FATIMA

Lucie dos Santos, François et Jacinthe Marto

Notre-Dame de Fatima est le nom sous lequel est invoquée la Vierge Marie telle qu’Elle serait apparue à trois enfants à Fatima, petit village du centre du Portugal, à six reprises au cours de l’année 1917.
L’évêque de Leiria, après avoir mené une enquête canonique rigoureuse, reconnaît officiellement les apparitions mariales en 1930, et approuve la dévotion à Notre-Dame de Fatima. 
Avant les apparitions maritales de Fatima, les trois bergers de Fatima (Portugal), Lucia Dos Santos,  Francisco et Jacinthe Marto, auraient vu un ange en 1915 et 1916. Lors de ces apparitions, l’ange leur aurait enseigné une prière : « la prière de l’ange ». Cette prière devait être dite « en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences » qui offensent Jésus présent dans le tabernacle.

  • « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. »

  • «Très Sainte TrinitéPèreFils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquelles il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs . »

LES APPARITIONS MARITALES
C’est dès l’apparition du 13 juin 1917 que la Sainte Vierge en fait la confidence aux petits voyants, à Lucia tout particulièrement : « Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé . »  Les enfants eurent ensuite la vision du Cœur Immaculé de Marie : « Devant la main droite de Notre-Dame se trouvait un Cœur, entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation. »  (…) Si l’apparition du 13 juin et son « petit secret », comme disaient les voyants, divulgue déjà la volonté divine, ce sera la grande révélation du 13 juillet qui va l’expliciter.

AU CŒUR DU MESSAGE : LE GRAND SECRET DU 13 JUILLET 1917
Bien qu’il soit composé de trois parties distinctes, il s’agit d’un unique Secret, tout entier révélé par Notre-Dame aux trois pastoureaux, lors de l’apparition du 13 juillet 1917. Deux visions encadrent un message proprement dit.

  • 1repartie : La vision de l’enfer

« Notre-Dame ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet [de la lumière] parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes [des damnés]. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. (C’est à la vue de ce spectacle que j’ai dû pousser ce cri : «  Aïe ! » que l’on dit avoir entendu de moi.) Les démons se distinguaient par des formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés. Cette vision ne dura qu’un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui, lors de la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. Sans quoi, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. »

Dans cette importante partie du Secret, Notre-Dame nous ramène à l’essentiel, notre éternité. Ce rappel saisissant, angoissant, de l’enfer éternel qui nous menace est l’un des points essentiels du message de Notre-Dame. C’est l’une des vérités majeures de notre foi catholique que la Vierge de Fatima a voulu rappeler à notre siècle apostat, naturaliste et matérialiste. Prétendre que l’enfer n’existe pas ou qu’il n’y a personne dedans, après cette vision de 1917 ? Impossible ! Ou alors apostasier…
Sœur Lucie déclarera à maintes reprises, à des ecclésiastiques ou dans sa correspondance : « Nombreux sont ceux qui se damnent… Beaucoup se perdront… Ne soyez pas surpris si je vous parle tant de l’enfer : C’est une vérité qu’il est nécessaire de rappeler beaucoup dans les temps présents, parce qu’on l’oublie : c’est en tourbillon que les âmes tombent en enfer. Eh quoi ? Vous ne trouvez pas bien employés tous les sacrifices qu’il faut faire pour ne pas y aller et empêcher que beaucoup d’autres y tombent ? »

Fatima nous apprend de plus que la Sainte Trinité dans le Ciel n’est pas indifférente à la damnation éternelle de ses enfants. Le petit François a été bouleversé de voir Dieu Notre-Seigneur si triste à cause de tant de péchés.
Jamais Dieu ne nous révèle le danger de notre damnation sans aussitôt nous ouvrir les bras de sa Miséricorde et sans nous indiquer une voie de salut qui nous soit accessible et attrayante : « Pour les sauver (les âmes des pauvres pécheurs), Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. » Cette phrase capitale du Secret peut être considérée à la fois comme la conclusion de sa première partie et comme l’introduction de la deuxième. La dévotion au Cœur Immaculé de Marie est désormais le gage certain du salut, non seulement des âmes, mais aussi des nations et de l’Église, comme nous le révèle la deuxième partie du secret.

Sœur Lucie a noté à propos de la vision du 13 mai 1917 dans ses « Mémoires » : « C’est alors qu’Elle prononçait les dernières paroles qu’Elle ouvrit les mains, faisant ainsi jaillir une lumière vive, quelque chose comme un reflet, qui venait d’elle et pénétrait notre poitrine et le plus profond de l’âme, nous montrant nous-mêmes en Dieu, qui était cette lumière, plus clairement que nous ne nous voyons dans le meilleur miroir. »
Cette scène a été commentée par le mariologue Angelo Maria Tentori : « C’est de la Vierge que « Dieu surgit ». C’est la Vierge elle-même qui offre le don de Dieu aux enfants de Fatima. C’est par Elle que Dieu les atteint. Dieu leur est devenu perceptible sous la forme d’une lumière intense qui émanait des mains de Marie. Nous pensons que par ce geste, la Vierge veut rappeler au monde que Dieu est venu sur cette terre par Elle et communique avec les hommes par Elle et à travers Elle, et que sa tâche est de nous rendre disposés à Le rencontrer, à entrer en Lui… »

  • 2e partie : Les demandes du Cœur Immaculé de Marie

« Effrayés, et comme pour demander secours, nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse : « Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si on écoute mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. »
Il est question ici du salut temporel des nations et de l’Église, donc de la Chrétienté. Le message est entièrement prophétique, de portée universelle.

Notre Dame est revenu en effet comme promis en 1925 à Pontevedra pour demander que soit répandu et expliqué la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois ; et en 1929 à Tuy pour que le Pape consacre la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Mais comme Elle savait déjà qu’on n’obéirait pas à ses demandes, notre bonne Mère du Ciel a eu soin de nous donner, dès la conclusion du deuxième Secret, l’assurance de son triomphe : « À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. »
Jusqu’à présent, cette finale avait toujours été considérée comme la conclusion du troisième Secret. Nous pouvons aujourd’hui la situer à sa vraie place. De même que Notre-Dame avait promis aux petits voyants de les emmener au Ciel avant de leur montrer l’Enfer, Elle veut que nous ayons au cœur l’assurance inébranlable de son triomphe final, avant de nous ouvrir les yeux sur les malheurs prochains qui seront évoqués dans la 3e partie du Secret.
Sœur Lucie de Fatima a rapporté dans ses « Mémoires » ce que Notre-Dame lui a dit à Fatima lors de la deuxième apparition : « Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira à Dieu. » Dans ces paroles, nous pouvons voir une trace de sa médiation maternelle, qui est presque parallèle à l’expression utilisée par Jésus : « Je suis le chemin… » (Jn 14:6). Ce lien, qui pourrait paraître exagéré, n’exprime en réalité que la participation de Marie à la seule médiation du Fils ; par son union avec le Fils, Elle est la Voie vers le Père et la Médiatrice des grâces.

  • 3e partie : la purification et la résurrection de l’Église indivise

« Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous vîmes à gauche de Notre-Dame, un peu plus haut, un Ange avec une épée de feu à la main gauche ; elle scintillait, émettait des flammes qui paraissaient devoir incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de l’éclat que, de sa main droite, Notre-Dame faisait jaillir vers lui : l’Ange, désignant la terre de sa main droite, dit d’une voix forte : « Pénitence, Pénitence, Pénitence ! » Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : quelque chose de semblable à l’image que renvoie un miroir quand une personne passe devant : un évêque vêtu de Blanc. Nous eûmes le pressentiment que c’était le Saint-Père. Plusieurs autres évêques, prêtres, religieux et religieuses gravissaient une montagne escarpée, au sommet de laquelle était une grande Croix de troncs bruts comme si elle était en chêne-liège avec l’écorce ; le Saint-Père, avant d’y arriver, traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de douleur et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches, et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, Prêtres, religieux et religieuses, et divers laïcs, des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des martyrs, et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s’approchaient de Dieu. »

L’explication de sœur Lucia au pape Jean-Paul II
Dans sa lettre du 12 mai 1982 au pape Jean-Paul II, sœur Lucia donne une clé d’interprétation de la troisième partie du Secret : « La troisième partie du Secret, que vous êtes inquiet de comprendre, est une révélation symbolique, qui se réfère à cette partie du message, conditionnée par notre réponse ou notre non réponse à ce que le message lui-même nous demande. Étant donné que nous n’avons pas tenu compte de cet appel du Message, nous constatons qu’il s’est réalisé, la Russie a inondé le monde de ses erreurs. Et si nous ne voyons pas encore, comme un fait accompli, la fin de cette prophétie, nous voyons que nous y allons à grands pas. »
Cette vision de conclusion, dite du troisième secret, révèle que durant ces temps de désobéissance et par conséquent de châtiments, la Sainte Vierge dans le Ciel s’interpose pour que le monde et l’Église ne périssent pas, tandis que sur la terre, le martyre des bons attire la miséricorde.

LE SECRET DU SECRET : LE CŒUR IMMACULÉ DE MARIE, NOTRE ULTIME SALUT

Le cardinal Cerejeira patriarche de Lisbonne 1942 : « Nous croyons que les apparitions de Fatima ouvrent une ère nouvelle : celle du Cœur Immaculé de Marie. »
Nous voyons que « le secret du Secret », l’âme qui donne la vie et le mouvement à l’ensemble du message de Fatima, c’est la révélation du Cœur Immaculé de Marie, établi par Volonté divine comme souverain remède à tous nos maux, ultime et unique salut des âmes, de nos nations et de la chrétienté tout entière, puis enfin de l’Église romaine elle-même. Tel est l’insondable dessein d’infinie miséricorde de la Trinité Sainte de vouloir tout nous accorder par la médiation maternelle de ce cœur très bon, très saint et immaculé. (…)
Pour saisir l’extraordinaire importance de ce Secret, il faut relire l’éditorial de notre Père, l’abbé de Nantes, qui parlera, lui, d’un renouvellement de la nouvelle et éternelle alliance par Marie (parut dans La Contre-Réforme catholique au XXe siècle de janvier 1992) : « Quoique classée par les spécialistes parmi les « révélations privées », une pareille volonté divine s’inscrit au rang des lois souveraines et toutes premières auxquelles l’Église doit consentir et se soumettre entièrement. Il s’agit d’une volonté divine révélée au monde, et de la manière la plus éclatante, par l’incomparable envoyée qu’est l’Immaculée Vierge Marie, et garantie par les plus étonnants miracles et prophéties de l’histoire moderne. Il s’agit du salut de multitudes de pauvres pécheurs déjà promis à la damnation, et donc d’une charité fraternelle de première instance ! Il s’agit enfin de l’établissement de la dévotion sans doute la plus chère au Sacré-Cœur de Jésus, qu’il veut faire passer jusque devant la sienne, la dévotion au Cœur Immaculé de sa divine Mère ! (…).
Voilà pourquoi toute l’Église devrait, depuis la révélation et la diffusion de ce secret, embrasser avec ferveur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Or ce n’est pas le cas. »

Les enfants ont indiqué que la Vierge Marie leur a enseigné deux courtes prières:

  • « Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie ! ».

  • « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde. » (cité après chaque dizaine de chapelet)

En quoi consiste cette dévotion au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, si chère à notre Seigneur ?

1. La première demande de Notre-Dame, première surtout par l’importance du nombre de fois où elle a été faite, est la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la paix.
C’est la seule à avoir été faite à chaque apparition :

  • 13 mai 1917 : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. »
  • 13 juin 1917 : « Je veux (…) que vous disiez le chapelet tous les jours . »
  • 13 juillet 1917 : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre. »
  • 19 août 1917 : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours . »
  • 13 septembre 1917 : « Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. »
  • 13 octobre 1917 : « Que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours. »

2. La deuxième demande concerne les sacrifices pour la conversion des pécheurs.
Un jour de 1916, l’Ange surprit les enfants à ne rien faire, pendant les heures torrides d’une journée de Juillet : « Que faites-vous là ?… Priez, priez beaucoup ! Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde… Offrez continuellement au Seigneur des prières et des sacrifices. » – « Comment ferons-nous des sacrifices ? » demanda Lucia. « De toutes choses vous pouvez faire des sacrifices. Offrez-les au Seigneur en acte de réparation pour tant de péchés qui l’offensent et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie… Surtout acceptez et endurez les souffrances que le Seigneur vous enverra. » En leur apportant la Communion, il leur dira : « Prenez le Corps et le Sang de Jésus-Christ horriblement outragé par les hommes ingrats ! Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. »

Dès le début, l’Ange prépare les enfants à leur vocation essentielle, celle de victimes réparatrices. Tous ceux qui entreront profondément dans l’esprit de Fatima éprouveront le même appel. Ils ne distingueront plus entre la pénitence qu’il leur faut accomplir pour leurs propres péchés et celle qu’ils y ajouteront pour les autres pécheurs. Le grand élan qui les emporte sur les traces des petits voyants est celui de l’amour consolateur et réparateur. Dieu souffre de tant d’outrages, de sacrilèges et d’indifférences ! Consolons son Cœur… Tant de pécheurs sont en danger de tomber en enfer ! Réparons pour eux… «Tant de monde tombe dans l’enfer !… Tant de monde ! s’exclamait Jacinthe,… Ah ! si nous pouvions, avec nos sacrifices, fermer pour toujours les portes de cette terrible fournaise !… Si nous pouvions faire que tous les pécheurs prennent le chemin du ciel ! »

De telles pensées donnaient aux enfants un ardent désir de souffrir : « Donnons notre goûter aux brebis. Ne pas goûter, voilà une jolie pénitence ». (…) Et ils se firent un cilice avec une corde. Jacinthe en pleure de douleur, mais quand Lucia parle de la lui enlever : « Non, dit-elle, il faut bien souffrir en réparation des péchés et pour la conversion des pécheurs. » Il est touchant d’entendre la Vierge dire à Lucia le 13 septembre : « Notre-Seigneur est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous gardiez la corde dans le lit. Portez-la seulement pendant le jour. » Souffrir pour les pécheurs, mais plus encore, « pour consoler Jésus et pour consoler Notre-Dame » disaient ces enfants. « Qu’est-ce qui te plaît le plus » , demandait Lucia : « consoler Jésus ou convertir les pécheurs pour que les âmes n’aillent pas en enfer ? » – « À choisir, répondait Jacinthe, je préférerais consoler Notre-Seigneur. N’as-tu pas remarqué comment la Sainte Vierge, encore le mois dernier, devint si triste lorsqu’Elle demanda que l’on n’offense plus Notre-Seigneur qui est tant offensé ? »

La douleur des êtres bienheureux du Ciel, leur désir d’être consolés, la joie que leur procurent les souffrances qui leur sont offertes par des créatures innocentes ou pénitentes nous sont bien incompréhensibles, sans doute ! Mais ces enfants ont vu, de leurs yeux vu ce qu’ils traduisent en un tel langage et en de tels sentiments humains, et ce qui est le mystère le plus intime, le plus profond, de l’amour de Dieu pour nous. « Consoler Notre-Seigneur qui est si affligé à cause de tant de péchés », s’attendrir sur le Cœur Douloureux de la Bienheureuse Vierge apparu à Lucia entouré et blessé d’une couronne d’épines, voilà l’œuvre sublime qui est demandée aux âmes ferventes et aimantes. (…)
La Vierge Marie ne leur parlera pas un autre langage. Dès le 13 mai, elle leur demande : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en réparation des péchés si nombreux qui offensent sa divine Majesté ? Voulez-vous souffrir pour obtenir la conversion des pécheurs, pour réparer les blasphèmes ainsi que toutes les offenses faites au Cœur Immaculé de Marie ? » Et, sur leur acceptation enthousiaste, elle ajoute : « Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu vous assistera et vous soutiendra toujours. »
Le 13 juillet, juste avant de leur confier le terrible Secret, pour « ranimer ma ferveur refroidie », dira humblement Lucia, elle leur redit encore : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent, mais spécialement en faisant quelques sacrifices : « Ô Jésus, c’est pour votre amour, en réparation des offenses au Cœur Immaculé de Marie et pour la conversion des pauvres pécheurs ».

Les sacrifices demandés par le Ciel sont l’accomplissement du devoir d’état. Pour le préciser, Notre-Dame et Notre-Seigneur apparurent plusieurs fois à sœur Lucia. Dans une lettre de février 1943 adressée à son évêque, Mgr Ferreira, elle lui rapporta le contenu de ces entretiens : « Voici la pénitence que le bon Dieu demande aujourd’hui : c’est le sacrifice que chacun doit s’imposer à soi-même pour mener une vie de justice dans l’observance de sa loi. Et Il désire que l’on fasse connaître clairement cette voie aux âmes, car beaucoup donnent au mot « pénitence »  le sens de grandes austérités, et comme elles ne se sentent ni force ni générosité pour cela, elles se découragent et se laissent aller à une vie de tiédeur et de péché.
Du jeudi au vendredi, me trouvant dans la chapelle avec la permission de mes supérieures, à minuit, Notre-Seigneur me dit : « Le sacrifice qu’exige de chacun l’accomplissement de son propre devoir et l’observance de ma loi, voilà la pénitence que je demande et que j’exige maintenant »

Par la pénitence le Ciel ravivait pour notre temps la plus mystérieuse et la plus émouvante part de la révélation chrétienne, celle de la Communion des saints dans le sacrifice. Tandis que chacun est appelé à faire pénitence pour ses propres péchés et à changer de conduite, tandis que le monde ne doit pas espérer de paix tant qu’il n’en a pas mérité le bienfait par une sincère conversion, voici que la Vierge Marie appelle ses enfants dévoués à prier et à se sacrifier par amour, à la place des pécheurs, assurant qu’une si charitable réparation méritera a beaucoup d’âmes en péril le salut éternel et au monde le bien de la paix, avant qu’ils n’aient eux-mêmes donné satisfaction. (…) Notre avenir ne dépend plus des mécaniques humaines ni même du verdict d’un Juge rigoureux. Il dépend des larmes, des souffrances, des prières pleines de charité des saints vivant au milieu de nous. (…) Prière ! Pénitence ! Il suffit peut-être que nous ajoutions notre humble part au trésor des mérites des saints pour que le monde soit sauvé ! Telles sont les admirables perspectives de grâce, ouvertes dans le beau ciel de Fatima ! (…)

3. La troisième demande concerne la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

  • Le 13 juillet 1917, Notre-Dame révéla aux petits pastoureaux : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. »

Par la suite, Notre-Dame et Notre-Seigneur précisèrent les buts et les modalités de cette pratique, notamment :

  • À Pontevedra, en 1925 : demande de la Sainte Vierge de répandre la dévotion des cinq premiers samedis du mois.
  • À Pontevedra, en 1926 : précisions de l’Enfant Jésus sur la volonté du Ciel et assouplissement des exigences associées à la pratique des cinq premiers samedis.
  • À Tuy, en 1930 : nouvelle demande du Ciel pour la reconnaissance de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, avec de précieuses explications sur la signification du nombre de cinq pour la série des cinq premiers samedis.

Plus tard, sœur Lucia indiqua qu’il ne fallait pas se contenter de les faire une seule fois, car à chaque fois que nous les faisions, nous pouvions obtenir la conversion d’un plus grand nombre de pécheurs. Combien d’âmes pourraient ainsi être sauvées si tous les catholiques mettaient autant d’assiduité à assister à la messe du premier samedi du mois qu’à celle du dimanche !

La pratique des premiers samedis comporte quatre points. Ce jour-là il faut:

  •  en esprit de réparation pour les cinq outrages contre le Cœur Immaculé de Marie, se confesser,
  • communier en esprit de réparation pour les outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie,
  • réciter un chapelet,
  • méditer pendant quinze minutes sur les mystères du rosaire.

À Pontevedra, Notre-Seigneur a assoupli les conditions, tellement Il tient à cette dévotion :
La confession peut être faite avant ou après avec l’intention de réparer les outrages envers le Cœur Immaculé de Marie.
La communion peut être reporté un autre jour sous réserve d’en demander l’autorisation à un prêtre.
À ces pratiques, il faut ajouter la consécration personnelle au Cœur Immaculé de Marie et le port du scapulaire, demandes qui ne sont pas formellement exprimées dans les paroles de Notre-Dame, mais que sœur Lucia a toujours affirmé faire partie de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

PERSONNE NE FAIT ATTENTION AU MESSAGE
« Père, dira sœur Lucia au Père Fuentès en 1957, la Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait attention à son message, ni les bons, ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin, mais sans faire cas du message. Les mauvais ne voyant pas tomber sur eux actuellement le châtiment de Dieu, continuent leur vie de péché sans se soucier de message. Mais, croyez-moi, Père, Dieu va châtier le monde et ce sera d’une manière terrible. Le châtiment céleste est imminent. »

Les papes Pie XI, Pie XII puis Jean XIII, Paul VI et Jean-Paul II, n’ont pas satisfait aux demandes de la Sainte Vierge, et donc à la Volonté expresse de Dieu. Les châtiments annoncés par le message se sont réalisés et continuent de se réaliser : après les guerres et les persécutions suscitées par le communisme, les erreurs de la Russie se sont répandues dans le monde et jusque dans l’Église. Il en résulte l’abandon du dogme de la foi et les « ruines » que chacun peut constater, à moins d’être aveugle.
Aujourd’hui, le message de Fatima est-il une source d’inspiration pour l’Église ? Qui le connaît et le pratique ? Poser la question, c’est remarquer aussitôt le mépris dans lequel sont tenues les volontés du Ciel exprimées par la Vierge Elle-même.
Il ne faut pas s’étonner que le châtiment pèse donc encore sur l’Église et la conduit à une consomption qui n’ira pas, cependant, jusqu’à la mort, car les portes de l’enfer ne peuvent prévaloir contre Elle. Cette vérité évangélique est confirmée par cette vision de la Vierge puissante du 3e Secret, et cette promesse inconditionnelle : «À la fin mon Cœur Immaculé triomphera» .

Sœur Lucia ne doute aucunement de ce salut : « Peut-être y aura-t-il encore beaucoup de souffrances, davantage de nations éprouvées, mais le triomphe du Cœur Immaculé de Marie arrivera lorsqu’un nombre suffisant de personnes aura accompli le message. » C’est pourquoi elle nous conjure avec la vigueur et l’autorité d’un prophète : « N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du Saint-Père pour le monde entier ; n’attendons pas non plus qu’il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congrégations religieuses. Non. Notre-Seigneur a déjà utilisé bien souvent ces moyens et le monde n’en a pas fait cas. C’est pourquoi maintenant, il faut que chacun de nous commence sa propre réforme spirituelle. Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. »
« Priez et ne soyez pas curieux de ce qui va se passer. Tout doit être remis avec confiance entre les mains de la Mère de Dieu. Préparez-vous aux épreuves dans un avenir proche, même si cela nous coûtera la vie. En outre, il faut se remettre aussi entre les mains de Dieu. Les épreuves peuvent être abrégées par nos prières mais il est impossible de l’éviter, car c’est le seul moyen de purifier l’Église. Il ne peut en être autrement. Soyez forts. Nous devons faire confiance à Jésus et sa Mère. Priez souvent, priez souvent le Rosaire. Ainsi vous ne ferez pas peu, ainsi vous ferez tout. » Saint Jean-Paul II à l’apparition de Fatima

Pour que la connaissance de la « grandeur » de Marie ne soit pas seulement « sentimentale », il convient de connaître l’enseignement de l’Église, où dans la constitution dogmatique Lumen Gentium (67) il est écrit : « … la véritable piété ne consiste pas en des sentiments vides et instables ni en une sorte de vaine crédulité, mais naît d’une foi véritable qui nous conduit à reconnaître la grandeur de la Mère de Dieu et nous encourage à l’amour filial pour notre Mère… Marie brille ici-bas pour le peuple pèlerin de Dieu comme un signe d’espérance sûre et de consolation. »
La reconnaissance du Cœur Immaculé de Marie et son intercession maternelle pour nous se sont révélées dans toute leur valeur à Fatima et sont destinées à se répandre jusqu’aux extrémités du monde. 

AVERTISSEMENTS ET CONSEILS DE SAINTE JACINTHE À UN MONDE ENFERMÉ DANS LE PÉCHÉ

À peine âgée de dix ans, sainte Jacinthe Marto parlait avec une clarté perçante des châtiments à venir pour un monde pécheur. Alors qu’elle gisait mourante dans un hôpital de Lisbonne, séparée de sa famille et ravagée par la maladie, elle témoigna de vérités surnaturelles qui résonnent encore aujourd’hui comme des avertissements urgents.
Ces paroles n’étaient pas l’imagination d’un enfant, mais les cris d’une âme emplie de la lumière de Dieu, de repentir, de souffrance et d’une profonde union avec le Cœur Immaculé de Marie. Les paroles de sainte Jacinthe sont des diagnostics spirituels et des visions prophétiques pour un monde en ruine dans l’immoralité, la désobéissance et l’indifférence à Dieu.
Ce qui suit est une réflexion catholique générale sur ses dernières paroles, chacune étant une exclamation prophétique appelant l’Église et le monde à la repentance et à la sainteté.

  • « Je suis à deux doigts d’aller au ciel. Vous resterez ici-bas pour faire savoir que le Seigneur veut établir dans le monde la vénération du Cœur Immaculé de Marie. Quand vous aurez à en parler, ne vous cachez pas ! Dites à tous que Dieu accorde ses grâces par le Cœur Immaculé de Marie, afin qu’ils les lui demandent ; que le Cœur de Jésus veut que le Cœur Immaculé de Marie soit vénéré avec son Cœur ; implorer la paix du Cœur Immaculé de Marie, car le Seigneur la lui a confiée. »
    Peu avant sa mort confirma à Lucie la nécessité de la vénération du Cœur Immaculé de Marie.

  • « Marraine, priez beaucoup pour les pécheurs; priez beaucoup pour les prêtres; priez beaucoup pour les religieux; priez beaucoup pour les gouvernements. Les prêtres doivent s’occuper de leur ministère ecclésiastique. Les prêtres doivent être chastes. La désobéissance des prêtres et des religieux à leurs supérieurs offense beaucoup Dieu.»
    La crise du sacerdoce est fondamentalement une crise de pureté et d’obéissance. Le prêtre n’est ni un manager, ni un politicien, ni une célébrité. Il est un alter Christus – un autre Christ – entièrement dévoué à Dieu de cœur. La beauté de la vie consacrée réside dans l’abandon radical à Dieu et dans la pureté. Le religieux est un signe du ciel – un témoignage vivant que Dieu seul suffit.
    « Parlez à toute la communauté des Israélites et dites-leur : Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu.» (Lv 19:2)
    « Il est demandé aux intendants que chacun soit fidèle(1 Cor 4:2)
    Les fidèles doivent prier et se sacrifier pour les prêtres. Les séminaires doivent former des hommes de prière, d’humilité et de pureté. La désobéissance contre laquelle sainte Jacinthe a mis en garde continue de nuire à l’Église.

  • Je serais ravi de me rendre religieuse, mais je préfère aller au paradis. Pour être religieuse, il faut être très propre et chaste d’âme et de corps.
    La mère supérieure lui a demandé si elle savait ce que signifiait être chaste. Jacinta répondit : Être propre de corps signifie garder la chasteté; être purifié de l’âme signifie prendre soin de ne pas pécher: ne pas regarder des choses malhonnêtes; ne jamais voler ni mentir, mais toujours dire la vérité, même si cela nous coûte un sacrifice.
    La Supérieure lui a demandé qui lui avait appris toutes ces choses. Jacinta répondit : « Notre Dame me l’a appris.»
    Sainte Jacinthe présente une vision holistique de la pureté qui allie intégrité morale et spirituelle. Elle met en garde contre une conscience déformée. La pureté de l’âme exige la véracité et le rejet de tout péché, extérieur et intérieur.
    « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.» (Matthieu 5:8)
    De nos jours, la pureté exige une discipline radicale dans les domaines du divertissement, de la parole, d’Internet et des relations.
    Un examen de conscience quotidien et la pratique régulière du sacrement de réconciliation sont nécessaires.

  • « Les péchés qui envoient le plus d’âmes en enfer sont les péchés de la chair. »
    Sainte Jacinthe a souligné la racine de la damnation dans l’impureté. Un thème que Notre-Dame a également souligné à Fatima et que l’Église affirme dans son enseignement moral. Dans une culture obsédée par le plaisir sexuel, ces paroles condamnent la banalisation de l’impureté.
    « Car telle est la volonté de Dieu, votre sanctification : que vous vous absteniez de l’immoralité sexuelle ; que chacun de vous sache posséder son propre corps dans la sainteté et l’honneur, sans se livrer à la passion du désir, comme le font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; que personne ne dépasse les bornes et ne fasse tort à son frère en cette matière, car le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme nous vous l’avons dit et attesté.» (1 Thessaloniciens 4:3-6)
    La chasteté n’est pas une oppression, c’est une liberté orientée vers l’amour.
    « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ? Vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps !» (1 Corinthiens 6:19-20)
    Cet appel est urgent à une époque marquée par la pornographie, l’impudence et la confusion dans la compréhension du genre et de la sexualité.

  • « Des modes viendront qui offenseront grandement notre Seigneur. Ceux qui servent Dieu ne devraient pas suivre la mode. L’Église n’a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même.»
    Il ne s’agit pas seulement de vêtements, mais de pressions culturelles qui déforment la pudeur, la féminité et la dignité. La mode peut être un instrument de convoitise, de rébellion ou d’autosatisfaction.
    « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.» (Romains 12:2)
    Les catholiques doivent refléter extérieurement les vérités éternelles. La modestie n’est pas de la pudeur ; c’est de la grâce envers soi-même et envers les autres. Parents, écoles et paroisses doivent redécouvrir et défendre la modestie.

  • « N’aimez pas la richesse. Fuyez le luxe. Soyez très ami avec la sainte pauvreté et le silence. Ayez beaucoup de charité avec les méchants. Ne dites du mal de personne et évitez ceux qui disent du mal des autres. Soyez très patient, car la patience nous mène au paradis. La mortification et les sacrifices sont très agréables à Dieu notre Seigneur.»

  • « Les médecins n’ont pas la lumière nécessaire pour guérir les malades, car ils n’ont pas l’amour de Dieu.»
    Sainte Jacinthe ne critique pas la médecine, mais prévient que la science sans la foi devient une mécanique inerte. Une guérison qui ne prend pas en compte l’âme est vouée à l’échec.
    « Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera. Et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné(Jacques 5:15)
    Les soins de santé catholiques doivent être fondés sur la dignité, la conscience et le caractère sacré de la vie. Là où Dieu est exclu – avortement, euthanasie, stérilisation – la vocation est faussée.

  • « Beaucoup de mariages ne sont pas bons, ils ne plaisent pas à notre Seigneur et ne viennent pas de Dieu
    À l’ère du divorce, du concubinage et des unions homosexuelles, les paroles de sainte Jacinthe résonnent comme un coup de tonnerre. Le mariage est une alliance sainte, et non une alliance de convenance.
    « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !» (Marc 10:9)
    Les couples catholiques doivent cheminer sur le chemin de la sainteté, être ouverts à la vie, enracinés dans les sacrements et unis dans la prière et le pardon. La préparation au mariage doit être profonde et spirituelle.

  • « La confession est un sacrement de miséricorde. C’est pourquoi nous devons entrer au confessionnal avec confiance et joie.»
    Sainte Jacinthe célèbre un sacrement que beaucoup de catholiques négligent. La confession n’est pas une honte, c’est une rencontre avec la miséricorde de Dieu.
    « La véritable lumière, celle qui éclaire tout homme, est venue dans le monde.»  (Jean 1:9)
    « À qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.» (Jean 20:23)
    Allez vous confesser souvent, au moins une fois par mois. Apprenez aux enfants que la confession est un lieu de guérison par la grâce. Les prêtres doivent être des confesseurs miséricordieux, ne rejetant jamais un pénitent.

  • « Priez beaucoup pour les autorités ! Malheur à ceux qui persécutent la religion de notre Seigneur. »
    Sainte Jacinthe associe le bon gouvernement à la faveur de Dieu et la persécution au châtiment. Une politique sans vérité mène à la tyrannie.
     « Heureuse la nation dont le Dieu est le Seigneur ! Heureux le peuple qu’il s’est choisi pour héritage.» (Ps 33:12)
    « Jésus leur dit : “Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.” Et ils le louèrent.» (Mc 12:17)
    Les catholiques doivent participer à la vie publique, non pas comme partisans, mais comme témoins de la vérité et de la liberté. L’apathie envers les lois antichrétiennes est une complicité.

  • « Les guerres ne sont rien d’autre que des punitions pour les péchés du monde.»
    La guerre n’est pas seulement une tragédie politique, mais souvent le résultat d’un effondrement moral collectif. Tout comme l’incrédulité d’Israël a conduit à la ruine, le monde d’aujourd’hui s’expose au désastre.
    « Car la rébellion est comme le péché de sorcellerie, et l’obstination comme le péché d’idolâtrie. Parce que tu as méprisé la parole du Seigneur, il te rejettera ; tu ne seras pas roi !» (1 Samuel 15: 23)
    Les catholiques doivent faire pénitence et sacrifice – chapelet, jeûne, adoration – pour les péchés des nations. Le monde qui se moque de Dieu implorera sa justice pour lui-même.

  • « Il est nécessaire de se repentir. Si les gens changent, le Seigneur épargnera quand même le monde. Mais sinon, le châtiment viendra.»
    Voici le point culminant de l’avertissement de Jacinthe : Dieu est miséricordieux, mais aussi juste. Le monde est au bord du gouffre. La conversion n’est pas facultative, c’est le seul chemin vers la paix.
    « Non, je vous le dis, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous également.» (Luc 13:5)
    « Car il dit : “Au temps de grâce je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut ! » (2 Corinthiens 6:2)
    Retournez à la prière quotidienne, à la pénitence et aux sacrements. Offrez votre vie pour ceux qui n’aiment pas Dieu. Ainsi, l’Église se tient à la brèche pour le monde.

Les dernières paroles de sainte Jacinthe ne sont pas une relique du passé. Elles sont le reflet de notre génération, une génération séduite par le confort, aveugle au péché et oublieuse de l’éternité. Mais sa voix, comme celle des prophètes, perce le brouillard du mensonge par une vérité éclatante. Allons-nous écouter ? Ou allons-nous attendre le châtiment qu’elle a prédit ? Décidons maintenant. Répondons avec repentance, foi et courage. Le temps presse. Le Ciel veille. Le Cœur Immaculé implore.

Source :
https://www.sanctuairefatima.fr/%EF%BB%BFnotre-dame-du-rosaire-de-fatima/
https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/contre-reforme-catholique/message-de-fatima.html
https://www.fatima100.fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie

 

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