SEXUALITÉ DES COUPLES MARIÉS

Préliminaires, sexe oral, sodomie, recours à la contraception, aux drogues et aux sex-toys sont des péchés graves, mortels et moraux, même dans les couples mariés.
« Beaucoup d’âmes vont en enfer à cause du péché sexuel » Notre-Dame de Fatima.
Au cours de l’histoire de l’Église, les rapports sexuels ont été considérés comme ayant trois finalités :

  • La procréation
  • L’approfondissement de l’unité conjugale
  • L’évitement de la concupiscence (luxure pécheresse)

Ces finalités ont été clarifiées et défendues par les saints et les docteurs de l’Église au fil des siècles, en réponse à une culture de plus en plus tolérante à la perversion sexuelle.
La normalisation moderne de pratiques telles que les préliminaires comme acte distinct, le sexe oral, la sodomie, la contraception, les drogues et les sextoys au sein des couples mariés est non seulement contraire à la dignité de l’acte conjugal, mais revêt également un caractère profondément pécheur et démoniaque. Ces actes s’écartent du dessein divin du mariage, réduisant l’acte conjugal sacré à un simple outil de plaisir et de gratification égoïste.

L’enseignement de saint Alphonse Marie de Liguori
Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église et fondateur des Rédemptoristes, était convaincu d’unir les deux finalités fondamentales de l’acte conjugal : la procréation et l’expression de la fidélité conjugale. S’il reconnaissait que le plaisir dans l’acte conjugal n’était pas un péché en soi lorsqu’il était subordonné à ces finalités, il condamnait clairement tout usage de la faculté sexuelle qui pervertissait ou contrarie ses fins naturelles.
Selon Liguori, utiliser son conjoint uniquement à des fins de luxure ou se livrer à des actes sexuels contre nature (tels que les rapports sexuels oraux ou anaux) constitue un péché mortel. Il soutenait que tout acte sexuel qui nie soit la finalité procréatrice, soit la dignité de l’amour unitif devient contraire à la loi naturelle et à l’intention divine. Les drogues ou les jouets sexuels qui attisent artificiellement les passions ou stimulent le corps en dehors de la finalité divine constituent également des péchés contre la chasteté et la pudeur au sein du mariage.
Saint Alphonse avertit que si l’on va à l’hôpital, la plupart des maladies sont la cause et la conséquence d’un péché sexuel punitif.
Ainsi, la sexualité est un don sacré de Dieu et ce n’est pas un besoin ou une pulsion. Elle doit être exercée sous la grâce de Dieu, uniquement après le mariage religieux.

Saint Augustin sur la luxure et le mariage
Saint Augustin, l’un des grands Pères de l’Église, a abondamment écrit sur les relations conjugales. Il enseignait que tout acte sexuel au sein du mariage doit toujours être ouvert à la vie et servir le lien d’union entre les époux. Selon lui, lorsque les relations sexuelles sont utilisées uniquement pour le plaisir ou la satisfaction des pulsions, elles deviennent un péché véniel, voire mortel, selon l’intention et l’abus. Augustin écrit dans De Bono Coniugali (« Du bien du mariage ») que l’abstinence et le renoncement à soi sont des voies supérieures vers la sainteté, accordées par Dieu comme des dons à ceux qui sont prêts à renoncer à leurs attachements charnels. Il avertit que le diable tente les couples mariés de deux manières extrêmes : soit par le refus du devoir conjugal (ce qui conduit à la frustration et à la tentation), soit en encourageant les excès et la perversion au lit, réduisant le mariage à un terrain de jeu pour la luxure.

Le caractère pécheur des actes pervers
L’utilisation d’autres orifices que l’organe génital – comme le sexe oral ou anal – est non seulement contraire à la nature, mais aussi gravement pécheresse, même au sein du mariage. Ces actes sont condamnés comme sodomie ou vice contre nature et ne peuvent être justifiés par le consentement des époux.
De même, le péché de retrait (coït interrompu) et la masturbation, même commis par des personnes mariées, constituent de graves offenses à la loi naturelle et au sixième commandement. Elles impliquent la frustration délibérée du pouvoir procréateur et réduisent l’acte sexuel à un plaisir égoïste, déconnecté de ses objectifs unitifs et procréatifs.

Saints ayant choisi la chasteté dans le mariage
Tout au long de l’histoire de l’Église, de nombreux saints mariés ont choisi de vivre dans une continence parfaite – un accord de chasteté mutuelle après avoir accompli le devoir de procréation. Cette forme de célibat témoigne de la suprématie des biens spirituels sur les plaisirs corporels.
En voici quelques exemples notables :

  • Saint Henri II et sainte Cunégonde, un couple royal qui vécut dans un mariage joséphite.
  • Saint Louis IX de France et la reine Marguerite, qui, sans être totalement célibataires, pratiquèrent de longues périodes d’abstinence pour des raisons spirituelles.
  • Sainte Cécile et saint Valérien, qui firent vœu de virginité même au sein du mariage, guidés par l’assistance angélique et divine.

De plus, de nombreux saints contractèrent des mariages arrangés, mais vécurent ensuite chastement ou complètement séparés par souci de sainteté et de dévotion à Dieu. L’intimité conjugale est un don sacré, conçu par Dieu pour accomplir des objectifs précis : la procréation, l’approfondissement de l’unité conjugale et la protection contre la luxure. Détournée de son rôle d’instrument de plaisir, de perversion et de complaisance, elle devient une porte ouverte au péché mortel, même dans le contexte du mariage.
Les couples catholiques doivent revenir à une conception pure, respectueuse et pieuse de l’acte conjugal, rejetant les mensonges démoniaques de l’hédonisme moderne. Le plaisir n’est pas mauvais, mais lorsqu’il devient une fin au lieu d’être le serviteur de l’amour et de la vie, il devient mortel. Le véritable amour dans le mariage est sacrificiel, modeste, fécond et chaste.
Que tous les époux chrétiens prient pour obtenir la grâce de vivre leur vocation dans la sainteté et la sanctification mutuelle, guidés par la sagesse des saints et les vérités éternelles de l’Église.

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