LA SEMAINE SAINTE ET LES PÂQUES

La Semaine sainte est la période la plus importante du calendrier chrétien. Elle précède la fête de Pâques et la dernière partie du Carême et commémore les derniers jours de la vie de Jésus et sa Passion. Dans l’église catholique, la Semaine sainte commence le dimanche des Rameaux et se termine avec la Vigile pascale.
Pendant la Semaine Sainte, chaque chrétien, où qu’il soit, peut faire un pèlerinage spirituel en Terre Sainte à travers les célébrations liturgiques de l’Église.
- Dimanche des Rameaux

Relaté dans les quatre évangiles canoniques, le dimanche des Rameaux est l’une des douze fêtes majeures de l’année liturgique et ouvre la semaine Sainte. Il commémore l’entrée de Jésus dans Jérusalem dans l’acceptation de la mort qui l’attend, donc aussi la Passion du Christ, sa mort sur la croix, et sa mise au tombeau.
Jésus, en se rendant à Jérusalem six jours avant la fête de Pâque juive avec ses disciples, voit une foule l’acclamer comme un roi, agitant des palmes.
La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Lc 19, 28-40)
Aujourd’hui, les fidèles catholiques apportent des Rameaux à la messe, que le prêtre bénit.
Dans l’ancienne liturgie du dimanche des Rameaux, le prêtre, venant devant l’église, frappait bruyamment avec le bâton de la croix processionnelle aux portes encore fermées ; puis elles s’ouvraient. C’était une belle image du mystère de Jésus-Christ lui-même, qui, avec le bois de sa croix, avec la puissance de son amour donné, frappe à la porte de Dieu depuis le monde, depuis le monde qui ne pouvait accéder à Dieu. Avec sa croix, Jésus a ouvert la porte de Dieu, la porte entre Dieu et les hommes. Maintenant, elles sont ouvertes. (Homélie de Benoît XVI, dimanche des Rameaux 2007)
Idéalement, le dimanche des Rameaux commence par la lecture du premier Évangile, suivie de la bénédiction des rameaux et de la procession jusqu’à l’église. Plus tard, pendant la messe, nous entendons le deuxième Évangile du jour : la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ces deux expériences nous permettent d’accomplir un pèlerinage spirituel. Avec la procession, nous participons au Dimanche des Rameaux, accueillant Jésus avec les rameaux à l’entrée de Jérusalem. Un peu plus tard, nous cheminerons avec le Christ jusqu’au mont Golgotha.
- Lundi Saint

Jésus rend visite à ses amis à Béthanie. Marie de Béthanie versa le parfum sur la tête de Jésus pour préparer d’avance son corps pour l’ensevelissement. (Marc 14:3-9 et Matthieu 26:6-13)
- Mardi Saint

Jésus prédit la trahison de Judas ainsi que le triple reniement de Pierre. (Jean 13:21-38)
- Mercredi Saint

Judas rencontre les grands prêtres et conclut un marché avec eux pour leur livrer Jésus contre 30 pièces d’argent. (Matthieu 26:15)
- Lundi / Mardi / Mercredi Saint – Messe chrismale

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte , le plus souvent le Jeudi Saint au matin mais beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi saint .
Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.
Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.
- Jeudi Saint – La Cène

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Il va instituer l’eucharistie en prononçant ces paroles : « Prenez et mangez, ceci est mon corps » (Mt 26:26) lors du partage du pain. Puis, en leur donnant la coupe de vin, il dit : « Buvez-en tous car ceci est mon sang versé pour la multitude pour le pardon des péchés » (Mt 26:28). Sous la forme du pain et du vin consacrés, le Christ rend grâce et offre son corps et son sang pour le salut des hommes. Jésus annonce qu’il va donner sa vie pour sauver les hommes de la mort et du péché et que les chrétiens devront continuer à faire mémoire de ce sacrifice, en célébrant régulièrement cette eucharistie, pendant la messe.

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Il prend la tenue de serviteur et dit : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous » (Jn 13:15). Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds, qui est un signe de pardon et de service. Jésus invite à le suivre en faisant le bien au service des autres.
Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier.
Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis le Saint Sacrement est déposé au « reposoir », l’autel est dépouillé, la croix est enlevée et voilée. Tout ce dépouillement : le Christ est entré dans sa passion, dépouillé de tout. C’est une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.
- Triduum pascal
Le Triduum pascal de la Passion et de la Résurrection du Christ commence le jeudi soir et se termine le soir du dimanche de Pâques. Ces trois jours sont le sommet de l’année liturgique car c’est par sa mort que le Christ a détruit la mort et c’est en ressuscitant qu’il a restauré la vie.
- Vendredi Saint – La Passion du Christ

Jésus parti prier au jardin des Oliviers, va être arrêté, trahi par Judas par un baiser. Un complot entre quelques grands prêtres et des Romains va condamner à mort Jésus au milieu de la nuit. Au matin, il est alors fouetté, injurié, frappé, on lui pose une couronne d’épines sur la tête, et on le revêt d’un manteau rouge pour se moquer de lui.

Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), Il est condamné à être crucifié sur la colline appelée Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire »).

Lors des cérémonies du Vendredi saint, nous commémorons la souffrance du Seigneur, qui a commencé au jardin de Gethsémani, jusqu’à sa passion et sa mort sur la croix. Les chrétiens refont aujourd’hui le chemin de croix (expliqué par Jésus lui-même à Catalina Rivas dans La Passion de Jésus) en procession ou bien dans une église en s’arrêtant à chaque station pour prier et revivre Sa Passion. Il meurt sur la croix à trois heures de l’après-midi, le ciel devient noir et le rideau du temple se déchire.
Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau.
En ce jour, selon l’ancienne tradition, l’Église est en deuil, aucune messe n’est célébrée nulle part dans le monde, car le Seigneur Jésus l’a lui-même accomplie de manière sanglante sur la croix – sur l’autel de la croix, il offre le sacrifice de son corps et de son sang pour nous.
Traditionnellement dans l’après-midi il y a dans chaque paroisse un chemin de croix, souvent à 15 h, puis le soir une célébration liturgique, la célébration de la Passion et de la Croix, qui suit le même déroulement qu’une messe : trois lectures, la troisième étant la Passion selon saint Jean ; une prière universelle solennelle ; la vénération de la Croix ; la communion avec les hosties consacrées la veille à la messe du soir ; c’est pourquoi on appelle traditionnellement l’office solennel du Vendredi saint « la messe des présanctifiés ».
Les chrétiens sont appelés au jeûne qui consiste à se priver de viande et ne peuvent manger qu’une fois par jour à leur faim (suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ.
L’ouvrage La Passion de Jésus constitue des confidences de Jésus-Christ lui-même à Catalina Rivas sur le Mystère de sa Passion et sa valeur de Rédemption. Les écrits ont reçu le 2 avril 1998, l’Imprimatur de l’archevêque de Cochabamba Mons, René Fernández Apaza (Bolivie).
- Samedi Saint – La Veillée Pascale

Le lendemain il n’y a pas de messe le matin, c’est un jour de deuil. Jésus est mort, Tout semble fini. Celui qui apportait aux hommes l’amour et la paix de Dieu son père a été tué comme un criminel, n’ayant jamais commis aucun péché selon les croyants. Ceux qui aimaient Jésus sont dans une grande tristesse. Jésus descend dans le royaume des morts. Jour de silence et d’attente.
Les cérémonies du Samedi Saint ont lieu après le coucher du soleil, dans le cadre de la veillée pascale. Selon la tradition, cette nuit est l’attente du Seigneur, la nuit de la veillée, consacrée au Seigneur. (Ex 12:42).
Le Samedi saint, célébration de la résurrection du Christ, débute par la Vigile pascale. Celle-ci a lieu le soir du Samedi saint, qui marquait à l’origine le début de la Pâque juive (fête commémorant la Cène en Égypte, lorsque l’ange de la mort épargna les maisons des Israélites car leurs linteaux étaient oints du sang de l’agneau pascal, Ex 12:1-51), c’est-à-dire la fête avant laquelle le Seigneur Jésus fut crucifié.
Durant la Vigile pascale, l’Église veille et attend la résurrection du Christ. L’Église catholique célèbre cette veillée dans la joie de la Résurrection, et les cloches, silencieuses depuis le jeudi soir, sonnent à nouveau. La liturgie de la Vigile pascale commence par l’allumage et la bénédiction du feu pascal, ainsi que par la consécration du cierge pascal. Ce cierge est au cœur de la célébration de Pâques. Après les paroles « Christ, lumière du monde – Rendons grâce à Dieu », d’autres cierges apportés par les fidèles sont allumés à partir du cierge pascal. La procession avec le cierge pascal rappelle les paroles du Christ lui-même : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8:12). Suit le chant pascal, qui célèbre la nuit de Pâques, le chemin sublime de notre rédemption, et enfin, les chrétiens demandent au Père céleste de faire rayonner la lumière du Christ dans leurs vies. La veillée pascale comprend également d’autres éléments : la lecture de la Parole, trois à sept lectures de l’Ancien Testament, la liturgie du baptême (s’il n’y a pas de baptisés, seule l’eau baptismale est bénie et les vœux baptismaux sont renouvelés), puis le rite de la résurrection et la liturgie eucharistique (une messe solennelle, où, après une interruption de quarante jours, le chant triomphal de l’Alléluia est de nouveau entendu).
Pourquoi est-il difficile d’assister à la messe de la Vigile pascale (Samedi Saint) ?
La messe de la Vigile pascale le Samedi Saint est une messe très puissante qui comprend le renouvellement des vœux du baptême et un exorcisme par le rejet de Satan. C’est pourquoi l’ennemi tentera d’empêcher de nombreuses personnes, et même des membres de leur famille, d’assister à cette célébration sacrée, car elle le rejettera !
Notre-Dame de Medjugorje a dit ceci le Vendredi Saint à Jelena, une des voyants, sur le Samedi Saint: « Préparez-vous spécialement pour le Samedi Saint. Ne me demandez pas pourquoi est le sabbat, mais moi je vous dis : préparez-vous pour le saint sabbat. Vous devez être très joyeux. Aujourd’hui Jésus est mort pour votre salut. Il est descendu en enfer, a ouvert la porte du paradis et a ouvert la porte du paradis de vos cœurs ; alors vous devez être joyeux.
Levez les mains, aspirez à Jésus, car en ces moments de sa résurrection, il veut vous donner des grâces. Je dis à tous d’être enthousiasmés par la résurrection de Jésus. Réfléchissez, réfléchissez à cela. Je loue le ciel et la terre parce qu’il est ressuscité. »
Puis, après un silence, Elle dit : « Nous sommes tous heureux au ciel, mais nous avons besoin de la joie de vos cœurs. Mon don et le don de mon Fils Jésus que nous vous offrons maintenant est celui-ci : vous serez allégés dans vos épreuves. Nous serons proches de vous dans les épreuves, nous vous indiquerons la voie à suivre, si vous nous acceptez. Maintenant, dans les moments d’épreuve, vous serez particulièrement aidés et les épreuves vous seront plus faciles. »
Puis Elle ajouta : « Priez beaucoup, priez demain (le Samedi Saint) pour que Jésus soit vraiment ressuscité, afin que Jésus soit vraiment ressuscité dans vos familles. Il y a beaucoup de querelles et je veux les transformer en résurrection et en paix. Je veux que quelque chose naisse dans vos cœurs. Ne dites pas : L’année de la Rédemption est terminée et nous n’avons plus besoin de prier, mais intensifiez vos prières. Que l’Année de la Rédemption ne soit pour vous qu’une étape dans votre vie. »
Jelena vit Jésus ressuscité et une lumière vive sortit de ses blessures. Jésus bénit tout le monde, disant à chacun de revivre les grâces et la joie dans son cœur à chaque instant et de dire à tout le monde dans le monde que le salut ne vient que de Lui. Notre-Dame a dit à la fin : « Mes enfants, merci ! Continuez à éveiller la Résurrection de Jésus en tous les hommes. »
Puis Mirjana, une autre voyante, ajouta : « Notre-Dame a également dit ceci : « Chers enfants, aujourd’hui je suis très heureuse parce que beaucoup de fidèles ont vraiment vécu le Samedi Saint comme je le souhaitais. »
- Pâques
Pâques célèbre la Résurrection du Christ, fils de Dieu, sa victoire sur la mort qui a donné son corps et son sang pour racheter l’homme de l’esclavage du mal et de péché et lui a offert la vie éternelle. C’est l’élément central de la foi chrétienne. La fête de Pâques survient juste après la Semaine sainte, qui s’achève par la mort de Jésus et sa mise au tombeau.
Le Christ n’est pas venu pour accomplir les coutumes du peuple, mais pour accomplir la loi.
Pâques n’est pas une question de printemps mais d’éternité ; il ne s’agit pas de tradition mais de la vérité qui sauve. Le Christ vit et c’est pourquoi nous avons de l’espérance.
Le temps pascal commence au coucher du soleil la veille de Pâques et se termine avec la Pentecôte, le jour où l’on célèbre le don du Saint-Esprit et la naissance de l’Église. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.
Dans la nuit du Samedi saint au dimanche de Pâques, les chrétiens vivent une célébration qui rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. On l’appelle la Veillée, ou Vigile pascale, et elle achève la Semaine sainte.
Des baptêmes de jeunes et d’adultes (les catéchumènes), sont célébrés cette nuit-là.
La fête de Pâques est la plus ancienne et la plus importante pour les chrétiens. Attestée depuis le IIe siècle , Pâques plonge ses racines dans la Pâque juive/Pessa’h signifiant passage (pascha en latin), qui commémore le passage de la Mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte. L’ajout d’un « s » à la fin de Pâques sert donc à différencier la Pâque juive de celle chrétienne.
- Dimanche des Pâques – La résurrection du Christ

Le sabbat terminé, dès le lever du soleil, Marie Madeleine, Marie, et Salomé se rendent au tombeau pour aller embaumer le corps de Jésus. Mais elles voient que quelqu’un a roulé la lourde pierre : le tombeau est vide. Pierre et Jean, qui se sont précipités vers le tombeau constatent la même chose (Jn 20, 1-10). Ses amis, les apôtres et Marie, sa mère, tous ensemble font éclater leur joie dans Jérusalem : « Jésus le crucifié, Dieu l’a ressuscité, il est vivant. » (Mt 28, 1-10). Jésus est vainqueur de la mort !
Le dimanche de Pâques, l’Église catholique commémore la résurrection de Jésus-Christ – le plus grand miracle du Christ et la vérité fondamentale de la foi chrétienne. C’est l’accomplissement triomphal de l’œuvre rédemptrice du Christ. Son âme a été réunie à son corps glorifié qui, bien que portant les stigmates de la crucifixion, était désormais affranchi des limites du temps et de l’espace.
La fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.
« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24)
Les évangiles font le récit des événements du dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, lorsque les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) sont venus ont trouvé son tombeau vide. Jésus n’est plus là, Il est ressuscité ! Marie-Madeleine puis des disciples verront Jésus ressuscité à de nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’à une dernière apparition, lorsqu’ils l’ont vu monter au Ciel.
La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu dans l’Ancien testament à son peuple. Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa mort, il libère l’homme du péché, par sa résurrection il lui ouvre l’accès à une nouvelle vie, la vie éternelle dans la maison de Dieu, le père.
La Descente de Jésus aux Enfers

(dans les traductions plus anciennes, on l’appelle les Limbes), c’est l’une des visions marquantes de la mystique Anne Catherine Emmerich
Elle décrit la période entre le Vendredi saint et le dimanche de Pâques. Le corps de Jésus reposait dans le tombeau, mais son âme, unie à la divinité, descendit au royaume des morts pour libérer les justes qui attendaient le Rédempteur.
Selon sa vision, Jésus arriva au seuil des Enfers avec une multitude d’anges. D’un côté, les patriarches et les prophètes – Adam, Ève, Abraham et Moïse – attendaient. À la vue de la lumière du Christ, ils furent remplis d’une joie immense, car Jésus leur annonça que les portes du ciel étaient ouvertes.
Dans les profondeurs, les ténèbres régnaient et les démons tentaient de résister. Les anges les terrassèrent, et Jésus traversa les Enfers en vainqueur rayonnant. Sa présence apporta du réconfort aux âmes souffrantes qui n’avaient pas perdu la foi.
Les enfers tout entiers tremblèrent, et cette descente marqua la défaite définitive des forces des ténèbres.
Enfin, Jésus fit sortir une immense foule d’âmes libérées, déjà rayonnantes de sa lumière. Ces âmes accompagnèrent alors le Christ jusqu’à sa résurrection.
Cette vision souligne qu’aucun juste n’a été oublié avant le Christ et que Jésus est le vainqueur venu libérer les âmes humaines.
Source : Anne Catherine Emmerich: La Passion amère de Notre Seigneur Jésus-Christ.
- Le Lundi de Pâques

Le Lundi de Pâques fait aussi partie intégrante des festivités. Historiquement, ce jour était consacré au repos et à la réflexion après la fin de la Semaine sainte, période intense de jeûne et de prière. Vivre la Bonne Nouvelle et aller l’annoncer aux frères et soeurs.
La tradition du lundi de Pâques férié trouve ses racines profondes au Moyen Âge, dans une pratique chrétienne établie par l’empereur Constantin au IVe siècle. À cette époque, Constantin avait institué 8 jours de repos, connus sous le nom d’Octave de Pâques, période durant laquelle chaque jour, y compris le lundi, était marqué par des célébrations et des messes en l’honneur de Pâques.
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