu pour l’amour à travers des mariages fidèles et saints. Lorsque les couples abandonnent leurs vœux, ils invitent le péché et la destruction dans leur relation, faisant du mal non seulement à eux-mêmes, mais aussi à leurs enfants et à la société. Efforçons-nous de vivre le véritable amour, enraciné dans la volonté de Dieu, afin que nos relations reflètent la pureté et la sainteté de son plan divin.
Battez-vous pour votre mariage ! Respectez vos vœux ! Accrochez-vous à la prière, aux sacrements et à la vertu comme si votre âme en dépendait, car elle en dépend. Protégez votre conjoint. Gardez vos enfants. Défendez votre famille, pour l’amour de Dieu et pour le salut de vos âmes.
« Que Dieu vous bénisse et allège le fardeau de la vie familiale. Soyez toujours bons. N’oubliez pas que le mariage comporte de lourdes responsabilités ; seule la grâce de Dieu peut les alléger. Efforcez-vous d’être dignes de cette grâce et que le Seigneur vous garde jusqu’à la troisième et la quatrième génération. » Saint Padre Pio
Une femme, le reflet de son mari

Lorsqu’un mari cause constamment des souffrances et des difficultés, cela se reflète inévitablement sur sa femme. Quelle que soit la beauté ou la force d’une femme, si elle est avec le mauvais homme, sa beauté intérieure s’estompe tandis que son cœur souffre. Le prix de la douleur émotionnelle devient finalement visible. L’une des décisions les plus importantes que vous aurez à prendre dans la vie est de choisir avec qui vous allez vous marier. Cette décision déterminera le cours de votre vie, si elle sera remplie de bonheur ou de chagrin. Mariez-vous à une bonne personne. Votre conjoint doit être votre partenaire de joie, et non la source de votre malheur. Choisir le mauvais partenaire peut épuiser votre énergie, diminuer votre estime de soi et vous voler votre tranquillité d’esprit. Le véritable amour ne doit jamais vous laisser dans le doute constant, ni vous faire sentir sous-estimé ou méprisé. N’oubliez pas que vous méritez un partenaire qui vous chérit, encourage vos rêves et vous aide à vous épanouir. Épouser la bonne personne sera l’une des plus grandes bénédictions de votre vie ; choisir la mauvaise personne peut devenir votre plus grand regret.
Comment les hommes catholiques doivent se comporter
Un homme catholique doit s’efforcer de vivre en accord avec les vertus que le Christ a illustrées : l’humilité, le courage, la patience et l’amour. Sa conduite doit être un exemple pour les autres, en particulier pour sa famille. Un homme doit protéger, subvenir aux besoins et aimer sa femme, comme le Christ aime l’Église.
« Le Christ est le chef de tout homme, et l’homme est le chef de la femme. » (1 Corinthiens 11:3)
Un homme doit diriger avec intégrité, être lent à la colère et prompt à pardonner. Saint Joseph, le patron des pères et époux, nous montre l’importance du silence dans notre force et la dignité du travail. Il est un modèle d’amour sacrificiel.
Saint Josémaria Escriva nous le rappelle : « Un homme qui ne sait pas être fort, maîtriser ses désirs, être humble, n’est pas vraiment viril. »
Par la prière, les sacrements et les actes de charité, l’homme catholique doit grandir jusqu’à atteindre la pleine stature du Christ. Son foyer doit être un lieu de paix, d’amour et de respect, un véritable reflet de l’amour du Christ pour son épouse, l’Église. Un homme vertueux est celui qui porte sa croix avec force et humilité, s’appuyant sur la grâce de Dieu pour devenir le meilleur mari et le meilleur père possible.
« L’homme le plus fort est celui qui est le plus humble et le plus charitable.» Saint Augustin
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