SPECTACLE ÉMOTIONNEL
« Savez-vous qui est le Christ sans croix ? C’est du sentimentalisme, agiter les mains au rythme des chansons. » Bienheureux Fulton J. Sheen
« Les saints, dans leurs sermons, ne faisaient pas rire ou divertir les gens mais les faisaient pleurer. » Saint Alphonse de Liguori
Saint Alphonse de Liguori condamne les prédicateurs qui privilégient les plaisanteries et divertissement au contenu, laissant les auditeurs distraits et spirituellement vides. Lorsque les sermons deviennent un simple divertissement, les auditeurs ne retiennent que les rires, et non l’Évangile. Une telle prédication ne parvient pas à inspirer la conversion ni à approfondir la foi, réduisant la vérité sacrée à un divertissement futile. La vraie prédication doit transpercer le cœur, et non pas seulement chatouiller les oreilles.
Malheureusement de plus en plus de prêtres semblent plus soucieux de séduire les fidèles que de prêcher le Christ crucifié en transformant la chaire en bar à comédie ou en scène de contes romantiques. Mais il y a une vérité difficile et inconfortable à laquelle nous devons maintenant faire face : peut-être que la raison pour laquelle de nombreux prêtres se comportent de cette façon est qu’une grande partie des laïcs catholiques le souhaite ainsi.
Soyons honnêtes. De nombreux catholiques se plaignent aujourd’hui que la liturgie soit trop solennelle, que la prédication soit trop théologique ou que l’homélie ose défier leur conscience. L’expression « l’homélie est endormante ») est utilisée à tort et à travers, peu importe si ce sermon « ennuyeux » était riche en doctrine et ancré dans l’Évangile. Au lieu de cela, nous voyons les gens s’illuminer lorsque le prêtre raconte des blagues, imite des voix ou saupoudre sa prédication de clichés réconfortants. Nous entendons des applaudissements pour le divertissement, non pour la vérité. C’est tragique ! Car si nous, fidèles laïcs, exigeons une prédication superficielle, ne nous étonnons pas de voir des prêtres superficiels. Si nous traitons la messe comme un spectacle de variétés, ne nous étonnons pas que nos bergers deviennent des artistes au lieu de prophètes. C’est une loi spirituelle que Dieu nous permette souvent d’être dirigés par le genre de dirigeants que nous méritons. Lorsque nous sommes tièdes et peu sérieux dans notre foi, Il pourrait très bien nous permettre d’être dirigés par des hommes qui reflètent notre propre médiocrité – des prêtres qui ne sanctifient pas, mais qui apaisent ; qui ne prêchent pas, mais qui flattent.
Cardinal Sarah : « Nos églises ne sont pas des salles de concert, l’église est la maison de Dieu. Nous n’allons pas à la messe pour nous concentrer sur le prêtre. Nous n’y allons pas pour nous amuser. Nous n’y allons pas pour danser. Nous n’y allons pas pour nous applaudir. Nous y allons pour adorer Dieu. De nos jours, il est tentant pour un prêtre, s’il n’y prend pas garde, de devenir un showman de l’Église. Il se place devant les fidèles, gesticule, cherche à capter leur attention et obtient des sourires de ceux qu’il connaît. Ce n’est pas convenable. J’ai vu des prêtres célébrer la messe en regardant les gens comme des présentateurs de télévision, en lisant un instant les Écritures, puis en regardant les fidèles, puis de nouveau les Écritures, puis les fidèles. J’ai été tenté de l’expulser de l’église ; il distrayait les gens. »
Certains catholiques considèrent la Sainte Messe comme leur unique source d’apprentissage de la foi, et même dans ce cas, ils refusent d’apprendre quoi que ce soit au-delà de ce qui leur est confortable. Mais à notre époque, où des milliers d’excellents livres, podcasts, catéchismes et documents ecclésiastiques sont à portée de clic, l’ignorance de la foi n’est plus excusable. Nul besoin d’être un érudit pour lire le Catéchisme. Nul besoin d’un diplôme de théologie pour lire les écrits de saint Augustin ou de saint Thomas d’Aquin. Ce qu’il faut, c’est la volonté d’aimer Dieu de tout son esprit, comme le Christ le commande.
Il est grand temps que les catholiques prennent la foi au sérieux. Nous devons cesser de mesurer notre dévotion au nombre de statues que nous possédons, à la richesse avec laquelle nous décorons l’autel de l’église avec des fleurs, ou au nombre de processions auxquelles nous participons. Rien de tout cela n’est mauvais, mais ce n’est pas le critère de la fidélité catholique. Si nous pouvons dépenser autant d’énergie à préparer les réunions paroissialles sans nous résoudre à lire ne serait-ce que quelques pages des Écritures, alors quelque chose ne va pas. Et prendre la foi au sérieux ne signifie pas devenir rigide ou dénué de joie ; c’est plutôt faire preuve de conviction. Cela signifie ne pas craindre d’exiger, avec charité et respect, que nos prédicateurs prêchent réellement la foi. Cela signifie être attentif à l’erreur et ne pas tolérer l’hérésie déguisée en « pertinence ». Cela signifie aimer la vérité plus que nous n’aimons être divertis.
Les laïcs ne sont pas impuissants. Nous faisons partie de l’Église. Mais cette dignité implique une responsabilité. Prions pour nos prêtres, afin qu’ils prêchent avec zèle, proclamant l’Évangile avec courage et vérité, non pas pour le simple divertissement, mais pour la conversion des âmes. Le renouveau de l’Église ne commencera pas seulement dans les séminaires ou les sacristies ; il commencera lorsque les fidèles, assis sur les bancs, retrouveront leur soif de Vérité. Non pas de plaisanteries ou d’applaudissements, mais du Dieu vivant.
La Sainte Messe n’est pas une affaire personnelle, ni liée à nos préférences ou à notre plaisir. Elle représente quelque chose de bien plus grand, de sacré, d’entièrement tourné vers Dieu.
Le cardinal Sarah a dit : « Nous ne venons pas à la Messe pour nous concentrer sur le prêtre. Nous ne venons pas à la Messe pour nous divertir. Nous ne venons pas à la Messe pour danser. Nous ne venons pas à la Messe pour applaudir.
Nous venons à la Messe pour adorer Dieu.
Connaissez-vous les quatre raisons de la Messe ? L’Adoration, la contrition, l’Action de grâce et la Supplication.
L’acronyme ACTS nous y aide. A : Adoration, C : Contrition, T : Action de grâce et S: Supplication. Voilà pourquoi nous venons à la Messe.
Si vous souhaitez vous divertir, applaudir, vous pouvez vous rendre à la salle paroissiale.
Mais lorsque nous venons à la messe, nous ne voulons pas nous célébrer nous-mêmes. Nous voulons célébrer le Christ dans ses mystères.
Cardinal Francis Arinze, Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements
Père Piotr Glas, exorciste:
Nous ne devrions pas avoir besoin d’un spectacle émotionnel pour croire. La messe n’est pas un divertissement. Ne dansez pas dans la liturgie, sauf si vous êtes dans les pays africains où la danse est sacrée.
De nombreux chrétiens catholiques recherchent des événements où ils peuvent vivre quelque chose. Ces événements sont surtout construits sur l’émotion pour que les gens puissent dire qu’ils ont vraiment vécu quelque chose de grand. Pour quelques-uns, il suffit d’être avec Jésus devant le tabernacle. Rares sont ceux qui peuvent rester éveillés avec Christ, même pendant une courte période, mais c’est ça la vraie foi. Mais le temps passé en silence avec le Rédempteur n’est-il pas la plus grande opportunité de vivre quelque chose ? C’est alors que le Seigneur nous révèle notre intérieur et nous avons la possibilité de corriger nos actions précédentes.
Miracles VS Tabernacle
La Vierge Marie nous amène à Jésus et non à Elle-même. Elle dit même à Medjugorje que lorsque nous devons choisir d’être près des voyants lors d’une des apparitions ou dans l’église devant l’autel sacrement, nous devons choisir d’être avec Jésus. Cette humble femme nous invite à fréquenter le tabernacle où que nous soyons ; et là, devant Lui, nous devons verser nos larmes. Dans la petite chapelle il y a le même Jésus qu’à Fatima, à Lourdes ou dans la chapelle du Saint-Père. Aucun miracle requis. Lorsque nous avons le Seigneur Jésus sur l’autel, nous n’avons pas besoin des reliques ou d’autres choses. Que pouvons-nous chercher de plus ? Parfois on accorde plus d’honneur aux reliques bénies par l’un des papes qu’au Seigneur Jésus. Pourtant, nous pouvons nous unir avec Dieu même à chaque fois que nous communions, mais pour cela, il faut y croire. Visuellement c’est peut-être moins attirant, moins spectaculaire que des reliques des saints qui peuvent guérir, saigner ou convertir mais n’oubliez pas d’où vient leur pouvoir…rien ne peut se comparer à Jésus le même dans la Sainte Communion.
Le problème n’est pas alors dans l’Eucharistie, le problème est dans notre croyance. Dieu a tout fait pour être le plus près de nous, Il devient accessible, ce qui Le rend aux yeux de beaucoup de monde « trop ordinaire ». Aujourd’hui les gens ont besoin de ressentir de forts émotions, tout ce qui est brillants, paranormal, différent nous intéresse et c’est comme ça que nous passons à côté de Celui qui a un vrai pouvoir de changer notre vie, Dieu le même, même s’Il est caché dans la petite Eucharistie.
J’ai vu une fois comment quelqu’un avait un chapelet qui bénissait saint Jean-Paul II. Cette personne m’a dit : « C’est incroyable ! Père, n’y touche même pas. » Bien sûr, j’ai aussi du respect pour ces choses, mais je suppose que nous manquons de vérité ici. J’ai aussi de belles reliques. Mais je dis toujours que les reliques ne sont rien comparées au fait de tenir Jésus entre mes mains aujourd’hui. C’est un miracle, sauf qu’on n’y croit plus.
Avons-nous besoin d’émotions pour croire ?
La Vierge Marie ne nous aime pas seulement émotionnellement, elle nous aime vraiment. Cela signifie que Son amour est pur et crée le bien . C’est facile de jouer sur les émotions. Les émotions sont très importantes aujourd’hui. Plus d’une fois, j’ai regardé les évangélistes américains où c’est le commerce qui prime. Et les gens écoutent. Je dis que c’est juste un jeu d’émotions : comment ils chantent, combien de personnes y travaillent. L’Évangile est-il vraiment là ?
Je me souviens, dit le père Glass, de la façon dont j’ai regardé l’un d’eux, ce qui s’y passait, comment les gens tombaient et comment on chantait. J’ai demandé : « Cette personne est-elle vraiment une servante de Dieu ? » Je ne veux juger personne, mais un jour, j’ai vu à la télévision que cette même personne avait une interprétation biblique. Soudain, on dit : « Les catholiques croient-ils que cette hostie est Jésus ? Quel genre de bêtise est-ce ! » Puis il a aussi parlé de la Vierge Marie. Dieu m’a donné la réponse quant à qui est réellement cette personne. Il ne joue que sur les émotions. C’est facile d’être simplement excité. Je dis aussi parfois quelque chose de très émotionnel, parce que nous sommes humains. Mais jouer avec les émotions humaines ne vient pas de Dieu.
Il faut être particulièrement prudent quant à l’imposition des mains par les laïcs, qui est une pratique courante dans les réunions où le Saint-Esprit est appelé, mais qui peut être très dangereuse et ouvrir la porte à Satan.
Il y a de nombreux moments pour applaudir pendant les activités de l’église, mais pas pendant la messe.
Dans l’Église, les occasions d’applaudir sont nombreuses : à la fin d’un catéchisme, pendant une pièce de théâtre religieuse ou pour reconnaître les efforts de ceux qui servent la communauté. Cependant, la Sainte Messe est un acte sacré où l’adoration de Dieu doit être au-dessus de toute expression humaine d’enthousiasme.
Saint Jean XXIII a clairement indiqué qu’il ne fallait pas applaudir à la messe, même pas pour saluer le Pape. Ses paroles étaient fortes : « Pas d’applaudissements dans la maison de Dieu. » La liturgie n’est pas un spectacle ou un événement social, mais le sacrifice du Christ rendu présent.
Si nous voulons exprimer notre gratitude ou notre joie, nous pouvons le faire en dehors du rituel. Au cours de la messe, la chose la plus appropriée est la prière, le silence respectueux et le chant liturgique. Donnons à Dieu le respect et l’adoration qu’il mérite, en nous rappelant que la messe est une rencontre avec le sacré et non avec le banal.
Padre Pio a expliqué quel était le problème avec le fait d’applaudir pendant la messe. « Au Calvaire, il y avait ceux qui applaudissaient à la mort du Christ : des soldats et des démons….»
« Le diable aime le bruit ; le Christ recherche le silence.» Saint Ambroise
« Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.» (Matthieu 6:6)
SI VOUS CHERCHEZ VRAIMENT DIEU, VOUS LE TROUVEREZ DANS LE SILENCE ET DANS LA PRIÈRE!
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